http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i3676.asp

OFFICE PARLEMENTAIRE D'ÉVALUATION DES CHOIX SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES

RAPPORT sur 
Les grands domaines programmatiques de la politique spatiale du futur

POLITIQUE SPATIALE : L'AUDACE ou LE DÉCLIN
Comment faire de l'Europe le leader mondial de l'espace
Par M. Christian CABAL, Député, et M. Henri REVOL, Sénateur

http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i3676.asp#P2176_343326

(...)

6. L'Europe

A. LE RETARD DE L'EUROPE EN MATIÈRE DE SPATIAL MILITAIRE

L'Europe est engagée dans différents programmes d'utilisation militaire non
agressive de l'espace, en particulier pour les télécommunications et
l'observation de la Terre, tandis que des projets existent pour l'écoute et
l'alerte avancée.

Les limites de l'engagement européen sont toutefois nombreuses. Il n'existe
pas de programme européen mais une juxtaposition de programmes nationaux,
bilatéraux ou au mieux trilatéraux. Cinq pays européens disposent de systèmes
de télécommunications spatiales militaires mais ces cinq systèmes sont tous
différents les uns des autres. Les trois programmes d'observation ont été
décidés séparément.

Des évolutions positives existent toutefois. L'offre commune
France-Royaume-Uni-Italie, faite pour le nouveau système de télécommunications
de l'OTAN, a remporté le marché. Des échanges de données sont prévus pour les
données d'observation de la Terre. S'il n'existe pas de politique de défense
européenne, il n'existe pas de politique spatiale militaire européenne. Mais
l'Agence européenne de défense (EDA) s'y intéresse, ses moyens étant toutefois
limités à moins d'une centaine de personnes et à un budget de 5 M€.

Globalement, le retard européen est donc considérable.

Les dépenses spatiales militaires de l'Europe dans son ensemble sont dans un
rapport de 1 à 20 par rapport aux dépenses américaines de même type.

Ce décalage provient bien sûr de la faiblesse des dépenses militaires
européennes globales qui, tous pays confondus, ne représentent qu'un tiers des
dépenses militaires américaines, mais aussi et surtout de la faiblesse du rôle
dévolu à l'outil spatial dans les dépenses militaires nationales. Les États
membres pris séparément ou ensemble n'ont pas en effet pris conscience de la
valeur stratégique de l'espace.

B. LES MÉTHODES À RETENIR

▪ La mutualisation

La prolifération de systèmes européens est, à court terme, favorable en termes
de chiffres d'affaires, mais pénalisante à long terme en termes de rentabilité
et de perspectives de développement. En outre, comme dans toute activité
industrielle, il existe une taille critique dans le spatial pour bénéficier
d'effets d'échelle, que l'éclatement des systèmes actuels ne permet pas
d'atteindre.

En outre, la mutualisation de systèmes apporte une qualité de services
supérieure. Les flottes de satellites sécurisent les services, en cas d'échec
au lancement ou de panne d'un satellite particulier.

La mutualisation apporte une baisse du prix des services. La baisse du prix
des services suscite à son tour une explosion de la demande.

▪ La dualité

Il existe des activités spatiales typiquement militaires, par exemple les
télécommunications très protégées. Mais la plupart des applications spatiales
sont duales196.

L'observation de la Terre est duale. Les images de très haute résolution
trouvent des applications civiles. La navigation est, par essence, duale, dans
la mesure où le GPS américain fut d'abord une application militaire, avant
d'être ouverte au civil et où GALILEO, conçu à des fins civiles, devrait
trouver des applications militaires.

La science spatiale développe des technologies qui sont ensuite utiles aux
deux secteurs.

Dans le domaine des télécommunications, on peut faire coexister sur une même
plate-forme, une charge utile civile et une charge utile militaire ayant des
missions voisines197. La ségrégation sur le satellite se justifie par les
fonctionnalités spécifiques, par exemple la protection contre le brouillage
sur une charge utile militaire. Une priorité en temps de crise devant être
assurée aux applications militaires, leur coexistence sur une même plate-forme
avec des applications institutionnelles est préférable à celle d'applications
commerciales.

Les applications civiles pouvant servir aux applications militaires et
réciproquement, il convient de ne plus faire une séparation définitive entre
le civil et le militaire. Afin d'augmenter les capacités nouvelles, il
convient de donner une priorité aux applications civiles ayant un usage de
sécurité.

▪ La propriété des systèmes, un concept dépassé ?

La question de la propriété des outils spatiaux européens doit être dépassée.
Il est bon à cet égard que GALILEO soit un système mutualisé. De même,
PARADIGM ouvre un nouveau domaine, celui des capacités et de services garantis
à une entité, à savoir le gouvernement britannique, dont l'excédent peut être
vendu à des gouvernements alliés198.

C. TROIS CADRES DE COOPÉRATION POUR LE SPATIAL DE DÉFENSE EUROPÉEN

Le spatial de sécurité et de défense doit être développé à plusieurs niveaux,
selon une approche segmentée.

Le premier cadre est celui de l'OTAN qui, souvent oublié, est néanmoins le
cadre naturel et effectif de la coopération militaire entre les armées
européennes.

Le deuxième cadre est celui de l'Union européenne considérée dans son
ensemble. Mais ce niveau de coopération est doublement limité par le manque
d'intérêt pour le spatial de plusieurs États membres et par le fait qu'il faut
réunir au moins huit États membres pour entrer dans le schéma des coopérations
renforcées de l'Union.

Un troisième cadre s'impose donc, celui de coopérations multilatérales en
dehors du cadre de l'Union.

▪ La place de l'OTAN

Qu'on le veuille ou non, l'Europe possède un outil de défense, l'OTAN qui est,
d'ailleurs, le seul du genre.

L'OTAN n'a pas de moyens spatiaux d'appréciation et d'action autonomes. De
nombreux pays estiment inutile de le doter de moyens propres puisque les
États-Unis les fournissent.

Il existe d'ores et déjà des échanges multiples d'informations d'origine
spatiale entre les membres de l'OTAN. Par exemple, dans le domaine de la
surveillance, la marine française et la VIème flotte coopèrent pour la
surveillance des flux d'immigration par les îles Canaries.

Un premier progrès s'impose aux États membres de l'Union, à savoir
l'interopérabilité de leurs systèmes de télécommunications militaires, en tout
premier lieu entre les systèmes français SYRACUSE, britannique SKYNET et
italien SKYMED.

Après la victoire du consortium franco-italien-britannique sur un concurrent
américain pour la fourniture de capacités satellitaires à l'OTAN, un deuxième
bon projet pour le spatial de défense européen pourrait être la création d'un
segment spatial spécifique de télécommunications de sécurité et de défense,
mis à la disposition de l'OTAN et de l'ONU199.

▪ La sécurité, un champ d'action pour le spatial de l'Union européenne

Au niveau de l'Union européenne, il est clair que tous les États membres n'en
sont pas au même niveau de réflexion sur une défense européenne et encore
moins en ce qui concerne le rôle du spatial dans ce domaine.

Pour le moment, l'Europe ne peut donc pas avoir d'autre ambition que la
sécurité.

En revanche, la demande sécuritaire est très forte en Europe. Il y a donc là
des perspectives de développement importantes, d'autant que les
administrations européennes et les agences civiles nationales possèdent des
capacités propres d'investissement. Il est bon de noter que la France aura des
atouts pour l'exploitation d'outils spatiaux de sécurité car les militaires
français sont familiarisés avec les opérations de ce type.

Autre objectif, aisément partageable par les États membres de l'Union,
l'autonomie dans les technologies du spatial militaire pourrait être fixée
comme objectif prioritaire.

▪ Des coopérations multilatérales pour l'écoute et la surveillance de l'espace

Les initiatives dans le spatial militaire sont fragmentées en Europe. Mais
cette situation n'est pas inéluctable. C'est autour des nouvelles générations
de satellites qu'il sera possible de fédérer les efforts.

L'écoute et la surveillance de l'espace représentent des applications qui
pourront être mises en place par le deuxième niveau de développement du
spatial militaire en Europe, qui doit être celui de coopérations
multilatérales.

De fait, les satellites d'écoute pourraient faire l'objet d'une coopération
multilatérale renforcée, compte tenu de la communauté d'intérêts globaux et de
la volonté particulière de certains États membres de se doter de moyens
indépendants dans ce domaine.

La surveillance spatiale, c'est-à-dire l'identification des menaces contre ses
propres infrastructures spatiales, constitue également un domaine dans lequel
plusieurs pays européens pourraient engager des coopérations multilatérales.

Au fur et à mesure que les services spatiaux civils se développent, une
nouvelle vulnérabilité apparaît, mettant en danger la sécurité nationale200.
Ainsi, l'interruption de services météo ou de services de transferts
bancaires, par exemple, constitue une menace particulièrement grave, pouvant
surgir de tous les horizons. Les initiatives des différentes puissances
spatiales doivent donc être surveillées et éventuellement contrôlées201. Il
s'agit de pouvoir aller jusqu'au déni des possibilités de l'adversaire.

« Qui tient les hauts tient les bas », disait Clausewitz. L'autonomie de
l'accès à l'espace doit être garantie. En outre, la surveillance de l'espace
doit au final comprendre l'alerte avancée, vitale pour protéger les capacités
européennes.

D. UN PLAN RÉALISTE DE DÉVELOPPEMENT DU SPATIAL MILITAIRE EUROPÉEN

Le comblement de l'écart européen vis-à-vis des États-Unis ne peut pas
s'effectuer rapidement. On peut d'ailleurs se demander s'il est souhaitable,
compte tenu des différences d'engagement mondial des armées des États membres
de l'Union européenne et de celles des États-Unis.

Toutefois, l'effet d'entraînement des investissements spatiaux militaires est
majeur à la fois sur les technologies elles-mêmes, sur les industries
spécialisées et sur l'industrie en général.

Il convient donc d'engager une montée en puissance des investissements
spatiaux militaires européens, qui soit à la fois réaliste et déterminée.

▪ Réduire rapidement l'écart entre l'Europe et les États-Unis

En Europe, la somme des investissements annuels dans le spatial militaire est
de l'ordre de 950 M€ par an.

Les investissements dans le spatial militaire en France se sont élevés, en
2005 à 416 M€, au Royaume Uni à 285 M€, en Allemagne à 129 M€, en Italie à 87
M€ et en Espagne à 22 M€202.

Au total, les investissements spatiaux européens de défense sont dans un
rapport de 1 à 20 avec le budget spatial militaire américain officiel de 20 à
25 Md $ par an.

Le doublement de l'effort européen est indispensable. Il permettrait de
couvrir une gamme importante de segments spatiaux, grâce à l'efficacité de
l'industrie européenne, moins coutumière des dépassements budgétaires que
l'industrie d'outre-Atlantique.

L'industrie européenne a réalisé un exercice de cadrage et de chiffrage qui
présente l'intérêt de proposer des objectifs à portée de main.

Il s'agit d'abord de muscler les programmes traditionnels d'observation et de
télécommunications.

Mais il s'agit aussi d'investir désormais dans la navigation, l'écoute SIGINT
(SIGnals INTelligence) et l'alerte avancée.

▪ Préparer la nouvelle génération de satellites d'observation

Dans le domaine de l'observation à usage militaire, l'Europe est dans une
situation relativement optimisée. En raison de la spécialisation de fait
existant en Europe, la France, qui est le leader européen pour l'observation
optique avec Spot, Hélios et bientôt Pléiades, ne souhaite pas recréer une
compétence radar en France, alors que l'Allemagne et l'Italie ont clairement
fait le choix d'investir dans ce domaine.

L'Europe maîtrise les technologies de l'extrêmement haute résolution
post-HÉLIOS, avec des performances proches de celles des États-Unis, le pas
ultérieur étant du ressort des drones et de la reconnaissance aérienne.

La spécialisation par pays est une bonne solution sur le plan stratégique.
Pour équilibrer la spécialisation de la France dans l'optique pour les 15-20
prochaines années, une approche commune est indispensable sur l'architecture,
sur la définition des prochaines missions spatiales, ainsi que sur la fusion
des segments sols et les procédures d'utilisation de l'ensemble des données.

Il convient aujourd'hui d'étudier l'architecture, les missions et les systèmes
post-HÉLIOS, post-SARLUPE et même post-TERRASAR-X203.

▪ Le défi de l'interopérabilité et de la mobilité pour les télécommunications
militaires

Le seul programme européen de télécommunications militaires est celui fourni à
l'OTAN.

Pourtant, le moyen le plus efficace serait de mettre en pool des capacités de
télécommunications à travers un seul opérateur. Ainsi, la mise en commun des
flottes de satellites, qui permet leur optimisation, et la nécessité d'une
interface commune aux différents opérateurs prépareraient la convergence des
besoins des différents pays et la fusion ultérieure des différents programmes
en un seul.

Les ressources économisées grâce à la non-duplication des satellites
classiques pourront être utilisées pour les applications mobiles fortement
protégées pour des récepteurs de petite taille à haut débit.

On pourrait ainsi imaginer un projet européen analogue au projet MUOS (Mobile
User Objective User) de LOCKHEED MARTIN, de communication à haut débit pour
des forces mobiles sur un théâtre d'opération étendu.

Des progrès sont ainsi nécessaires à la fois sur des programmes communs et sur
les mobiles.

▪ L'écoute ELINT et COMINT, un nouveau champ à développer

Les systèmes ELINT (ELectromagnetic signals INTelligence) ont pour objet la
détection, la caractérisation et la localisation des radars de tir ou de
veille, à des fins de surveillance, de préparation d'actions et de
cartographie radar.

Un démonstrateur ESSAIM est un démonstrateur d'écoute, qui a pour but de
répondre à la demande des armées, qui font d'un système ELINT leur priorité
numéro 2 après le post-HÉLIOS qui souffrira, comme on l'a vu précédemment
d'une rupture capacitaire. Le programme ELISA de démonstration d'un système
d'écoute ELINT est par ailleurs cofinancé par la DGA et le CNES.

L'écoute des télécommunications en orbite basse et en orbite haute, selon un
système COMINT (COMmunication Intelligence) est un volet complémentaire.

▪ Le PRS

La deuxième priorité en termes de nouvelles applications de sécurité sera
l'utilisation effective du signal PRS de GALILEO.

▪ L'alerte avancée

L'alerte avancée est la première brique technologique d'une défense
antimissile. Un tel système est utile, d'une part, pour la surveillance des
accords de non-prolifération au niveau des tirs d'essai de missiles, et,
d'autre part pour le renforcement de la dissuasion.

Pendant la guerre froide, l'agresseur potentiel était connu. Avec la
prolifération des armes de destruction massive et des capacités en missiles
balistiques, l'agresseur potentiel n'est plus aujourd'hui connu. Or la
dissuasion ne fonctionne que si l'agresseur potentiel sait qu'il sera
identifié.

Mettant la sécurité au premier plan de ses priorités, l'Europe doit s'engager
dans les technologies spatiales d'alerte avancée.

▪ La vulnérabilité du spatial

La vulnérabilité du spatial militaire est inférieure à celle des autres forces
mais n'est pas nulle. Le spatial n'est en effet vulnérable que par rapport aux
autres puissances spatiales, qui elles-mêmes ont leur propre vulnérabilité.

La protection contre les menaces comprend plusieurs niveaux.

Le premier niveau est diplomatique, avec notamment la ratification des traités
interdisant les armes dans l'espace. Le deuxième niveau est celui de la
détection des agresseurs. Le troisième est celui de l'identification des
agresseurs. Le quatrième est la robustesse par rapport aux menaces. Le
cinquième est celui de la capacité de rétorsion.

Une fois les priorités de développement couvertes, il sera alors nécessaire
d'investir dans la protection des moyens spatiaux anciens et nouveaux.

▪ Passer de 1 milliard € à 2 milliards € pour commencer à réduire l'écart avec
le spatial militaire américain

Si l'on fait la somme des besoins européens en spatial militaire, alors
l'investissement nécessaire pour les satisfaire représente un montant de 2
milliards d'euros par an.

Rappelons que les investissements actuels, légèrement inférieurs à 1 milliard
d'euros, en couvrent moins de la moitié et que les États-Unis investissent
plus de 20 milliards de dollars par an dans le spatial militaire.

Un investissement de 2 milliards d'euros par an assurerait à l'Europe le socle
minimum lui assurant une autonomie stratégique et renforçant son efficacité
opérationnelle.

Tenant compte des contraintes budgétaires actuelles, ce montant, validé par
l'industrie, permettrait de maintenir les technologies spatiales à un bon
niveau. Le choix de la robustesse et de la simplicité, de la réduction de la
masse des instruments et des satellites générerait des économies permettant de
réaliser les démonstrateurs technologiques et d'atteindre un bon niveau de
performances pour chaque programme opérationnel.

Un tel programme est en réalité indispensable pour assurer le plan de charges
d'équipes en voie de dispersion dans d'autres secteurs, comme l'aéronautique,
tant les perspectives actuelles sont insuffisantes. 

(...)

B.- Le spatial de défense

35. Les budgets spatiaux de défense européens sont doublés tous les cinq ans
jusqu'en 2020, dans un cadre multilatéral restreint.

36. Les systèmes spatiaux de télécommunications militaires des pays européens
membres de l'OTAN sont rendus interopérables dans les deux ans.

37. L'investissement dans les satellites SYRACUSE-3C et HÉLIOS-3 est engagé
dès 2007.

38. Un système protégé d'Internet à haut débit par satellite pour unités
militaires mobiles est mis en chantier dès 2007.

39. Un système européen de télécommunications militaires intégrées est fourni
à l'OTAN par les États membres de l'Union européenne.

40. Un système européen d'écoutes électromagnétiques est mis en place dans le
cadre d'une coopération multilatérale restreinte.

41. Les études pour un système européen d'alerte avancée contre les missiles
balistiques sont lancées dès 2007, avec pour objectif sa mise en service dans
les dix ans.

(...)

notes

196  Joël CHENET, Senior Vice President, ALCATEL ALENIA SPACE, audition du 5
octobre 2006.

197 Ce fut le cas avec les satellites français TELECOM-1 et 2, et c'est le cas
aujourd'hui avec le satellite KOREASAT-5 lancé en 2006.

198 Gilles MAQUET, Senior VP Relations institutionnelles, EADS ASTRIUM, débat
du CEPS (Centre d'étude et de prospective stratégique), 25 octobre 2006.

199 Professeur André LEBEAU, audition du 5 octobre 2006.

200 Amiral Benoît MONTANIE, Conseiller défense et sécurité auprès de la
Présidente d'ALCATEL ALENIA SPACE, débat du CEPS (Centre d'étude et de
prospective stratégique), 25 octobre 2006

201 Amiral Benoît MONTANIE, ibid.

202 Antoine BOUVIER, Président, EADS ASTRIUM SATELLITES, audition du 15
novembre 2006.

203 L'objet de la société TERRASAR-X est de fournir des images radar de la
Terre avec une résolution pouvant aller jusqu'à 1 mètre. Le lancement du
satellite TERRASAR-X est programmé pour la fin février 2007 à Baïkonour.

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