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Le jeu vidéo de politique financé par l'armée française
LE MONDE | 20.02.07 | 15h08  •  Mis à jour le 20.02.07 | 15h08

Vous ne figurez pas parmi la quarantaine de candidats déclarés à l'Elysée,
mais vous pouvez jouer au président sur jeu vidéo. En mars prochain doit être
lancé un jeu de simulation géopolitique sur PC intitulé "Mission président",
qui donne la possibilité de se glisser dans les habits de 170 chefs d'Etat
autour du monde. Avec un double objectif : rester au pouvoir le plus longtemps
possible et conserver le taux de popularité le plus élevé.

Pour chaque pays, le simulateur intègre plusieurs centaines de données
(chômage, partis politiques, alliances internationales, poids des syndicats,
etc.). "Nous voulons coller le plus possible à la réalité de la politique dans
chaque pays", explique André Rocques, président de la société française
Eversim, qui a créé le logiciel.

Les joueurs disposent de tous les attributs des pouvoirs : président de la
République, monarque, dictateur. Vous pouvez jouer sur les impôts (supprimer
l'ISF, par exemple), faire varier le nombre de fonctionnaires, décréter un
embargo, vous allier avec un autre pays, déclarer une guerre, etc. Au total,
un millier d'actions différentes sont possibles.

FORMATION DES OFFICIERS

Les concepteurs du jeu n'ont pas fixé de limites morales, laissant la
possibilité de frauder lors des élections, d'assassiner un opposant, de
devenir un dictateur... Mais, à chaque fois que le chef de l'Etat prend une
décision, il doit en supporter les conséquences politiques : les différents
groupes de pression sont représentés et leurs réactions prises en compte. "Un
chef de l'Etat peut perdre le soutien de son Parlement, par exemple, et être
conduit à la démission", explique André Rocques.

D'ici à la fin 2007, le jeu (vendu 39,90 euros) pourra devenir multijoueur
(jusqu'à 170 apprentis chefs d'Etat en interaction) et sera "persistant", ce
qui signifie que la simulation continuera d'évoluer, y compris lorsque
l'ordinateur est arrêté (troubles sociaux, réchauffement climatique, etc.)

Cette innovation a suscité l'intérêt de la défense nationale. Selon nos
informations, la délégation générale pour l'armement (DGA), chargée de piloter
les programmes de recherche, a avancé 30 000 euros pour soutenir le projet.
L'armée française compte utiliser cette technologie pour simuler des
"comportements de pays ou de groupes sociaux". Le logiciel devrait notamment
servir dans le cadre de la formation des officiers supérieurs. Luc Bronner
Article paru dans l'édition du 21.02.07.

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