On 12.10.21 19:43, Philippe Strauss wrote:

Concernant la fonction publique, j’avais entendu un chiffre de 200.- CHF comme 
maximum pour accepter un cadeau de fin d’année.
Pas impossible que cela soit le maximum pour les conseillers fédéraux au delà 
duquel ils sont censé refuser le cadeau?

Cela dépend des cantons et des communes. Mais la règle général voudrait que tout cadeau soit déclaré et partagé. Chacun fixe ses règles comme il l'entend. Les entreprises privées sont devenues très strictes et on peut tout juste accepter un stylo ou une clef USB (qui contient peut-être un malware :-)). J'aurais tendance à dire qu'aujourd'hui, le privé est plus stricte que les administration et l'état (en général). Le problème réside dans la gouvernance et le contrôle; et il semble que le monde politique soit peu enclin à mettre en place des contrôles. Il existe un contrôle des finances à la confédération et qui fait bien son travail, mais ils sont sans doute en sous effectifs... pour qu'ils ne soient pas trop efficaces. Et nous avons la FINMA... qui semble n'avoir engager que des mal voyants; au point qu'ils ont eu besoin des Américains pour découvrir qu'il y avait des fraudes et du blanchiment à la FIFA :-)

Par contre je ne suis pas convaincu que la justice, de manière générale en 
suisse, s’intéresse beaucoup aux pots de vin, surtout dans le privé, j’ai une 
impression de laisser faire dans ce domaine.

Ce n'était pas un délit pénal et pouvait même être déduit des impôts jusqu'il y a peut. La loi a été changée, mais encore faut-il mettre des moyens pour attraper les fraudeurs.

Comme l'a dit Marc, le parlement fédéral n'est pas vraiment favorable à la transparence et ça permet de continuer à parler de lobbying avec la bouche en cul de poule.

En 2012, je me souviens avoir pêter un câble à propos du peu d’affaires de 
corruption reportée par la presse dans notre petite suisse romande ronronnante. 
En 10 ou 15 ans, je n’avais vu passer qu’une d’un chef chauffagiste de l’EPFL 
et un municipal (de gauche) veveysan.
Un fonctionnaire qui remue un peu trop la marmite risque son poste... raison sans doute pour laquelle ce swiss-leak existe.
50'000 USD pour moi c'est déjà de la corruption par métier.

Sauf erreur, cette définition n'existe pas dans le code pénal Suisse. Seul est reconnu la corruption active ou passive.

D'un autre côté, cela peut aussi être un soutien bienvenu pour exercer
un métier de journaliste dans des conditions difficiles!

Oui, à condition  de ne pas être manipulé.

En Suisse, on bénéficierait fortement d'une meilleure transparence du
financement des partis politiques et d'une meilleure protection des
lanceurs d'alertes -- mais ça semble être difficile à avaler pour la
droite du parlement.
Si ce n'était que la droite ça serait merveilleux :-)

dc


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