http://www.senat.fr/rap/l06-078-38/l06-078-38_mono.html

Projet de loi de finances pour 2007 : Défense

Rapport général n° 78 (2006-2007) de MM. Yves FRÉVILLE et François
TRUCY, fait au nom de la commission des finances, déposé le 23
novembre 2006

<...>

Le projet de loi de finances pour 2007 prévoit la création de 1.012
emplois au titre de la loi n° 2003-73 du 27 janvier 2003 relative à
la programmation militaire pour les années 2003 à 2008 (LPM) et de la
loi d'orientation et de programmation de sécurité intérieure (LOPSI)
pour l'ensemble du périmètre du ministère de la défense. Au titre
de la mission « Défense », 47 emplois seront créés au profit du
service de santé des armées et 15 emplois au profit de la direction
générale de la sécurité extérieure (DGSE).

<...>

C. DÉVELOPPER LA RECHERCHE ET LA TECHNOLOGIE DE DÉFENSE

La maîtrise des capacités technologiques est un enjeu économique et
stratégique qui ne peut être sacrifié aux difficultés budgétaires
à court terme.

Il apparaît que si l'Union européenne serait sans doute le bon
échelon de définition d'une politique de recherche optimale, des
obstacles encore nombreux s'y opposent :

- les réticences de nombreux Etats membres, qui rendent illusoire une
mutualisation significative des charges ;

- la faiblesse des moyens mis en oeuvre. Sur la période 2004-2006, le
budget communautaire consacré à l'agrégat R&T s'est élevé à 65
millions d'euros seulement ;

- les difficultés à coordonner l'action de l'OCCAR et de l'Agence
européenne de défense (AED) notamment.

Dans ce contexte, la France doit valoriser ses atouts et soutenir son
effort financier dans ce domaine.

Définition et évolution de l'agrégat recherche et technologie

En France, dans le domaine de la défense, on admet fréquemment
d'identifier l'agrégat recherche et technologie (R&T) aux études
amont, soit les études non dédiées à un programme d'armement
spécifique, réalisées en amont des programmes, excluant la recherche
fondamentale, les développements et les essais associés, ainsi que
les phases ultérieures (industrialisation, production).

La recherche amont comprend ainsi les étapes qui vont de la
découverte d'une technologie à sa validation :

- la partie recherche inclut les études technico-opérationnelles, de
prospective ou de concept ;

- la partie technologie inclut les démonstrateurs qui permettent de
lever les doutes et de valider les technologies étudiées.

Selon cette convention de langage, l'agrégat R&T comprend donc :

- le budget des études amont ;

- le budget des études à caractère opérationnel ou
technico-opérationnel (EOTO) et des études à caractère
politico-militaire, économique et social (EPMES) ;

- les subventions versées aux organismes de recherche sous tutelle du
ministre de la défense (office national d'études et des recherches
aéronautiques - ONERA - et institut franco-allemand de recherches de
Saint-Louis - ISL) ;

- le financement des travaux de recherche fondamentale et relatifs aux
nouveaux moyens d'expérimentation et de simulation du commissariat à
l'énergie atomique (CEA) ;

- la participation du ministère de la défense au budget civil de
recherche et développement (BCRD) ;

- soit 1.384,3 millions d'euros en 2005.

Le tableau suivant présente l'évolution de l'agrégat entre 1998 et
2005.



L'exécution de la loi de programmation militaire (LPM) 1997-2002
s'était traduite par un retard important en matière de recherche
militaire. Si un montant annuel moyen de 702 millions d'euros était un
effet prévu pour la R&T, les crédits de paiement votés en loi de
finances initiale se sont élevés en moyenne à 600 millions d'euros
et les crédits de paiement consommés ont atteint seulement 526
millions d'euros par an.

Les objectifs de la LPM 2003-2008 en R&T sont plus réduits que lors de
la précédente programmation, avec une moyenne annuelle de 647
millions d'euros. La relative modestie des ambitions de l'actuelle loi
de programmation militaire s'explique largement par son caractère
marqué de « loi de fabrication ». L'exécution pour les deux
premiers exercices est en deçà de cet objectif, avec une moyenne de
518 millions d'euros votés par an. Toutefois, la consommation des
crédits s'est significativement améliorée, au point que la loi de
finances rectificative pour 2003 a ouvert 90 millions d'euros de
crédits de paiement pour l'ajustement au besoin, opération
renouvelée en 2004 avec 95 millions d'euros de crédits de paiement
votés en collectif de fin d'année soit, finalement, 613 millions
d'euros consommés.

En 2006, les crédits inscrits en loi de finances initiale ont atteint
601 millions d'euros, et 638 millions d'euros sont prévus en 2007,
puis 700 millions d'euros en 2008.

Dans cette perspective, la DGA a intensifié sa politique de
démonstrateurs technologiques, avec pour objectif à terme d'en lancer
au moins vingt par an. Le démonstrateur technologique est un objet
dont la réalisation implique la maîtrise des technologies ou des
interactions entre technologies critiques pour l'obtention de certaines
performances techniques d'un éventuel système futur. Il permet de
valider l'obtention de ces performances par des essais dans un
environnement physique représentatif des conditions d'emploi
envisagées. Le démonstrateur technologique joue donc un rôle de
précurseur de programmes et permet de lever tout ou partie des
risques.

Enfin, les démonstrateurs offrent deux avantages considérables :

- ils permettent de mobiliser les industriels et les acteurs publics
autour d'un projet fédérateur, tout en offrant des perspectives
significatives de coopération à l'échelle européenne ;

- en l'absence de programme d'armement, ils offrent une possibilité
d'entretien des compétences à moindre frais dans des secteurs
stratégiques.

Si l'on se place du point de vue des quarante capacités technologiques
nécessaires retenues par le modèle des capacités technologiques,
associé au plan prospectif à trente ans, l'analyse menée par la DGA
a permis d'identifier des retards principalement dans les domaines
suivants :

- l'observation et les télécommunications spatiales ;

- le guidage et la navigation de précision, en particulier assistés
par satellite ;

- la défense antimissile balistique à longue portée (interception
exo-atmosphérique) ;

- les aéronefs de combat ;

- l'architecture et la sécurité des systèmes d'information.

Une étude plus fine a ensuite été effectuée à partir de 500 à 600
lignes technologiques sous-tendant les quarante capacités
technologiques précitées.

Dans 24 % des cas, la France occupe une position égale ou supérieure
aux Etats-Unis et dans 35 % des cas son retard n'excède pas deux à
trois ans, soit un niveau limité. Il reste que, dans 41 % des cas, le
retard dépasse cinq ans et un éventuel rattrapage devient
problématique. Les domaines concernés sont notamment les composants
hyperfréquences de puissance, les micro-systèmes
électro-mécaniques, les technologies radars à dominante numérique,
les sources laser embarquées de moyenne et haute énergie, certains
aspects des biotechnologies et la lutte informatique défensive. Il
doit être parfaitement clair que la France (voire l'Europe) ne peut
être présente sur tous les créneaux, ce qui conduirait à un
saupoudrage totalement inefficace des crédits.

La France doit donc valoriser ses atouts :

- en rénovant ses outils de prospective, notamment le PP30, qui doit
s'écarter des programmes d'armement en cours et de la tentation de se
focaliser sur la réalisation de produits pour mieux anticiper les
enjeux de la R&T fondamentale. Il faut que les ruptures technologiques
soient mieux appréhendées. Le PP30 doit être plus prospectif qu'il
ne l'est actuellement ;

- en soutenant le tissu d'établissements publics créés pour les
besoins militaires (ONERA, DAM du CEA, etc.) dans leur politique de
réforme qui les conduit à mieux s'associer avec le monde industriel,
pour des raisons budgétaires (60 % des ressources de l'ONERA viennent
de contrats de recherche et 40 % de subventions) et pour favoriser les
synergies entre recherche privée et recherche publique, notamment dans
les secteurs des télécommunications, ou du secteur spatial ou la
dualité de la R&T est avérée ;

- en accélérant la réforme de la DGA, qui a perdu, depuis 1997, une
bonne part de sa capacité d'impulsion et d'expertise en R&T. La mise
en place de la mission pour la recherche et l'innovation scientifique
au sein de la DGA doit être soutenue, ainsi que l'élaboration du
document de « politique et d'objectifs scientifiques », essentiel à
la définition stratégique de R&T en France. La DGA ne peut être un
simple gestionnaire des contrats militaires en cours, elle doit
renforcer son rôle d'expertise scientifique et technologique car
l'Etat a besoin, face à des groupes industriels internationaux, d'une
réelle capacité d'évaluation des propositions, marchés et produits
dans ce secteur ;

- en favorisant l'innovation technologique, ce qui implique trois
choses :


· ne pas réduire le niveau de financement public de la R&T. Les
grandes entreprises qui se sont vu confier 63 % des études amont en
2003 ont un rôle majeur en matière de recherche, elles sont
paradoxalement dans une position relativement fragile et les
estimations économiques dans ce secteur démontrent que la manne
publique leur est indispensable ;


· favoriser l'accès direct des PME-PMI à la R&T. Les procédures des
propositions non sollicitées et des appels à projet mises en place
par la DGA ont montré leur limite. Alors qu'aux Etats-Unis les PME-PMI
représentent 40 % des contrats de recherche de défense et sécurité,
elles n'en sont qu'à 5 à 10 % en France (selon que l'on intègre ou
non les filiales des grands groupes d'armement). La procédure de «
recherche exploratoire et d'innovation mise en place par la DGA pour
faciliter l'accès des PME aux recherches de défense, va dans le sens
d'une plus grande souplesse. Toutefois, il est essentiel, dans ce
domaine, que l'Etat tienne ses engagements en temps et en heure, les
PME-PMI n'ayant pas la surface financière suffisante pour attendre le
terme de longues procédures. La perspective d'encadrement des délais
de réponse et de contractualisation de la DGA (3 et 6 mois) semble
aller dans le bon sens ;

- développer la complémentarité des acteurs de R&T. Il faut inciter
les industriels de l'armement à s'associer aux PME-PMI innovantes afin
de faciliter l'accès indirect de ces dernières aux marchés de
défense. Il faut également renforcer les partenariats entre la DGA et
les établissements publics de R&T qui disposent d'une expertise et
d'un partenariat qu'elle n'a pas. Ce type de partenariat doit être
encouragé à l'image de celui passé entre la DGA et l'ONERA pour la
gestion de concours de drone miniature.

<...>

E. LES PRINCIPALES COMMANDES ET LIVRAISONS PRÉVUES EN 2007

Les deux encadrés suivants présentent les principales livraisons et
commandes attendues en 2007.

Les principales commandes en 2007
(par systèmes de forces)

Dissuasion

- 2ème lot de missiles ASMPA

Commandement et maîtrise de l'information

- 2.000 postes radio de 4e génération

- 51 systèmes d'information régimentaire (SIR)

- 800 systèmes globaux d'information et de commandement des PC de
grande unité

- 35 systèmes de drones de reconnaissance au contact (DRAC)

<...>

Les principales livraisons en 2007
(par systèmes de forces - hors gendarmerie)

Commandement et maîtrise de l'information

- SICA (système d'information et de commandement des armées)

- 7 stations d'appui électronique de contact (SAEC)

- 1.800 postes radio de 4ème génération

- 150 systèmes d'information régimentaires de l'armée de terre (SIR)

- 25 drones de reconnaissance au contact (DRAC)

- 14 systèmes d'information et de commandement de la marine (SIC21)

- systèmes SPATIONAV

- 1 système intérimaire de drone MALE (SIDM)

<...>

III. LE PROGRAMME 144 « ENVIRONNEMENT ET PROSPECTIVE DE LA POLITIQUE
DE DÉFENSE »
A. L'AUGMENTATION DE 1,43 % DES CRÉDITS DE PAIEMENT

Les crédits de paiement du programme 144 « Environnement et
prospective de la politique de défense » s'élèvent à 1,66 milliard
d'euros en 2006, soit une augmentation modeste de 1,43 %. Les
autorisations d'engagement diminuent de 5,2 %, pour atteindre 1,7
milliard d'euros.

Une fois de plus, les changements de périmètre intervenus entre 2006
et 2007 rendent difficile l'analyse de l'évolution des crédits du
présent programme. Ainsi l'augmentation de 29,57 % des crédits de
l'action 5 correspond-elle à un transfert de crédits auparavant
inscrits au programme 146 « Equipement des forces » de la présente
mission.

Les diminutions de crédits correspondent largement à des arbitrages
raisonnables entre différentes modalités d'action plutôt qu'à un
désengagement du ministère dans les domaines concernés. Les
augmentations de crédits sont conformes aux priorités définies pour
ce programme, notamment le développement des études-amont.

Le graphique suivant présente le détail par actions de l'évolution
des crédits de paiement entre 2006 et 2007.



La diminution des crédits de l'action 1, de 18,12 %, s'explique par
une volonté de sélectionner plus efficacement les études
politico-militaires, économiques et sociales (EPMES) réalisées. De
même, la réduction de 15,96 % des crédits de l'action 6 résulte
d'un arbitrage en défaveur des postes permanents à l'étranger
inscrits sur la présente action, au profit de l'accroissement en 2007
du nombre de postes dans les structures internationales telles que
l'ONU ou l'OTAN, financés par des crédits du programme 178 «
Préparation et emploi des forces ». Les crédits de l'action 3 sont
quasiment stables, soit une légère diminution de 0,05 %, qui recouvre
deux réalités différentes : la diminution de 0,8 % des moyens de la
direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et la hausse
de 3,7 % des crédits de la direction de la protection et de la
sécurité de la défense (DPSD), correspondant à un rattrapage des
dépenses en personnel, mal évaluées lors de la réforme budgétaire.

La progression de 3,5 % des moyens de l'action 2 semble correspondre
aux besoins de développement en matière de prospective des systèmes
de forces. Rappelons que l'un des objectifs de cette action est de
rationaliser les efforts en matière d'équipement, ce qui constitue un
enjeu financier et stratégique essentiel. La diminution des
autorisations d'engagement de cette action devrait être compensée par
le report d'autorisations non consommées en 2006. L'augmentation de
4,5 % de l'action 4 montre l'effort consenti en faveur des
études-amont. Les crédits qui leur sont dédiés sont passés de 447
millions d'euros en 2004 à 638 millions d'euros en 2007, soit une
progression de 42,7 %, et devraient atteindre en 2008 l'objectif de 800
millions d'euros fixé par la LPM.

Le tableau suivant présente l'évolution des crédits par titre et
catégorie du présent programme.

<tableau>

B. LA RESPONSABILITÉ DE GESTION DU PRÉSENT PROGRAMME EST PLUS
COMPLEXE QU'IL N'Y PARAÎT

La question du pilotage effectif du présent programme se pose.

En effet, le Délégué aux affaires stratégiques est le responsable
officiel du programme 144, mais pour exercer ses responsabilités, il
s'appuie sur un comité de pilotage et d'orientation politique
regroupant l'état-major des armées et les directions présentes au
sein du présent programme : la DGSE, la DPSD et la DGA.

De facto, le responsable du programme n'a, à ce jour, qu'un très
faible pouvoir d'action ou d'arbitrage sur les crédits du programme
144 :

- l'action 1, relative à l'analyse stratégique, est très largement
dépendante des choix politiques du ministre de la défense et associe
l'état-major et la DGA ;

- l'action 3, relative au renseignement, est du domaine exclusif de la
DGSE et de la DPSD, qui gèrent directement leurs crédits au sein de
BOP spécifiques ;

- l'action 4, relative aux études-amont, est animé et gérée par la
DGA ;

- l'action 5, relative aux exportations d'armes, est également
pilotée par la DGA ;

- l'action 6, relative à la diplomatie de défense, est naturellement
soumise aux décisions du ministre de la défense.

Vos rapporteurs spéciaux remarquent que le choix d'un co-pilotage du
programme 146 « Equipement des forces », assuré par le Chef
d'état-major et le Délégué général pour l'armement, qui a fait
couler beaucoup d'encre lors de sa mise en place, est finalement
opérant, les responsabilités de chacun étant assez clairement
définies. En revanche, le pilotage du programme 144 est, pour des
raisons techniques et politiques, beaucoup plus délicat ; on parlerait
plutôt de pilotage de chacune des actions que du programme même, à
la réserve près que l'intervention du ministre de la défense, vue la
sensibilité des sujets concernés, garantit la cohérence de
l'ensemble.

<...>

B. VERS LA MUTUALISATION DES SYSTÈMES D'INFORMATION
1. Des systèmes d'information multiples

Les systèmes d'information du ministère de la défense sont répartis
en trois domaines :

- les systèmes d'information opérationnels et de commandement (SIOC)
pour la préparation et l'emploi des forces et la conduite des
opérations. Ils sont placés sous la responsabilité du CEMA ;

- l'informatique scientifique et technique (IST) correspondant à
l'informatique embarquée et aux moyens de simulation technique et
d'essais. Le DGA est responsable de la gestion de l'IST ;

- les systèmes d'information, d'administration et de gestion (SIAG).
Placés sous l'autorité du SGA, les SIAG s'appliquent aux grands
domaines de soutien du ministère de la défense (ressources humaines,
finances, immobilier, service nationale, archives mémoire et culture,
juridique, achats publics et maîtrise d'ouvrage, pilotage de
l'organisation, santé, information et communication). Les SIAG
concernent non seulement les logiciels mais aussi les matériels tels
que les ordinateurs de bureau et les serveurs.
2. ... qui doivent être mutualisés

Ses structures informatiques, autrefois indépendantes, devraient être
rationalisées et mutualisées, grâce aux deux organismes suivants :

- la direction générale des systèmes d'information et de
communication (DGSIC), créée par décret du 2 mai 2006, et
directement rattachée au ministre de la défense. Elle doit orienter
et rationaliser la politique des systèmes d'information et de
communication de l'ensemble du ministère ;

- la direction interarmées des réseaux d'infrastructures et des
systèmes d'information (DIRISI), rattachée à l'EMA. Elle est
l'opérateur ministériel des réseaux de communication, l'exploitant
des systèmes d'information ministériels, et elle assure un soutien
local aux utilisateurs.

La DGSIC doit définir des orientations que la DIRISI appliquera en
tant qu'opérateur.

Vos rapporteurs spéciaux sont sensibles à l'effort de mutualisation
des systèmes d'information, d'administration et de gestion du
ministère ainsi entrepris. Ils notent toutefois que les crédits
inscrits à l'action 5 « SIAG » du programme 212 « Soutien de la
politique de la défense » s'élèvent, en 2007, à 125,5 millions
d'euros en crédits de paiement, et que les crédits de la DIRISI sont
regroupés au sein de la sous-action 01-14 « Systèmes d'information
et de communication » du programme 178 « Préparation et emploi des
forces ». En 2007, les crédits de cette sous-action s'élèvent à
252,8 millions d'euros.

La rationalisation des systèmes d'information, d'administration et de
gestion ne risque-t-elle pas d'être rendue plus complexe par la
séparation des crédits entre deux programmes ? Vos rapporteurs
spéciaux suivront avec attention cette question, certes technique,
mais dont les enjeux sont également stratégiques pour l'avenir des
forces militaires.


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