Bonjour Valérie,

je réponds bien tardivement à ton message. Je l'avais gardé dans un coin de
la tête, en me disant que d'autres te répondraient. Ce n'est pas le cas...
Pourtant ta question est intéressante et appelle un commentaire (à mon
humble avis, comme on dit).
Je ne crois pas qu'il existe de formations sur ce thème à ce jour. En
revanche tu dois pouvoir t'adresser à une asso locale (AVH, ou APF, et sans
doute d'autres) qui organisent peut-être des ateliers de démo, ou
t'orienteront vers une personne qui fait cela à titre professionnel ou
bénévole.

Cependant je ne crois pas que cela résoudra ton problème. Tu pourrais même
obtenir l'effet contraire... Quand on fait un test utilisateur, on teste
autant l'appli que l'utilisateur. Il suffit que tu tombes sur un/e
démonstrateur/trice qui ne fait pas usage des titres pour naviguer, ou qui
le fait mais s'accommode d'un saut de niveau, et ton initiative se retourne
contre toi.

Mais ça ne veut pas dire autant que ce critère ne sert pas. A mon sens le
problème que pose un saut de niveau n'est pas exclusivement le support par
les TA (à vérifier mais certaines doivent faire avec; le contraire serait
étonnant vu l'affolante rareté de structures de titres complètes et
correctes sur le Web...). Le souci c'est qu'un saut de niveau crée une
ambiguïté: s'agit-il d'un oubli de titre intermédiaire (il manque le H2)?
Ou d'une erreur de choix de niveau (on a mis H3 au lieu de H2)? Et du coup
l'utilisateur ne peut pas être certain, quelque soit la flexibilité de sa
TA, de l'intention de l'auteur.
C'est un peu comme une faute d'orthographe que le contexte ne suffit pas à
corriger de façon certaine si on n'est pas l'auteur. Exemple: "c'est un
sygne" -- a-t-on voulu écrire un signe ou un cygne?

Donc en résumé, pour moi il faut faire confiance à la norme. Si ce critère
est là c'est pour une bonne raison. Si on doit refaire l'histoire à chaque
fois, on ne va pas s'en sortir! ;-)

Cordialement,
*Olivier Nourry*
Twitter: @OlivierNourry <http://twitter.com/#!/OlivierNourry>


Le 13 mai 2014 20:54, Valerie <[email protected]> a écrit :

> Bonsoir la liste,
>
> Je me demandais si des ateliers de sensibilisation des impacts des
> critères invalides WCAG/RGAA avec l'utilisation des planches de braille et
> de JAWS existaient en France.
> L'appli NVDA gratuite est utile (quoique, elle ne retranscrit pas
> l'utilisation naturelle d'un site à mon avis) mais n'est je pense pas
> représentative de ce que vivent les personnes au quotidien
>
> Je vous donne un exemple tout bête: un site publique déclare être
> accessible avec un RGAA conforme, dixit son prestataire actuel.
> Or, sur la page d'accueil, le plan du document montre un titre H2 manquant
> (le B.A-BA des critères). J'invalide donc le critère, mais quel est
> l'impact de ce manquement pour une personne non-voyante? Elle passe de H1 à
> H3 bien identifiés.
>
> L'utilisation d'une planche fait-elle la différence entre les différents
> niveaux? Ou donne-t-elle juste l'information qu'on passe de H1 à H3?
> Risque-t-elle vraiment de perdre des informations?
>
> Je n'arrive pas à jauger l'impact de certains critères, les juger non
> conformes oui, mais obligés à les résoudre, c'est une autre affaire quand
> il faut argumenter vis-à-vis des clients. Celui-ci me paraît un des plus
> tendancieux.
>
> Si on pouvait avoir une formation de ce que ressentent les personnes
> handicapés face aux critères non conformes, ce serait un tremplin
> irréfutable pour convaincre nos clients.
>
> Une formation existe-t-elle dans ce sens?
>
> Merci,
>
> Valérie
>
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