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Call for Papers

Theme: Borders and Border Walls, a New Era?
Subtitle: (In)security, Symbolism, Vulnerabilities
Type: International Conference
Institution: Centre for Geopolitical Studies, University of Quebec in
Montreal (UQAM)
Location: Montreal, QC (Canada)
Date: 27.–28.9.2018
Deadline: 31.3.2018

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(Version française en bas)


The fall of the Berlin Wall and the following redefinition of
international relations were meant to open an age of globalization in
which states and sovereignty were to become obsolete and borders
irrelevant. However, in the wake of 9/11, borders came back into
focus and new ones were drawn. With this trend, border barriers,
fences, and walls that were expected to be a historical symbol of a
collapsed bipolar system were erected at a pace that defied all
predictions. Many of them are armored, cemented, monitored, filmed,
and patrolled. In this new environment, walls, razor wire, sensors,
helicopters, barriers, (wo)men, border guards and drones have become
the accessories of hard borders in an open world, complemented and
reinforced by policies oriented towards the double movement of
externalization and internalization of borders and the hardening of
visa and asylum policies.

Border walls though trigger quasi automatically a circumvention
reflex, from a form of resistance through art, border projects, civil
disobedience to the digging of tunnels and smuggling stratagems. With
their bodies, through their presence, migrants resist as well. Walls
lead to redrawn migration routes; they don’t deter crossings as shown
by data from humanitarian and government agencies. Walls are not
impermeable: there are no fortresses, solely control points, that owe
much of their efficiency to their symbolic power, which does not hold
much when migrants fear so much that nothing discourage them anymore,
or when the economic disequilibrium between two neighboring countries
works as a magnet for underground economy.

Often represented as way to gain security, border walls also impact
daily life in the borderlands, redefining the surroundings and the
lives of borderland communities, from the economic relations to the
environment and wildlife. Through the process of internalized
borders, individuals become sites of control and the experience of
borders become individualized.

This redefinition of borderlands goes beyond the geographical border
zone, impacting the regional system through the modification of
political ties, economic relations and socio-cultural exchanges.
Transborder flows, both commercial and human, are now front and
center in international relations and interstates negotiation. Border
walls shape interaction between states, organizations and individuals.

It is now clear that walls have become a normalized response to
insecurity. Border walls redefine borderlines around the world,
sealing and hardening what used to be porous soft borders. Thus, if
globalization is blurring borders, walls emphasize them. These
infrastructures need to be assessed in terms of efficiency, economic,
environmental and humane costs. Why build border barriers if they do
not solve the issues they have been erected for? What should be done
instead? What is the role of academia and border scholars? And where
does the civil society come in? Border walls tangible impact on local
societies, economies, and ecosystems, on world migrations, on
national policies will be assessed too.

Students are encouraged to submit a proposal.

Theme 1. Why Border walls
Theme 2. Impacts of border walls
Theme 3. Legal aspects of border walls
Theme 4. Costs and economies of border walls
Theme 5. Violence of border walls
Theme 6. Alternatives to border walls
Theme 7. Border walls and borderlands
Theme 8. Border walls and international relations/regional systems

Deadline for abstract submission: March 31, 2018
(for both panel sessions and poster sessions)

Please note that papers may be considered for both panel sessions AND
poster sessions.

Proposals

Please include the following information (300 words):
- Name of authors/contributors
- Institutional affiliations, titles
- Contact: telephone, fax, email, mailing address
- Title of the paper
- Abstract: Subject, empirical frame, analytical approach, theme
  (approx. 300 words)

Languages

Proposals can be submitted in French, English and Spanish.
However the conference will be held in English and French.

Conference Dates and Deadlines

March 31, 2018 : deadline for submitting abstracts and proposals
May 15, 2018 : proposals selection and notification sent to presenters
August 15, 2018 : submission of papers to discussants
September 27-28, 2018 : Conference to be held in Montreal 

Send your proposals via email in Word format to UQAM:
[email protected]


Contact:

Andréanne Bissonnette, Research Fellow
Centre for Geopolitical Studies
University of Quebec in Montreal
455, boul. René-Lévesque Est, 4th Floor, Office A-4410
Montreal, QC, H2L 4Y2
Canada
Email: [email protected]
Web: https://mur2018.uqam.ca/en/borders-and-border-walls/



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Frontières et murs frontaliers, une nouvelle ère?
(In)sécurité, Symbolisme, Vulnérabilités

La chute du mur de Berlin et la redéfinition des relations
internationales qui s’en suivit devaient ouvrir une ère de
globalisation où les États et la souveraineté deviendraient
obsolètes, et où les frontières seraient sans importance. Toutefois,
suite au 11 septembre 2001, les frontières revinrent au centre des
préoccupations et de nouvelles furent créées. Suivant cette tendance,
les barrières, clôtures et murs frontaliers, que l’on croyait être
des symboles historiques d’un monde bipolaire effondré, furent érigés
à une vitesse défiant toute prédiction. La plupart de ces murs sont
blindés, cimentés, monitorés, filmés et patrouillés. Dans ce nouvel
environnement, murs, fils de rasoir, senseurs, hélicoptères,
barrières, hommes et femmes, gardes frontaliers et drones sont
devenus les accessoires des frontières fermées dans un monde ouvert,
complémentées et renforcées par des politiques orientées vers le
double mouvement d’externalisation et d’internalisation des
frontières et le durcissement des politiques de visa et d’accueil de
réfugiés.

Les murs frontaliers déclenchent un réflexe quasi automatique de
contournement, des formes de résistance à travers l’art, les projets
frontaliers, la désobéissance civile aux stratégies de tunnels et
stratagèmes de contrebande. Avec leurs corps, par leur présence, les
migrants résistent également. Les murs mènent à un détournement des
routes migratoires; ils ne dissuadent pas le passage tel que démontré
par les données des agences gouvernementales et humanitaires. Les
murs ne sont pas imperméables; il n’y a pas de forteresses, seulement
des points de contrôle dont l’efficacité repose essentiellement sur
leur pouvoir symbolique. Et ce pouvoir est rarement efficace face à
des migrants chez qui la peur est si grande que rien ne peut les
décourager, ou lorsque le déséquilibre économique entre deux États
frontaliers est si grand qu’il alimente une économie souterraine.

Souvent représentés comme une source de sécurité, les murs
frontaliers affectent le quotidien dans les zones frontalières,
redéfinissant l’espace et la vie dans les communautés frontalières,
des relations économiques à l’environnement et la faune. À travers le
processus d’internalisation des frontières, les individus deviennent
des sites de contrôle et l’expérience des frontières s’individualise.

Cette redéfinition des zones frontalières va au-delà de la zone
géographique entourant une frontière, affectant les systèmes
régionaux par le biais de la modification des liens politiques, des
relations économiques, et des échanges socio-culturels. Les flux
transfrontaliers, commerciaux et humains, sont au centre des
relations internationales et des négociations entre États. Les murs
frontaliers façonnent les interactions entre les États, organisations
et individus.

Il est clair que les murs sont devevnus une réponse normalisée à
l’insécurité. Les murs redéfinissent les lignes frontalières à
travers le monde, scellant et durcissant des frontières qui étaient
autrefois poreuses et ouvertes. Ainsi, si la globalisation flouta les
frontières, les murs les accentuent. Ces infrastructures doivent être
analysées en termes d’efficacité et de coûts économiques,
environnementaux et humains. Pourquoi construire des murs frontaliers
s’ils ne résolvent pas les problématiques justifiant leur
construction? Que devrait-on faire à la place? Quel est le rôle du
monde académique et des chercheurs? Et de la société civile? Les
impacts tangibles des murs frontaliers sur les sociétés, économies et
écosystèmes locaux, sur les flux migratoires mondiaux et sur les
politiques nationales demandent également à être analysés.

Les étudiants et étudiantes sont encouragé.e.s à soumettre une
proposition de communication.

Thème 1. Pourquoi les murs frontaliers
Thème 2. Impacts des murs
Thème 3. Aspects juridique et légal des murs
Thème 4. Coûts et économies des murs
Thème 5. Violence des murs
Thème 6. Alternatives aux murs
Thème 7. Murs et zones frontalières
Thème 8. Murs et relations internationales/systèmes régionaux

Date limite pour proposer une communication : 31 mars 2018
(pour les panels et les présentations par affiche)

Veuillez noter que les propositions de communication peuvent être
considérées à la fois pour les panels et pour les présentations par
affiche.

Proposition de communication

Veuillez inclure les informations suivantes (300 mots):
- Nom des auteurs
- Titres et affiliations institutionnelles
- Contact: téléphone, fax, email, adresse postale
- Titre de la communication
- Résumé: sujet, cadre empirique, approche analytique, thème (300
  mots)

Langues

Les propositions peuvent être soumises en français, en anglais et en
espagnol. Par contre, la conférence se tiendra en français et en
anglais.

Dates importantes

31 mars 2018 : date limite pour soumettre une proposition de
communication
15 mai 2018 : sélection des propositions et notification aux
personnes concernées
15 août 2018 : soumission des papiers aux organisateurs du colloque
27-28 septembre 2018 : Colloque à Montréal

Veuillez faire parvenir votre proposition en format Word à l’UQAM par
courriel : [email protected]


Contact :

Andréanne Bissonnette, Chercheure en résidence
Observatoire de géopolitique
Université du Québec à Montréal (UQAM)
455, boul. René-Lévesque Est, 4e étage, Bureau A-4410
Montréal, QC, H2L 4Y2
Canada
E-mail: [email protected]
Web: https://mur2018.uqam.ca/fr/frontieres-murs/




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