http://www.intelligence-economique.gouv.fr/article.php3?id_article=%20137

Physionomie nationale du risque financier
5 d�cembre 2006

La Direction Centrale des Renseignements G�n�raux, du minist�re de l�Int�rieur vient de r�aliser un rapport intitul� : "Intelligence �conomique d�fensive : la physionomie nationale du risque financier".

Ce rapport cartographie les risques en huit familles distinctes et permet d�identifier les secteurs les plus vis�s. Il permet d�avoir une vision objective de la r�alit� des risques et de leurs origines sur le territoire national. Il sera sans nul doute tr�s utile � tous ceux qui s�int�ressent � ces probl�mes cl�s pour le monde de l�entreprise.

Consultez le rapport ici
http://www.intelligence-economique.gouv.fr/IMG/pdf/Physionomie_nationale_du_risque_financier.pdf

         Mardi 21 novembre 2006
DCRG 1/3


        INTELLIGENCE �CONOMIQUE D�FENSIVE : PHYSIONOMIE
                          NATIONALE DU RISQUE FINANCIER
Depuis le 1er janvier 2006, les renseignements g�n�raux ont recens� 1.578 cas de vuln�rabilit�s ou d'agressions �conomiques hostiles, concernant 888 entreprises (sur plus de 2.000
sensibilis�es).
La surface statistique ainsi offerte � l'analyse permet aujourd'hui d'isoler et d'examiner, par natures de risques, les contours de la physionomie nationale de l'ins�curit�
�conomique.
Celle-ci a �t� cartographi�e autour de huit familles de risques distincts :
                   - atteintes aux savoir-faire,
                   - atteintes physiques sur sites,
                   - atteintes � la r�putation,
                   - risques li�s aux intrusions consenties,
                   - risques de nature informatique,
                   - risques li�s � l'humain,
                   - fragilisations orchestr�es,
                   - risques financiers et/ou capitalistiques.
Les risques financiers, sur la base d'un rapport pr�sent� par M. Roger Mongereau, ont r�cemment fait l'objet d'un avis du Conseil �conomique et social, intitul� � Intelligence �conomique, risques financiers et strat�gies des entreprises �. L'actualit� ainsi conf�r�e � ce type d'ins�curit� �conomique est largement confort�e par la place qu'occupe ce type de fragilit�s ou atteintes dans les constats dress�s, sous
un angle d�fensif, par les renseignements g�n�raux.
Tr�s pr�pond�rante parmi l'ensemble des risques (I), cette famille d'atteintes �conomiques se caract�rise par un taux de commission important (II) et une grande diversit� op�ratoire (III). Reposant sur des logiques moins territoriales (IV) ou cat�gorielles (V) que sectorielles (VI), l'agression financi�re des entreprises est aujourd'hui le fait d'op�rateurs hostiles
bien identifi�s (VII).

I �- FORTE PR�POND�RENCE STATISTIQUE DU RISQUE FINANCIER
Avec 557 cas sur 1578 signal�s, les risques de nature financi�re repr�sentent �
eux seuls 35,2% des cas d'ins�curit� �conomique.
Ils pr�sentent une fr�quence d'apparition plus de deux fois sup�rieure � celle de
la cat�gorie de risques suivante.

[tableau]

II � LES NIVEAUX DE COMMISSION DES ATTEINTES FINANCI�RES
L'agressivit� des actions �conomiques offensives se mesure par les niveaux de
commission des faits constat�s.
Sous cet angle de vue, on constate que les signalements d'ins�curit� financi�re traitent, dans plus de la moiti� des cas (52.7%), de comportements offensifs commis et av�r�s, et
non sur de simples vuln�rabilit�s passives et/ou structurelles.

Ce taux de � passage � l'acte � est cependant
nettement moins �lev� que les 61.2% relev�s
pour l'ensemble des huit familles de risques.
Bien que plus fr�quente que les autres types
d'atteintes (Cf. I), l'agression financi�re est
donc moins fr�quemment men�e � son terme
que les autres, probablement du fait qu'elle est
souvent plus difficile � r�aliser.

[tableau]

III � GRANDE DIVERSIT� DES RISQUES FINANCIERS et/ou CAPITALISTIQUES
Ainsi quantifi�, le risque financier et/ou capitalistique doit �tre examin� dans sa
pluralit�, tant les modes d'agressions sont diversifi�s.
En t�moigne la r�partition fr�quentielle des 13 sous-risques financiers, parmi lesquels on rel�ve que les � fragilit�s de caisses � (manque de tr�sorerie ou pertes financi�res) n'apparaissent que dans 20.8% des cas. A contre-pied de l'id�e trop fr�quemment admise, il appara�t donc que les actions de � d�pe�ages � d'entreprises en situation de faiblesse sont loin de
constituer l'essentiel de l'ins�curit� �conomique financi�re.

[tableau]

IV - ABSENCE DE STRAT�GIE TERRITORIALE DES AGRESSEURS �CONOMIQUES
La r�partition des atteintes ou agressions financi�res sur l'ensemble du territoire ressemble � s'y m�prendre � celle relative � l'ensemble de tous les risques confondus. Les r�gions r�put�es les moins dynamiques sur le plan �conomique ne sont pas les plus touch�es par ce type de risques. La cartographie des agressions financi�res et/ou capitalistiques ne repose donc sur aucune logique g�ographique, et doit reposer sur d'autres param�tres de ciblage.

[tableau]

V � ABSENCE DE FRAGILIT�S CAT�GORIELLES DES ENTREPRISES
392 entreprises concern�es par le risques financier ont fait l'objet d'une �tude d�taill�e, aux fins de d�terminer si une proportion significative d'entre elles pr�sentait des caract�ristiques communes, pouvant �tre interpr�t�es comme des signaux pr�disposant une soci�t�
� �tre victime d'une agression de ce type.
Tout comme pour les entreprises strat�giques ou les PMI-PME, au sujet desquelles les m�mes �tudes ont �t� men�es ces derniers mois, aucune des caract�ristiques d'entreprises, �tudi�es par strates (capital social, chiffre d'affaires, effectifs,...), ne s'est av�r�e
g�n�ratrice d'une fr�quence d'agression statistiquement notable.

[tableau]

         Seules les fortes valeurs
ajout�es constituent, sans surprise, un
facteur attractif.
         On rel�ve � l'inverse que les
faibles chiffres d'affaires, suppos�s
�tre des indicateurs visibles de la
fragilit� des soci�t�s, sont loin d'�tre
corr�l�s � la fr�quence des agressions
financi�res.

Le taux de victimisation financi�re d'une entreprise ne d�pend donc pas plus de
ses r�sultats ou de son poids que de son implantation g�ographique.
De m�me, les entreprises dites strat�giques et les unit�s membres de p�les de comp�titivit� ne font respectivement l'objet que de 11.7% et 1.8% des agressions de nature
financi�re.
Il se confirme donc � nouveau qu'un acteur �conomique sera pr�f�rentiellement cibl� en raison de son secteur d'activit�, susceptible � un moment donn� d'attiser les convoitises
d'op�rateurs externes hostiles.
VI � LES SECTEURS LES PLUS VIS�S
Les entreprises ayant pr�sent� une vuln�rabilit� ou ayant subi une atteinte de nature financi�re �voluent dans 93 secteurs d'activit�s distincts (Cf. page suivante). Pr�s de la moiti� (48.9%) des risques ou agressions de cette nature ont �t� concentr�s sur 14 secteurs : Automobile, m�tallurgie et sid�rurgie, a�ronautique, emballage et papeterie, t�l�communications, micro�lectronique, plasturgie, menuiserie, meuble et �quipement de la maison, agroalimentaire, composants �lectroniques, distribution, m�canique, robotique et
automatismes.
Or, tous types de risques confondus, le taux de ciblage constat� sur ces 14 activit�s retombe de 48.9% � 39.4%. Il est ainsi d�montr� que le risque financier et/ou capitalistique constitue, pour ces secteurs, une menace sp�cifique m�ritant l'attention des pouvoirs
publics.

[tableau]

VI � LES NATIONS LES PLUS OFFENSIVES
Le recensement des situations ou actions offensives de nature financi�re a abouti � l'identification de 368 auteurs, identifi�s sous 34 nationalit�s diff�rentes. En premi�re lecture, ce palmar�s de l'offensivit� �conomique financi�re ne diff�re pas sensiblement du classement des
nations les plus agressives dans d'autres modalit�s d'agressions.

Il permet en revanche, par comparaison avec le classement � tous risques confondus �, d'identifier les pays qui s'av�rent pr�f�rer les atteintes financi�res aux autres modes d'agressions �conomique. Tel est le cas de la France, les Etats-Unis, l'Allemagne, l'Italie,
l'Espagne, l'Inde, le Canada, les Pays-Bas, la Belgique.
On rel�ve parall�lement la mise en �vidence de la tendance inverse pour le Japon et surtout la Chine qui, dans une proportion fr�lant le double, d�laissent les agressions de
nature financi�re au profit d'autres modes op�ratoires.


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