http://fr.rian.ru/world/20061214/56903289.html
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Les Etats-Unis défendront leurs infrastructures spatiales (sous-secrétaire
d'Etat)
09:57 | 14/ 12/ 2006
WASHINGTON, 14 décembre - RIA Novosti. Les Etats-Unis se réservent le
droit de protéger leurs infrastructures situées dans l'espace et de
s'opposer à toute tentative de recours à la force pour les empêcher
d'utiliser l'espace, a déclaré Robert Joseph, sous-secrétaire d'Etat au
contrôle des armes et à la sécurité.
"Nous le déclarons clairement, la protection des infrastructures spatiales
est un intérêt vital des Etats-Unis", a annoncé Robert Joseph qui a
présenté mercredi au Club national de la presse à Washington un rapport
sur les priorités de la politique spatiale des Etats-Unis.
Le haut fonctionnaire américain a ajouté que les Etats-Unis "s'opposeront
aux autres (pays) qui utiliseront leur potentiel militaire pour nous
empêcher d'accéder ou d'utiliser l'espace".
"Les Etats-Unis considèrent toute intervention dans nos systèmes spatiaux,
comme d'ailleurs toute intervention contre nos bâtiments de guerre et
navires de commerce dans les eaux internationales, comme une violation de
nos droits", a dit le diplomate.
"Si ces droits ne sont pas respectés, les Etats-Unis disposent de
plusieurs possibilités - depuis les moyens diplomatiques et jusques et y
compris la force armée - pour protéger leurs infrastructures spatiales
ainsi que leurs autres sites sensibles", a souligné Robert Joseph en
prétendant qu'actuellement "plusieurs pays explorent et acquièrent des
compétences pour attaquer et frapper les systèmes spatiaux des Etats-Unis.
http://www.cyberpresse.ca/article/20061214/CPSCIENCES/612140328/1030/CPMONDE
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Le jeudi 14 décembre 2006
Les États-Unis craignent des attaques contre leurs programmes spatiaux
Associated Press
Washington
Le gouvernement américain a fait état mercredi de menaces potentielles,
terroristes ou autres, pesant sur les satellites commerciaux et militaires
des États-Unis et d'autres pays déployés dans l'espace.
Le secrétaire d'État adjoint Robert Joseph a également rappelé la
politique des États-Unis, qui se réservent le droit d'user de la force
contre toute nation ennemie ou organisation terroriste susceptible de
s'attaquer au satellites américains ou aux installations au sol impliquées
dans les programmes spatiaux de Washington.
«Nous nous réservons le droit de nous défendre contre des attaques
hostiles et des interférences dans nos atouts spatiaux», a déclaré M.
Joseph dans un discours à l'Institut George C. Marshall.
«Plusieurs pays sont en train d'explorer et d'acquérir les capacités de
contrer, d'attaquer et de défaire les systèmes spatiaux américains»,
a-t-il affirmé, ajoutant que les terroristes pourraient considérer le
programme spatial comme une cible hautement lucrative.
Il n'a pas pour autant identifié les pays ou les groupes terroristes qui
seraient susceptibles d'envisager de telles actions. Selon un des
conseillers de Joseph, qui se prononçait sous couvert d'anonymat, ces
informations sont classées secrètes.
http://usinfo.state.gov/xarchives/display.html?p=washfile-french&y=2006&m=December&x=20061218170155adynned7.412356e-02
+ http://www.spyworld-actu.com/spip.php?article3271
18 décembre 2006
La politique spatiale des États-Unis
Elle vise à protéger et à accroître les utilisations pacifiques de
l'espace.
Par David Anthony Denny
Rédacteur de l'USINFO
Alan Shepard, le premier Américain à aller dans l'espace, pose avec le
drapeau américain sur la surface lunaire en 1971. (photo NASA)
Washington - À l'occasion d'une conférence donnée le 13 décembre à
l'Institut George C. Marshall, le sous-secrétaire d'État chargé des
questions liées au contrôle des armements et à la sécurité internationale,
M. Robert Joseph, a affirmé que les États-Unis restaient attachés à la
protection et à l'augmentation des utilisations pacifiques de l'espace.
Le premier principe sous-tendant la politique spatiale des États-Unis,
a-t-il indiqué, est l'attachement que porte ce pays à l'exploration et à
l'utilisation des confins de l'espace « par tous les pays, dans des buts
pacifiques, et pour le bénéfice de l'humanité tout entière ».
Les États-Unis, a dit M. Joseph, « montrent la voie lorsqu'il s'agit
d'accroître les utilisations de l'espace dans des buts pacifiques et
continueront de le faire ».
« Les progrès que nous avons faits dans l'espace dans le domaine des
communications, de la médecine, des transports, et dans nombre d'autres
domaines, ont profité non seulement aux Américains, mais à l'humanité tout
entière, y compris aux habitants de pays qui ne se sont pas encore
aventurés dans l'espace », a-t-il fait remarquer.
Citant plusieurs avancées médicales, il a précisé que la scanographie et
l'imagerie par résonance magnétique découlaient d'une technologie mise au
point pour améliorer les photos prises de la Lune durant la mission
Apollo, que le fonctionnement des dialyseurs reposait sur un procédé
chimique mis au point par la NASA, que la technologie des pompes à
insuline avait été mise au point pour le Viking, le vaisseau spatial
destiné à Mars, et que les systèmes électriques satellitaires de la NASA
avaient été utilisés lors de la fabrication du premier stimulateur
cardiaque programmable.
« L'objectif de notre politique est de garantir que ces progrès se
poursuivent et que le monde entier jouisse des avantages qui sont associés
à un accès gratuit à l'espace et à sa sécurité », a expliqué M. Joseph,
ajoutant que la politique spatiale des États-Unis n'avait guère changé
depuis leur première exploration de l'espace : ce pays n'a jamais cherché
à monopoliser l'espace ou à en refuser l'accès à d'autres pays pour une
utilisation pacifique.
L'actualisation de cette politique, dont les éléments ont été annoncés en
octobre, porte, a-t-il expliqué, « sur l'augmentation de mesures visant à
garantir la sécurité à long terme de nos avoirs spatiaux eu égard aux
nouvelles menaces et à notre utilisation accrue de l'espace ». Il s'agit,
en effet, de garantir l'accès aux techniques spatiales d'imagerie, de
communication, de positionnement, de navigation, de synchronisation, qui
sont indispensables pour réaliser le plein éventail des activités
diplomatiques, informationnelles, militaires et économiques des États-Unis.
Pour garantir la continuité d'un accès libre à l'espace, a précisé M.
Joseph, il faut que les États-Unis aient « un éventail complet d'options
pour dissuader les menaces à notre infrastructure spatiale et se défendre
contre ces menaces », et cette dissuasion est liée à la mise au point
d'une nouvelle politique spatiale nationale - la première en dix ans - car
« elle énonce clairement quels sont les intérêts vitaux ».
Les États-Unis ont dit sans ambiguïté que la protection des avoirs
spatiaux était d'un intérêt capital, a souligné M. Joseph, rappelant qu'il
ne faudrait pas qu'un gouvernement ou une entité non étatique quels qu'ils
soient s'imaginent que les États-Unis accepteraient qu'on leur refuse le
droit à une utilisation pacifique de l'espace.
Ils se réservent également le droit de défendre leur sécurité ainsi que
celle de leurs avoirs spatiaux, a-t-il fait valoir, précisant que lorsque
que les États-Unis s'emploient à protéger leurs intérêts nationaux, les
activités qui relèvent de la défense et du recueil d'informations ne sont
pas contraires à des objectifs pacifiques en ce qui concerne l'espace.
Le droit qu'ont les États-Unis de se défendre, a déclaré M. Joseph, ne
signifie pas qu'ils veulent s'approprier l'espace. À l'opposé, la
politique spatiale des États-Unis met énormement l'accent sur la
coopération internationale et encourage d'autres pays à s'associer à la
vision du président Bush qui est de retourner sur la Lune et d'envoyer des
hommes sur Mars.
Les États-Unis, a dit M. Joseph, restent attachés à l'entreprise de vastes
initiatives internationales, telles que la station spatiale
internationale, et n'ont jamais épousé de telles initiatives avec autant
de vigueur.
Par le truchement de la diplomatie, ils continueront à uvrer afin de
garantir que tous les pays bénéficient de l'utilisation pacifique de
l'espace, a conclu M. Joseph, ajoutant que la nouvelle politique n'avait
pas pour vocation d'être une stratégie hostile ou unilatérale, mais
qu'elle reflétait plutôt « des appréciations rationnelles et une voie
positive conduisant à un avenir plus sûr et plus prospère ».
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des
programmes d'information internationale du département d'Etat. Site
Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)
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