Roger ROMAIN
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Title: Vers une balkanisation de la Russie

VERS une RUSSIE BALKANISEE

Tch�tch�nie : le Kosovo russe

tir� d'un texte anglais de Jef Bossuyt (13 octobre 1999) - (traduction encore � finaliser)

Le 7 octobre, le pr�sident tch�tch�ne Maskhadov a envoy� une lettre au nouveau secr�taire-g�n�ral de l'Otan George Robertson. Le pr�sident de la r�publique russe rebelle l'appelait "� intervenir en conformit� avec le nouvel ordre mondial �tabli par l'Otan" (1).

Aujourd'hui,  118.000 Tch�tch�nes fuient une guerre d�j� commenc�e il y a 277 ans. En 1722, le tsar Pierre Legrand incorporait le Daghestan dans l'empire russe. Depuis lors, le territoire de Tch�tch�nie a servi de pied-de-biche pour forcer un chemin vers le sud et envahir la r�gion.

En 1918, le g�n�ral blanc Denikine occupa la Tch�tch�nie. Il forma une part de la coalition internationale qui essaya de d�faire la r�volution bolchevik de 1917. Durant l'intervention, les navires de guerre anglais et fran�ais croisaient en Mer Noire et les troupes d�barqu�rent dans les ports caucasiens de  Soukhoumi et Novorossisk. Elles furent repouss�es et l'Arm�e rouge fut acclam�e en vainqueur en Tch�tch�nie en 1920 (2).

En 1942, les nazis allemands occup�rent une partie de la Tch�tch�nie. De nombreux Tch�tch�nes collabor�rent et rejoignirent les unit�s de volontaires germaniques, combattant l'Arm�e rouge (3). Les Tch�tch�nes furent d�plac�s dans d'autres r�gions de l' Union sovi�tique pour pr�venir un second front attaquant sur l'arri�re.  Dans les ann�es '50, ceux-ci regagn�rent la Tch�tch�nie.

En 1989, la presse am�ricaine exigea la dissolution de l' Union sovi�tique et son ouverture au march� libre et aux multinationales occidentales. Les premi�res r�publiques qui firent s�cession furent l' Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Le 'Front Populaire' qui organisa la s�cession re�u l'aide d'un g�n�ral d'origine tch�tch�ne, Diokhar Dudaev. En ao�t 1991, Dudaev supporta Eltsine lors du coup d' �tat � la fin de l' Union sovi�tique. En d�cembre 1991, il proclama l' ind�pendance de la Tch�tch�nie et se d�signa lui-m�me comme son pr�sident. Depuis, l' Union sovi�tique a �t� dissoute et les autorit�s occidentales ont commenc� � d�molir l' �tat russe en vue d' assurer leur contr�le en Eurasie. Le strat�ge des �tats-Unis d'Am�rique, Zbigniew Brzezinski, l'exprima en ces termes: "Une conf�d�ration russe plus ouverte, consistant en une Russie europ�enne, une r�publique de Sib�rie, et une r�publique d' Extr�me-Orient, augmenterait son d�veloppement. Chacun de ces trois composants serait plus capable de d�velopper son potentiel cr�ateur qui a �t� supprim� pendant des si�cles par la pesante bureaucratie moscovite" (4).

La Tch�tch�nie ne reconnut pas plus longtemps l' autorit� de Moscou et s'appropria l'acheminement du p�trole � travers son territoire. En d�cembre 1994, les troupes russes envahirent la r�gion. Une guerre sanglante y fit 70.000 victimes, en particuliers sous les bombardements a�riens, jusqu'au d�part du dernier soldat russe hors de Tch�tch�nie en 1996.  En avril 1996, un missile russe atteignit Diokhar Dudaev, pendant qu'il installait un syst�me de communication satellite. �lu comme nouveau pr�sident en 1997, Atlan Maskadov signa un armistice avec le g�n�ral russe Lebed. En 1998, un groupe de seigneurs de guerre tch�tch�nes, conduit par Shamil Basaev, demanda au pr�sident Maskhadov de d�missionner, � cause de sa position conciliatrice envers Moscou.

En ao�t 1999, les seigneurs de guerre Shamil Basaev et Khatab envahirent la r�publique russe voisine du Daghestan. Ils assassin�rent des policiers,  hiss�rent le drapeau vert de la r�publique islamique et avanc�rent vers la capitale  Makhachkala. Dans les villes russes de Moscou, Buynaksk et Volgodonsk, des attentats � la bombe tu�rent 292 civils en septembre. La Russie imputa ces attaques � la bombe aux Tch�tch�nes et r�pliqua avec des bombardements de repr�sailles sur les villages tch�tch�nes ainsi que sur la capitale Grozny. Au d�but d'octobre, l'arm�e russe envahit le nord et occupa un tiers du territoire tch�tch�ne. Le 7 octobre, Maskadov envoya une lettre au secr�taire-g�n�ral de l'Otan, George Robertson.  Il lui demandait "d'intervenir dans l'�tablissement de relations entre la r�publique tch�tch�ne et la Russie, conform�ment aux normes de la loi internationale et le nouvel ordre mondial �tabli par l' Otan" (1).

 

Une guerre sacr�e pour le p�trole. Les deux mille soldats de Shamil Basaev qui envahirent le Daghestan �taient remarquablement et professionnellement entra�n�s, approvisionn�s et arm�s. Ils avaient � leur disposition des rockets Stinger-2, r�serv�s par l'Otan � ses �tats membres les plus loyaux. Avec ces rockets, ils d�truisirent trois h�licopt�res en pr�sence des cam�ras TV. Durant l'invasion de la Tch�tch�nie, ils les utilis�rent pour abattre un avion de guerre Sukhoi-25, aussi bien qu'un bombardier Sukhoi-25, un des meilleurs au monde. Cela rappelle la p�riode pendant laquelle la CIA offrait ouvertement des Stingers � la r�sistance afghane oppos�e aux troupes sovi�tiques. L'argent para�t provenir de pays p�troliers arabes pro-occidentaux.. Le g�n�ral Khatab est originaire de Jordanie, o� il organisa le corps de garde tch�tch�ne du roi Hussein. L'invasion a pr�tendument �t� sponsoris� avec 20 millions de dollars venus de Jordanie (4bis). Suivant le journal italien 'La Repubblica', un des financiers des troupes de Shamil Basaev est le p�trolier billionaire saoudien Ben Laden. "Sa r�sidence favorite est l' Afghanistan. Toutefois, ses contacts avec les seigneurs de guerre tch�tch�nes datent de 1997. Il aurait offert de l'argent � Khatab en �change de l'entra�nement de ses partisans dans les camps de la gu�rilla tch�tch�nes. Convaincu de son projet d'�tablir un �tat musulman unifi� dans le Caucase, il aurait investi 25 millions dans l'op�ration de Basaev et Khatab. En f�vrier, le Front mondial du Jihad est form� au Pakistan avec l'aide de Ben Laden. Il avait l'intention d'unifier les principaux courants int�gristes. Il supporte les rebellions arm�es au Tadjikistan, en Ouzbekistan, au Daghestan, et en Tch�tch�nie" (5)

En Afghanistan Ben Laden a rempli le r�le d'alli� des �tats-Unis contre les Russes. Pourtant, entre-temps il devint une nuisance et fut chass� ... en Tch�tch�nie.

"Sa position", �crit La Repubblica, est devenue de plus en plus difficile en Afghanistan. Les USA ont d�cid� d'utiliser tous les moyens, diplomatie incluse,  pour exercer la pression sur le Pakistan et forcer le Taliban � l' extrader. Le terrain afghan �tant devenu trop br�lant pour lui, il aurait choisi la Tch�tch�nie comme un refuge s�r.  Les Russes n'en ont que dire et les USA ne le bombarderaient pas comme c'est un territoire russe." (5)

Les seigneurs de guerre tch�tch�nes d�clar�rent comme leur objectif "d' �tablir un �tat musulman et chasser les Russes du Caucase". Cet objectif  convient parfaitement au projet des multinationales p�troli�res am�ricaines et europ�ennes. Elles d�sirent contr�ler les champs et transports p�troliers dans le Caucase et donc �liminer les pipe-lines sur le territoire russe. Tout le p�trole devrait alors �tre transport� � travers la G�orgie et la Turquie, deux �tats contr�l�s par les USA. Pour les �tats p�troliers arabes, la guerre est le meilleur moyen pour affaiblir leur rival azerba�djanais, dont les lignes d' exportation sont menac�es. 

Les USA et la strat�gie de la terreur.

Dans le magazine Military Review (6), le major am�ricain Raymond C. Finch d�crit l'emploi du terrorisme dans la strat�gie militaire des �tats-Unis.

"La guerre future", �crit Finch, "n'est le plus probablement pas comme le fils de Temp�te du D�sert (la guerre contre l'Irak), elle sera plut�t comme le beau-fils de la Somalie et de la Tch�tch�nie. En Somalie, en d�pit d'une �crasante sup�riorit� de puissance de feu et technologique, un groupe de 'rebelles' l�g�rement arm� for�a effectivement l'arm�e US hors du pays. Pour un temps au-moins, les Tch�tch�nes, sous la courageuse direction de Shamil Basaev, ont gagn� leur ind�pendance et leur libert�.

En ao�t 1991, Basaev �tait � Moscou, et arm� d'une paire de grenades � main, vint d�fendre Eltsine dans le Parlement russe. En 1992, il kidnappa un avion de  passagers dans la ville proche de Mineralnye Vody exigeant des Russes de pouvoir quitter d'urgence le pays ou l'avion exploserait.

En 1995, cach� dans deux camions, Basaev et environ 150 combattants choisis devaient entrer sur le territoire russe. Son intention �tait d'atteindre Moscou et lib�rer de la v�ritable terreur dans laquelle les r�sidents de Tch�tch�nie ont �t� expos�s depuis les six derniers mois. Ils esp�raient forcer les dirigeants russes de venir � la table de n�gociations. A Budennovsk, une cit� � 120 kms au nord de la fronti�re tch�tch�ne, la police locale l'arr�ta. Atteignant l'h�pital, ils bloqu�rent les sorties. Il y avait 1.500 patients dans l'h�pital.  Il exposa les otages le long des fen�tres pour d�courager les Russes de tirer. Plus d'une centaines d'otages furent tu�s quand les forces sp�ciales essay�rent de prendre l' h�pital d'assaut. Pour assurer une fuite s�re, Basaev r�clama qu'un certain nombre d'otages accompagnent le retour des Tch�tch�nes en Tch�tch�nie. Il fallut quelque temps aux Russes pour rassembler six bus. Le convoi entra en Tch�tch�nie, les otages furent lib�r�s et les Tch�tch�nes furent c�l�br�s.

Les prouesses militaires conventionnelles ne sont pas valables contre des forces rebelles, conduites par des dirigeants habiles et d�termin�s. La notion selon laquelle le champ de bataille est isol� et le combat est r�duit � ceux qui portent des uniformes est absurde. Comme nous entrons dans le 21e si�cle, la structure de la guerre appara�t �tre chang�e. Dans un match de football, seulement l'uniforme des joueurs concourt contre une �quipe oppos�e. Les soldats combattent d'autres soldats. Maintenant, certains de ces joueurs ont chang� dans le jeu, entra�nant toutes sortes de d�g�ts.

L' arm�e US semble vouloir maintenir la distinction entre les op�rations militaires et les op�rations criminelles. Mais, elle doit d�velopper une doctrine capable de relever une plus grande vari�t� de canailles et de d�fis."

Les conclusions du major am�ricain Finch nous apprennent que "Basaev a employ� de sales m�thodes � l'encontre des lois �tablies. Mais, � la lumi�re de l'ind�pendance tch�tch�ne, ses actions sont courageuses et estimables." (6) Comme quoi, il est dit clairement que le soutien aux terroristes comme Ben Laden ou Shamil Basaev ne pose pas probl�me, �tant donn� qu'ils m�nent l'action contre les adversaires de l'Am�rique. 

Dans une seconde phase, d�s que le sale travail est ex�cut�, ils doivent ouvrir la voie � une force de maintien de la paix de l'Otan. Les terroristes doivent �tre mis en r�serve, bien qu' il n'est pas toujours simple de manoeuvrer. Major Finch: "Finalement, les USA doivent �tre prudents avec ceux avec qui ils partagent leurs comp�tences et secrets. Basaev illustre les probl�mes qui peuvent se d�velopper quand le gouvernement �lu l�gitimement fournit l'entra�nement et l'�quipement militaires � des alli�s douteux. Des combattants de la libert� d'aujourd'hui peuvent �tre transform�s en terroristes de demain." (6)

La m�me attitude dans le respect de la terreur, les USA l'ont jou�e au Kosovo. Jusqu'� la fin de 1998, ils d�clar�rent -correctement- que l'Arm�e de Lib�ration du Kosovo UCK �tait une organisation terroriste, un gang de la drogue. Jusqu'� ce que les USA d�cident de supporter l'UCK depuis que sa terreur �tait dans l'int�r�t de l'Ouest. L'augmentation de la violence entre Kosovars et Serbes procura un pr�texte pour bombarder la Yougoslavie et envahir et occuper le Kosovo.

 

La sœur de beaucoup de guerres

Daghestan

L'importation de p�trole vers la Russie ne doit pas n�cessairement s'effectuer � travers la Tch�tch�nie. Depuis longtemps d�j�, la Russie avait  planifi� un pipe-line alternatif � travers le Daghestan vers l'Est. Depuis que Basaev a envahi le Daghestan en ao�t dernier, plus une seule compagnie p�troli�re ne garde des intentions d'y investir un penny. 

Tcherkessie - Karatchie

La Tch�tch�nie pourrait aussi �tre contourn�e vers l'ouest au moyen d'un pipe-line par la Tcherkessie - Karatchie. Est-ce une co�ncidence que d�j� y �clate un mouvement s�paratiste? Le 27 ao�t, les forces de police tir�rent dans la foule quand des milliers de Tcherkesses prirent d'assaut le quartier central de la capitale et assi�g�rent les b�timents gouvernementaux. "Les supporters de Diergol refus�rent de reconna�tre le r�cent pr�sident �lu Semionov et �taient seulement int�ress�s par l'�tablissement de leur propre r�publique et la s�cession de la Tcherkessie - Karatchie." (7)

"Suivant l'historien Rachid Khatuev,  le premier but de la s�cession est le contr�le sur le pipe-line Bakou - Novorossisk. Si l'on r�ussit � contourner la Tch�tch�nie et le Daghestan, par exemple avec des tankers vers Astrakhan, alors on se trouve le plus pr�s possible du port de Novorossisk. A qui est-ce utile? Les Tcherkesses ont une large diaspora � l'�tranger, sp�cialement en Turquie, o� ils ont une tout � fait grande influence. Durant les �lections en Tcherkessie, est m�me venu le prince de Jordanie , Ali Ben Hussain, le fr�re du roi Hassan. Il appela � voter pour Dierev. La m�re du prince jordanien �tant bien Tcherkesse, pourquoi n'aurait-il pas � voir avec nos �lections ?" (8)

Azerba�djan

Ce vieux �tat p�trolier essaie de reconqu�rir le Naghorny - Karabach, appartenant officiellement � l' Azerba�djan mais �tant occup� par des milices de la population arm�nienne. La Russie fournit des armes � l' Arm�nie. Le 17 juin, le ministre azerba�djanais de la D�fense, Safar Abijev r�clama que " l' Otan s'implique dans la r�solution du conflit ". Pr�c�demment d�j�, des porte-parole azerba�djanais avaient propos� � l'Otan d'y �tablir une base militaire. A Bakou,  on croit qu'un clair parall�le existe entre le Kosovo et le Naghorny - Karabach. L' Azerba�djan a sugg�r� d'envoyer une force de paix au Kosovo et ses soldats participent � des manoeuvres au Canada dans le cadre du Partnership pour la Paix de l'Otan (8bis).

Afghanistan

De 1979 � 1989, une gu�rilla fit la guerre contre les troupes sovi�tiques engag�es en Afghanistan. Les insurg�s �taient arm�s par les �tats-Unis avec des rockets Stinger et financ�s par  les richesses saoudiennes de Ben Laden (9). Pourtant, apr�s avoir d�log� l'arm�e sovi�tique d' Afghanistan, la nationale bourgeoisie chiite du pr�sident Najibullah pencha vers l' Iran, qui �tait une �pine dans le pied des �tats-Unis. Les USA et l' Arabie Saoudite  support�rent donc le Taliban, une organisation sunnite musulmane op�rant du Pakistan (10). En octobre 1996, le Taliban prit la capitale Kaboul et Ben Laden devint un h�ros national. Depuis, le Taliban avance au nord et menace maintenant le pays voisin, l' Ouzb�kistan.

Tadjikistan

En 1992, le Parti Islamique de la R�surrection saisit le pouvoir. Il �tait support� depuis l' Iran, o� le m�me langage est parl�. En outre, il �tait en relations �troites avec les mouvements s�cessionnistes dans les �tats baltes et re�ut l'appui de 'd�mocrates' comme Eltsine. Pourtant, des fermiers kolkhoziens se soulev�rent en une r�volte arm�e et amen�rent le pr�sident Rakhmonov au pouvoir. L'opposition islamique se sauva en Afghanistan. Plus tard, ils revinrent "maintenant sponsoris�s par le Pakistan, dans de superbes uniformes am�ricains, avec des Stingers et des observateurs de nuit, des stations radio Motorola et des jeeps" (11). Une guerre civile sanglante s'en suivit, causant 200 000 victimes  et 500.000 r�fugi�s. En juin 1997,  Rakhmonov conc�da un tiers des postes minist�riels � l'opposition musulmane.. Le pays est devenu depuis un foyer de troubles pour ses voisins. Les unit�s frontali�res russes apparaissent �tre incapables de stopper les infiltrations.

Kirghizie

En ao�t, l'opposant ouzbek Juma Namangan envahit ce pays venant du Tadjikistan avec 2.000 hommes. Le point final ainsi que le sc�nario furent identique � l'invasion du Daghestan par Basaev. Le seigneur de guerre Namangan a combattu pr�c�demment les rebelles islamiques au Tadjikistan et ensuite a rejoint le Taliban en Afghanistan. Ses forces consistent en Tadjiks, Afghans, Arabes et Ouzbeks (12). Ils captur�rent comme otages quatre g�ologues japonais, qui prospectaient de l'or, ainsi que le commandant des services kirghizes de s�curit�s. Le pr�sident Akaev r�clama le support militaire de la Russie et de l' Ouzb�kistan (12).

 

Le Group de Shanghai

En r�ponse � l'offensive d'encerclement et de d�mant�lement de la Russie venant du Sud, de nouvelles alliances se dessinent. Les 'Trois' (Chine, Russie et Inde) se renforcent contre les 'Sept' (les sept pays les plus riches). La Chine r�alise que si l' Ouest r�ussit � d�couper la Russie, la Chine deviendra le prochain objectif. Parmi la population  ou�gour de Chine s'�l�ve une agitation en faveur d'une propre ind�pendance, et dans l'�tat islamique du Turkestan en Asie centrale. Ce mouvement de s�cession prend exemple sur Taiwan et le Tibet. L' Inde, traditionnellement alli�e de la Russie, dispute un conflit avec le Pakistan � propos du Cachemire .

Les  'Trois' et leurs alli�s

Le 25 ao�t, le cinqui�me sommet du Groupe de Shanghai eu lieu en Kirghizie. Il r�unit les pr�sident de Chine, Russie, Kazakhstan, Kirghizie et Tadjikistan (8). Ils discut�rent de la question du terrorisme dans leurs pays respectifs. Ils object�rent contre le pr�texte des droits humanitaires pour intervenir dans les affaires int�rieures des autres pays et plaid�rent la cause d'un 'monde multipolaire'. Ceci signifie clairement : contre un monde domin� par l' Otan. L'alliance fut scell�e par la vente � la Chine d'avions de combat russes C-30.

Les 'Sept'

Oppos�s aux 'Trois' et leurs alli�s, les 'Sept', qui viennent des pays de l'Otan, sont � la recherche de points d'appui pour mener leur offensive dans la r�gion. La Turquie compte  la G�orgie et l' Azerba�djan parmi sa sph�re d'influence. L' Afghanistan et le Pakistan sont une base pour les seigneurs de guerre musulmans, pour chasser les Russes du Caucase. Et �videmment, de Tch�tch�nie.

 

Cons�quences logiques de l'�tat de terreur

D�claration du CC du Parti Communiste des Travailleurs de Russie (Victor Tyulkin)

Le terrorisme tch�tch�ne est caus� par le eltsinisme.

"Une s�rie d'attentats terroristes  a d�but� avec l'explosion dans le centre commercial de Manezhnaya Square � Moscou. Il a continu� avec des explosions dans les villes de Buynaksk, Moscou et Volgodonsk. Elle confirme simplement l'escalade qui s'est d�velopp�e en Russie et dans les anciennes r�publiques sovi�tiques depuis longtemps. Le nouvel aspect est le fait que les guerres civiles et la violence sanglante qui prennent place aux fronti�res de la Russie seulement, se r�pand maintenant aussi sur la capitale.

La raison r�elles des �v�nements est l'annulation de la soci�t� sovi�tique.  Le pouvoir ant�rieur et la loi �taient tourn�s vers l'�galit� des gens aux niveaux social et national. Pourtant, � pr�sent, une soci�t� est b�tie sur base d'une �vidente in�galit� et de la propri�t�. Ceci a amen� de m�prisables tendances parmi les gens, une lutte de pouvoir cruelle, le s�paratisme des �lites nationales, et, centralement, les principes de divisions et de conqu�tes.

Dans tous les conflits opposant civils et nationalisme dans l'ancienne Union sovi�tique, les r�gimes dominant actuellement de la CEI (la Communaut� des �tats Ind�pendants) sont coupables. Le principal coupable est la clique de Eltsine et ses sponsors occidentaux.  Il est bien connu depuis longtemps que les meilleurs des 'd�mocrates' russes, les �tats-Unis d'Am�rique, font maintenant des plans pour d�manteler, apr�s l' Union sovi�tique, aussi la Russie. En ceci, ils attachent un important r�le � la r�gion du Caucase aussi bien qu'au facteur islamique. Les USA essaient de d�tourner d'eux les terroristes musulmans de l'imp�rialisme am�ricain contre la Russie.

La carte tch�tch�ne n'est pas jou�e pour la premi�re fois. Aujourd'hui, nous sommes t�moins de l'expansion vers le territoire russe qui a �t� pr�vue par des sp�cialistes depuis longtemps. Les motifs du  et des chefs tch�tch�nes sont identiques. Ils veulent r�gner sur leur propre peuple aussi bien que sur d'autres peuples. Ils ont faim de pouvoirs et de profits et sont effray�s de prendre la responsabilit�s de leurs actes. Pour cela, ils ont les m�mes m�thodes pour assurer leur domination et atteindre le pouvoir.

Le si�ge du b�timent du Parlement en octobre 1993  n'�tait pas moins un scandaleux et grave crime qu'une explosion de quartiers r�sidentiels. Aussi durant l' 'octobre noir, des centaines d'innocents ont p�ri. L'existence de la Tch�tch�nie dans sa forme actuelle est le r�sultat de la d�claration de Eltsine: "Prenez autant d'ind�pendance que vous pouvez avaler!" et de la guerre lanc�e de 1994 jusqu'� 1996. En fait, Eltsine est non seulement le parrain de Maskhadov, mais aussi de Basaev et Khatab. Ce n'est pas une co�ncidence que durant les �lections du parlement de la CEI en 1995, les dirigeants tch�tch�nes rassembl�rent le plus de votes pour le parti gouvernemental 'Notre Maison Russie',  48%. Aussi pour les �lections pr�sidentielles de 1996, Eltsine ne re�ut pas ailleurs plus de support qu'ici, 73%. La circonscription de Tch�tch�nie (et ses plus singuliers candidats et garants, le r�gime russe) �tendirent leur sph�re meurtri�re d'influence.

 

Dans le but de r�pondre � la question 'Qui b�n�ficie de ceci ?', on doit suivre une s�rie de faits notables : 

Premi�rement. On d�tourne l'attention des probl�mes sociaux et des r�gressions dont souffre le peuple russe. Ils ont d�j� caus� des millions de victimes et en causeront encore beaucoup plus. On d�tourne l'attention de la r�v�lation d'affaires financi�res scandaleuses dans lesquelles sont impliqu�s des officiels haut-plac�s.

Deuxi�mement. On cr�e une tension de peur � l'int�rieur de la population. Cette tension sert � consolider la soci�t� autour du r�gime qui pr�tend combattre le terrorisme.

Troisi�mement. La repoussante image du terrorisme - extr�miste est imprim�e dans la conscience sociale. L'horreur de telles images est facilement transmises par les m�dias contre les opposants politiques qui assument une position radicale, en particulier les communistes.

Quatri�mement. Dans chaque cas, on cr�e les conditions pour d�clarer la loi martiale, r�primant l'opposition. 

 

Conclusions

L'origine des trag�dies sanglantes est le r�gime au pouvoir et de sa politique restaurant le capitalisme en Russie. Pour stopper la trag�die, les forces anti-populaires du pouvoir doivent �tre bris�es de tous leurs leviers, de Eltsine � Maskhadov. Les travailleurs sont pour la restauration du r�el pouvoir du peuple dans la forme des soviets. (13)

 

 

R�f�rences

(1) ORT TV-News, 10-7-99 and Newsline, 10-8-99

(2) Le Monde Diplomatique, January 1995

(3) Etudes Marxistes / Marxistische Studies, September 1996, p 125

(4) Zbigniew Bzezinski, The big chess-board, 1997, in Etudes Marxistes / Marxistische Studies, January 1999, p 124

(4bis) Itar-Tass, 10-1-99

(5) La Repubblica, 9-10-99

(6) R.C. Finch, Foreign Military Studies Office, A face of future battle: Chechen Fighter Shamil Basaev, Military Review, June - July 1997

(7) Izvestia, 9-7-99

(8) Moskovskie Novosti 33, 9-6-99

(8bis) Paul Goble, Newsline, 6-18-99

(9) www.stratfor.com, 10-12-99

(10) Le Monde, 10-8-96

(11) Alexander Sivov, eye-witness account in "Patriot"

(12) Far Eastern Economic Review, September 1999

(13) Trudovaya Rossia 17 (98), 9-23-99

 

                                                             

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