On 30.10.18 09:19, felix wrote:
Je dirais encore qu'il faut faire très attention au sens ``open source''
ou ``libre'':

Oui, et je déplore que les mots "open source" remplace la notion de "libre". RMS ne cesse d'insister sur cette différence et je m'efforce de coller à cette notion de "libre", plutôt que simplement "Open Source". On devrait plutôt parler de FOSS qui regroupe les deux notions.

Toutes ces sociétés (RedHat, IBM, Google, Microsoft, etc...)
sont liée au succès d'une manière vicérale; Il est très important que l'on
parle d'elles.

Sauf que... Microsoft vend des logiciels (suite MS-Office, MS-Windows, etc.), ainsi que des services. IBM vend aussi des logiciels et des services, alors que Google, Twitter, Facebook, etc. ne vendent que des services. Ces derniers ont donc moins de difficultés à coller aux licences GPL ou autres, puisqu'ils ne sont qu'utilisateurs et n'intègrent pas de code GPL dans une vente de logiciel. RH ne vend pas Linux, ni de logiciels FOSS, mais des logiciels "autour" des FOSS; ainsi que des services. Comme on l'a déjà dit, il n'y a pas de mal à "faire de l'argent"; les acteurs doivent juste respecter les licences des différents logiciels.


Cela le rend
plus résistant car il ne dépend pas, de fait, de moyens financiers!

Mais c'est aussi plus difficile ! Voir la puissance marketing de certaines entreprises qui ont les moyens de faire de la désinformation (FUD). RH a quelques moyens de marketing, ainsi que d'autres acteurs dans le même segment, mais c'est forcément plus limité. Le monde du libre se bat donc d'une autre manière... et ça marche :-)

Je ne pense pas voir un jour Debian ``acheté'' ou ``entrer en bourse'', mais
si cela devait arriver, je partirai avec bien d'autre sur un fork ou un autre.

Debian n'étant pas une société, ce qui fait que l'on ne peut pas l'acheter. On n'achète pas (formellement) une association, organisation, etc. (à but non lucratif). Il n'y a donc aucun risque... raison pour laquelle certaines sociétés ont joué la carte des "brevets logiciels" depuis quelques années. C'est probablement le seul moyen de prendre le contrôle de ces "entités" que l'on ne peut pas acheter et sur lesquelles l'argent n'a presque pas de prise.

Comme disait Marc, pour le reste: On verra bien!

Le problème ne vas pas se situer au niveau des "produits" ou de la stratégie marketing ou autre... mais au niveau de la gestion du personnel. L'histoire a montré que toutes les sociétés rachetées par IBM (c'est aussi le cas ailleurs) ont fini par détruire l'ambiance "func" de ces sociétés. Ceci, grâce au travail de sape effectué par les "policies" de la grosse bastringue IBM, avec le concours zélé des RH (storm troopers). C'est une véritable entreprise de démolition que ne se voit qu'après quelques années, et qui détruit lentement (mais sûrement) l'enthousiasme des collaborateurs. Les collaborateurs des nouvelles entreprises sont absorbées par le modèle dans lequel les employés IBM initiaux sont aussi les victimes. Ce qui fait que, avec le temps, les éléments qui ont besoin de "liberté" pour créer finissent par quitter le navire petit à petit. Ce que je dis est purement statistique mais j'ai eu l'occasion de le vérifier à chaque fois depuis 30 ans, hélas :-(

dc



        

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