------- | COMMUNIQUÉ DE L’IFEX VOL. 15 No 09 | 7 MARS 2006 | ------

Le Communiqué de l’IFEX est le bulletin hebdomadaire de l’Échange international 
de la liberté d’expression  (IFEX), un réseau mondial de 72 organisations qui 
œuvrent à défendre et à promouvoir la libre expression. 

Le Communiqué est également offert en anglais (www.ifex.org/en), en arabe 
(http://hrinfo.net/ifex/), en espagnol (www.ifex.org/es), et en russe 
(www.ifex.cjes.ru/). L’IFEX est administré par le groupe Journalistes canadiens 
pour la liberté d’expression (www.cjfe.org).

----- | Consultez le site web de l’IFEX : http://www.ifex.org/fr | -----

----| Informations sur la campagne de l’IFEX pour la Tunisie : 
http://campaigns.ifex.org/tmg/fr |-----

-- | SOMMAIRE | --

POINT DE MIRE SUR LA LIBRE EXPRESSION
1. Les membres de l’IFEX marquent la Journée internationale des femmes

NOUVELLES RÉGIONALES
2. Bélarus : À l’approche du scrutin, les mesures de répression contre les 
médias prennent de l’ampleur
3. Kenya : Le gouvernement effectue des raids conre les médias alors qu’il est 
éclaboussé par des scandales de corruption
4. Philippines : L’inquiétude demeure après la levée de l’état d’urgence

MISES À JOUR
5. Tunisie : Un journaliste et des dissidents de l’Internet sont remis en 
liberté; la répression continue

RAPPORTS ET PUBLICATIONS
6. Un livre documente la concentration de la propriété des médias en Afrique 
australe
7. Un manuel dresse le portrait de la liberté des médias et de celle de la 
presse dans le sud-est de l’Europe

CONFÉRENCES, ATELIERS ET ÉVÉNEMENTS
8. La Conférence du PEN braque les projecteurs sur les lois pénales en matière 
de diffamation
9. Une conférence mondiale de rédacteurs discutera de la controverse entourant 
les caricatures du prophète Mahomet

SITES WEB UTILES
10. Les femmes font les nouvelles
BOURSES ET RÉCOMPENSES
11. Des journalistes turcs se partagent une récompense pour la défense des 
droits de la personne
12. L’AMJ crée une nouvelle récompense pour honorer la mémoire d’un journaliste 
libanais assassiné

ALERTES DU SECRÉTARIAT DU RÉSEAU DE L’IFEX ÉMISES AU COURS DE LA DERNIÈRE 
SEMAINE
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POINT DE MIRE SUR LA LIBRE EXPRESSION

1. LES MEMBRES DE L’IFEX MARQUENT LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES

Le 8 mars, Journée internationale des Femmes, les membres de l’IFEX partout 
dans le monde vont célébrer les réalisations des femmes journalistes et vont 
demander plus de mesures concrètes pour corriger l’inégalité entre les sexes.

En Afrique australe, l’Institut des médias d’Afrique australe (Media Institute 
for Southern Africa, MISA), en collaboration avec Gender Links et le Réseau de 
l’Afrique australe sur les rapports hommes-femmes (Gender and Media Southern 
Africa Network, GEMSA), vient de publier une nouvelle étude qui analyse les 
modèles de consommation des médias dans la région ainsi que les perceptions des 
nouvelles dans le grand public.

Couvrant 13 pays d’Afrique australe, l’« Étude sur l’auditoire des médias selon 
le sexe » est la première étude régionale exhaustive jamais réalisée sur la 
façon dont les hommes et les femmes considèrent les nouvelles. Il s’agit d’un 
complément à l’étude de 2002 « Gender and Media Baseline Study », qui avait 
apporté la preuve statistique que les femmes sont sous-représentées et 
stéréotypées dans les nouvelles en Afrique australe.

En Europe, ARTICLE 19 et la Fédération internationale des journalistes (FIJ) se 
sont associés à plusieurs organisations pour publier le Rapport de 2005 du 
Projet mondial de surveillance des médias (Global Media Monitoring Project). Ce 
rapport présente un instantané de la façon dont les femmes et les hommes sont 
représentés et décrits dans les nouvelles dans 76 pays, le même jour en 
février. 

Le rapport indique que même si les femmes constituent 52 pour 100 de la 
population mondiale, elles ne représentent que 21 pour 100 des nouvelles. Le 
rapport montre en outre que les points de vue des femmes sont rarement entendus 
dans les questions qui dominent l’ordre du jour, et que les femmes qui ont de 
l’expertise font à peine la manchette dans les nouvelles.

L’officière de la campagne de la FIJ pour l’égalité des droits entre les hommes 
et les femmes, Pamela Morinière, dit que les entreprises de médias et les 
syndicats de journalistes sont toujours dominés par les hommes, en dépit de 
l’augmentation du nombre des femmes qui entrent dans la profession. « On ne 
peut attendre des médias qu’ils présentent un portrait équilibré de la 
population mondiale lorsque la moitié de celle-ci est soumise à la 
discrimination intentionnelle, aux stéréotypes ou à la négligence 
institutionnelle », dit-elle. 

La FIJ souligne que les syndicats de journalistes ont un rôle clé à jouer en 
faisant de la représentation égale des sexes la priorité de l’ordre du jour. « 
Cette question ne devrait pas être vue comme une question féminine, mais faire 
partie plutôt des discussions générales sur le journalisme de qualité, auquel 
participent autant les hommes que les femmes », fait valoir le groupe.

La FEJ collabore avec d’autres organisations afin de préparer sur bande vidéo 
une trousse d’outils sur les stéréotypes des femmes en politique et expertes en 
télévision. La trousse servira dans les écoles de journalistes et dans les 
cours de formation à éduquer et former les journalistes à la nécessité de 
présenter dans les nouvelles un portrait plus équilibré des politiciennes.

Par ailleurs, Reporters sans frontières (RSF) souligne la Journée 
internationale des Femmes en mettant en lumière le sort de huit femmes 
journalistes emprisonnées dans divers pays. On compte parmi elles Jill Carroll 
et Rim Zeid, retenues en otages en Irak.

Depuis le début de la guerre en Irak en mars 2003, huit femmes journalistes ont 
été enlevées, indique RSF. L’une d’elles, Raeda Wazzan, a été assassinée par 
ses ravisseurs en février 2005.

RSF rend hommage à la famille d’Atouar Bahjat, reporter à la chaîne « 
Al-Arabiya », assassinée le 22 février 2006 à Samarra, au nord de Bagdad. RSF 
rend également hommage à la journaliste libanaise May Chidiac, gravement 
blessée dans un attentat à la voiture piégée en septembre 2005 à Beyrouth.

À travers le monde depuis 1992, dit RSF, ce sont 46 femmes journalistes qui ont 
été tuées dans l’exercice de leur travail.

Pour plus de renseignements, consulter les sites suivants :
- Gender and Media Audience Study : Aller à : 
http://www.genderlinks.org.za/page.php?p_id=44
- MISA : http://www.misa.org/gender.html
- Gender and Media in Southern Africa : http://gemsa.org.za
- Gender Links : http://www.genderlinks.org.za
- FIJ : http://www.ifj.org/default.asp?Index=3763&Language=EN
- RSF : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=16683
- Global Media Monitoring Project : http://www.whomakesthenews.org
- Women Make the News : http://www.unesco.org/march8
- Site de la Journée internationale des Femmes, des Nations Unies : 
http://www.un.org/events/women/iwd/2006/
- Wikipedia : http://en.wikipedia.org/wiki/International_Women’s_Day
- International Association of Women in Radio and Television : 
http://www.iawrt.org
- International Women’s Media Foundation : http://www.iwmf.org
- Women’s Human Rights Net : http://www.whrnet.org/
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NOUVELLES RÉGIONALES

EUROPE ET ASIE CENTRALE

2. BÉLARUS : À L’APPROCHE DU SCRUTIN, LES MESURES DE RÉPRESSION CONTRE LES 
MÉDIAS PRENNENT DE L’AMPLEUR

Les membres de l’IFEX attirent l’attention sur l’escalade de la répression des 
médias au Bélarus alors que les citoyens du pays s’apprêtent à aller aux urnes 
pour élire un nouveau président le 19 mars 2006. Ils soulignent que le 
gouvernement, sous le président Alexandre Loukachenko, prive les électeurs de 
nouvelles indépendantes sur les candidats en confisquant les journaux 
d’opposition, en intimidant les reporters et les photographes locaux et en 
empêchant les journalistes étrangers de travailler.

Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), le gouvernement de 
Loukachenko a pris des mesures agressives pour limiter la couverture pendant le 
dernier sprint précédant le scrutin. En décembre 2005, Loukachenko a ratifié 
des modifications législatives au code pénal qui ont pour effet de criminaliser 
la critique du président et de son gouvernement.

Quiconque est reconnu coupable en vertu de ces modifications est passible d’une 
peine de prison pouvant aller jusqu’à cinq ans pour avoir utilisé les médias 
pour lancer à des organisations internationales ou à des gouvernements 
étrangers des « appels » réputés nuisibles aux intérêts du pays et à la 
sécurité nationale. La législation n’explique pas ce qu’elle entend par appels, 
ni ne définit ce qui est nuisible à la sécurité.

En mai 2005, Loukachenko a entériné un décret présidentiel interdisant aux 
médias indépendants d’utiliser les mots « Bélarus » ou « national » dans leurs 
titres et exigeant des médias qu’ils se réinscrivent au registre sous de 
nouveaux noms. Le mois suivant, le président ratifiait une loi qui accroissait 
les charges fiscales imposées aux distributeurs de journaux.

Plus récemment, la police a saisi des éditions entières de journaux 
d’opposition, rapporte le CPJ. L’agence postale nationale, Belpochta, a refusé 
de distribuer plus d’une dizaine de titres indépendants et d’opposition, tandis 
que les banques ont gelé les comptes de plusieurs journaux d’opposition. Des 
condamnations politisées pour diffamation ont presque forcé les journaux 
indépendants « Narodnaya Volya » et « Belorusskaya Delovaya Gazeta » à la 
faillite.

Le 2 mars 2006, des policiers en civil ont agressé physiquement au moins neuf 
journalistes qui couvraient l’arrestation à Minsk du principal candidat de 
l’opposition, Alexandre Kozouline, selon ce qu’ont rapporté la Fédération 
internationale des journalistes (FIJ) et Reporters sans frontières (RSF). Des 
militants d’opposition ont aussi été arrêtés.

D’après l’étude annuelle de Freedom House « Freedom in the World » [La Liberté 
dans le monde], le Bélarus se classe parmi les pays « non libres » et est 
considéré comme l’un des régimes les plus répressifs du monde.

Pour sa part, Oleg Panfilov, chef du Centre pour le journalisme en situations 
extrêmes (Center for Journalism in Extreme Situations, CJES), dont le siège est 
à Moscou, dit que Loukachenko et son gouvernement ont créé une situation où la 
couverture de la campagne dans les médias de masse bélarusses ne bénéficient 
qu’au titulaire du poste. « Cette atmosphère a été créée et est entretenue 
systématiquement sous le régime Loukachenko, ce qui a entraîné la destruction 
graduelle de stations de radio, de journaux et de sites Internet », dit-il. 

Loukachenko a réussi en octobre 2004 à faire passer au parlement un amendement 
constitutionnel qui l’habilitait à solliciter un troisième mandat à la 
présidence. L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) 
qualifie ce procédé d’antidémocratique. Elle ajoute que Loukachenko et de hauts 
dignitaires de son gouvernement ont reçu plus de 90 pour 100 de la couverture 
préélectorale à la télévision.

Consulter les sites suivants :
- Dossier du CPJ sur sa mission d’exploration au Bélarus : 
http://www.cpj.org/news/2006/europe/belarus10feb06na.html
- RSF : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=16657
- FIJ : http://www.ifj.org/default.asp?Index=3750&Language=EN
- Freedom House : http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=70&release=337
- ARTICLE 19 : http://www.article19.org/pdfs/letters/belarus-press-law.pdf
- Dossier de Human Rights Watch : 
http://hrw.org/english/docs/2006/01/18/belaru12217.htm
- Association mondiale des journaux : http://www.wan-press.org/article8014.html
- OSCE : http://osce.org/cio/item_1_18273.html

AFRIQUE

3. KENYA : LE GOUVERNEMENT EFFECTUE DES RAIDS CONTRE LES MÉDIAS ALORS QU’IL EST 
ÉCLABOUSSÉ PAR DES SCANDALES DE CORRUPTION

Les autorités kenyanes subissent les foudres des groupes de défense de la 
liberté de la presse parce qu’elles ont ordonné ce qui a été qualifié de 
répression la plus importante de la presse du pays depuis l’indépendance, au 
milieu d’une série de scandales de corruption qui ont mis le gouvernement sur 
la défensive.

Le 2 mars 2006, des policiers lourdement armés ont effectué un raid dans les 
bureaux du réseau Kenya Television Network (KTN) à Nairobi et forcé la station 
à quitter les ondes. Simultanément, un autre raid visait l’imprimerie du 
journal « The Standard », deuxième quotidien en importance du pays, où la 
police a saisi et brûlé des milliers d’exemplaires de l’édition du 2 mars, mis 
les presses hors d’état et confisqué de l’équipement, notamment des 
ordinateurs, rapportent la Fondation africaine des médias libres (African Free 
Media Foundation, AFMF), l’Institut international de la presse (IIP) et 
l’Association mondiale des journaux (AMJ).

Deux jours plus tôt, trois journalistes du « Standard » – le rédacteur Chaacha 
Mwita et les reporters Ayub Savula et Dennis Onyango – avaient été arrêtés. Ils 
sont accusés de « publier de fausses rumeurs dans l’intention de jeter la 
panique dans le public » et libérés sous caution. Leur procès a été fixé au 24 
avril. Ils risquent jusqu’à trois ans de prison. Deux autres journalistes 
auraient été menacés d’arrestation.

On croit que les raids seraient liés à un reportage paru dans le « Standard », 
dans lequel on affirmait que le président Kibaki avait rencontré récemment et 
en secret le dirigeant de l’opposition et ancien ministre de l’environnement 
Kalonzo Musyoka, pour discuter d’une possible alliance politique. Musyoka a été 
limogé par Kibaki l’an dernier.

Kibaki, qui a accédé au pouvoir en 2002 grâce à une plate-forme de lutte contre 
la corruption, est surveillé de plus en plus près par les médias au sujet d’une 
série de scandales de corruption qui impliquent de hauts dignitaires. En 
février, l’ancien chef de la lutte contre la corruption au Kenya, John 
Githongo, a révélé à la BBC l’existence de la preuve sur bande magnétique qu’un 
ministre du gouvernement avait tenté de nuire à une enquête dans une affaire de 
corruption.

Le 20 février, des policiers ont effectué une descente dans les bureaux des 
journaux tabloïds « Weekly Citizen » et « The Independent », confisquant de 
l’équipement et des documents et procédant à l’arrestation de plusieurs 
journalistes, rapporte le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). La 
police a également détenu des distributeurs qui écoulent les publications, qui 
sont connues pour leurs reportages provocateurs sur la sexe et les scandales 
politiques.

Le « Weekly Citizen » avait publié en une un reportage alléguant que le 
Président Mwai Kibaki ne maîtrisait pas le gouvernement. Trois reporters et au 
moins deux autres employés du journal pourraient devoir répondre à des 
accusations pénales. Ce sont les reporters Josphat Mativo, Ken Teyie et Austin 
Alwaka. Les raisons à l’origine du raid contre le journal « The Independent » 
ne sont pas claires.

Consulter les sites suivants :
- Alertes de l’IFEX sur le Kenya : http://www.ifex.org/en/content/view/full/39/
- AFMF : http://www.ifex.org/en/content/view/full/72599/
- RSF : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=16616
- CPJ : http://www.cpj.org/news/2006/africa/kenya28feb06na.html
- Freedom House :
http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=22&year=2005&country=6765
- Craintes entourant la liberté de la presse au Kenya : 
http://news.bbc.co.uk/2/hi/africa/4770784.stm
- Un ancien ministre accroche le grelot à propos de la corruption : 
http://news.bbc.co.uk/2/hi/africa/4695354.stm

ASIE-PACIFIQUE

4. PHILIPPINES : L’INQUIÉTUDE DEMEURE APRÈS LA LEVÉE DE L’ÉTAT D’URGENCE

Aux Philippines, la présidente Gloria Macapagal-Arroyo a levé l’état d’urgence 
le 3 mars 2006, une semaine après l’avoir proclamée afin d’étouffer une 
tentative alléguée de coup d’État. Tout en saluant la décision, les membres de 
l’IFEX ont exprimé leur inquiétude que les événements de la semaine dernière 
n’aient placé la liberté de la presse dans une situation encore plus vulnérable.

Pendant l’état d’urgence, la police a procédé à des descentes dans les bureaux 
du « Daily Tribune », un journal favorable à l’opposition, tandis qu’à Manille 
les troupes encerclaient les bureaux des deux plus grands réseaux de 
télévision, ABS-CBN et GMA-7. Le journal avait publié des reportages critiques 
du gouvernement Arroyo, notamment des articles dans lesquels on affirmait que 
plusieurs officiers mécontents de l’armée et des gauchistes s’apprêtaient à 
monter un coup d’État contre Arroyo.

Plusieurs autres journaux et émissions d’affaires courantes à la télévision et 
à la radio, de même que des chroniqueurs ont été mis sous surveillance, stoppés 
ou arrêtés, rapporte le Centre pour la liberté et la responsabilité des médias 
(Center for Media Freedom and Responsibility, CMFR). La Commission nationale 
des télécommunications (NTC) a menacé de fermer les stations de télévision ou 
de s’en emparer si elles refusaient d’obéir aux règles du gouvernement en 
matière de couverture journalistique.

Ces restrictions ont poussé la CMFR, l’Alliance de la presse de l’Asie du 
Sud‑Est (Southeast Asian Press Alliance, SEAPA), la Fédération 
internationale des journalistes (FIJ), Reporters sans frontières (RSF) et le 
Comité pour la protection des journalistes (CPJ) à s’élever et à protester. 

En dépit de la levée de l’état d’urgence, on craint que les autorités 
n’éprouvent quelque réticence à permettre à la presse de couvrir l’actualité 
aussi librement qu’elle le fait normalement. Le 3 mars, la NTC a émis une 
déclaration dans laquelle elle met en garde les stations de ne pas diffuser 
d’éléments qui « tendent à proposer ou à inciter à la trahison, à la rébellion, 
à la sédition ou [qui] présentent un danger imminent pour l’État ». Le chef de 
la Police nationale des Philippines, Arturo Lomibao, a également déclaré qu’il 
faudrait définir des lignes directrices pour les médias.

Selon le CMFR, Arroyo a proclamé l’état d’urgence dans le but d’étouffer une 
rébellion qui aurait été instiguée par des officiers militaires renégats. 
Depuis juillet 2005, Arroyo subit de fortes pressions pour qu’elle démissionne, 
soit depuis que les médias ont révélé l’existence d’enregistrements secrets qui 
établissent un lien entre la présidente et une fraude électorale.

Consulter les sites suivants :
- CMFR : http://www.ifex.org/en/content/view/full/72638/
- SEAPA : http://www.seapabkk.org/newdesign/newsdetail.php?No=456
- FIJ : http://www.ifj.org/default.asp?Index=3742&Language=EN
- CPJ : http://www.cpj.org/protests/06ltrs/asia/phil27feb06pl.html
- RSF : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=16573
- Dossiers de Freedom House : 
http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=70&release=334
- Philippine Center for Investigative Journalism : http://www.pcij.org
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MISES À JOUR

5. TUNISIE : UN JOURNALISTE ET DES DISSIDENTS DE L’INTERNET SONT REMIS EN 
LIBERTÉ; LA RÉPRESSION CONTINUE

Le Groupe d’observation de la Tunisie organisé par l’IFEX (TMG) accueille 
favorablement la remise en liberté du journaliste Hamadi Jebali et de six 
jeunes usagers de l’Internet qui comptaient parmi les 1 600 prisonniers ayant 
bénéficié le 25 février 2006 d’un pardon du président de la Tunisie Zine 
El-Abidine Ben Ali. Le TMG souligne cependant que la liberté d’expression reste 
toujours fortement réprimée dans le pays et il demande la libération d’autres 
dissidents qui demeurent incarcérés, dont le défenseur des droits de la 
personne Mohammed Abbou.

Jebali est l’ancien rédacteur en chef de « Al-Fajr », l’hebdomadaire maintenant 
disparu du parti islamiste Al-Nahda, interdit. Il a passé plus de 15 ans en 
prison.

Les six jeunes hommes, la plupart au début de la vingtaine, avaient été 
condamnés en avril 2004 à 19 ans et trois mois de prison pour « [avoir] formé 
un gang avec l’objectif de préparer des attentats à la bombe, de voler et de 
stocker des explosifs ». Surnommés les « jeunes de Zarzis », Abderrazak 
Bourguiba, Hamza Mahroug, Abdel Ghafar Guiza, Ridha Belhaj Ibrahim, Omar 
Chelendi et Aymen Mcharek ont été accusés d’avoir des liens avec le terrorisme. 
D’après Reporters sans frontières (RSF), leurs condamnations s’appuyaient 
entièrement sur des confessions extorquées sous la contrainte et n’étaient 
fondées sur aucun élément de preuve véritable.

Coalition de 15 groupes membres de l’IFEX, le TMG dit que les attentats contre 
la libre expression en Tunisie se sont multipliés ces dernières semaines. Les 
autorités tunisiennes ont bloqué la publication des hebdomadaires « Al-Maoukif 
» et « Akhbar al Joumhouria ». Les journaux étrangers encourent des interdits 
de distribution, notamment « Le Monde » et le magazine « al Maraa al Youm », 
qui vient de Dubai.

Malgré l’abrogation du système du dépôt légal, en vertu duquel des exemplaires 
des périodiques de Tunisie doivent être expédiés aux responsables pour examen, 
le système s’applique toujours à la presse étrangère. Le dépôt légal permet aux 
autorités de réduire au silence les médias qui critiquent le gouvernement ou 
qui soulèvent des questions tabou.

Les contrôles sur les téléphones, les télécopieurs et l’internet sont toujours 
en place, trois mois après que la Tunisie se fut attiré les critiques de la 
communauté internationale pour sa répression des militants de la société civile 
et des journalistes lors du Sommet mondial sur la société de l’information 
(SMSI), en novembre 2005. Depuis, la plupart des politiciens d’opposition se 
sont fait couper leur connexion Internet par l’Agence tunisienne de l’Internet, 
qui appartient à l’État.

Par ailleurs, Mohammed Abbou reste en prison à cause d’une accusation hautement 
contestable d’« assaut » après avoir publié des renseignements qui « auraient 
troublé l’ordre public » et « insulté la magistrature ». Il purgera en tout 
cinq ans de prison.

En dépit de ces attaques contre la libre expression, le gouvernement tunisien 
affirme défendre la liberté de la presse, qu’il qualifie de « réalité tangible 
» dans le pays, fait remarquer le Comité pour la protection des journalistes 
(CPJ). La Tunisie cherche à réparer son image internationale en prévision des 
discussions avec l’Union européenne et des célébrations du 50e anniversaire de 
son indépendance, le mois prochain.

Consulter les sites suivants :
- IFEX-TMG : http://campaigns.ifex.org/tmg/fr
- OLPEC : http://www.observatoire-olpec.org
- Rapport du CPJ sur la Tunisie : 
http://www.cpj.org/Briefings/2005/tunisia_wsis_05/tunisia_wsis_05.html
- RSF : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=16663
- HRInfo.net : http://www.hrinfo.net/en/reports/2006/pr0301.shtml
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RAPPORTS ET PUBLICATIONS

6. UN LIVRE DOCUMENTE LA CONCENTRATION DE LA PROPRIÉTÉ DES MÉDIAS EN AFRIQUE 
AUSTRALE

Le Freedom of Expression Institute (FXI) vient de publier un nouveau livre qui 
examine comment les médias sud-africains et les compagnies des technologies de 
communications de l’information (TCI) en sont venus à dominer l’Afrique 
australe dans les années qui ont suivi la fin de l’apartheid en 1994.

Intitulé « The Great Trek North: the Expansion of South African Media and ICT 
Companies into the SADC Region » [La Grande Randonnée vers le nord : 
L’Expansion des médias d’Afrique du Sud et des compagnies de TCI dans la région 
de la SADC], l’ouvrage montre comment les compagnies sud-africaines ont 
constamment accru leur emprise sur les secteurs de la presse imprimée, de la 
radiodiffusion, des télécommunications, du satellite et de l’Internet dans la 
région. Fruit de deux ans de recherche, le livre a été écrit par Console Tleane.

Selon le FXI, le livre s’ajoute à l’ensemble de la preuve qui s’accumule à 
propos de la nature et des intérêts véritables de l’Afrique du Sud sur le 
continent, et prend le contre-pied de certaines analyses, souvent louangeuses, 
que présentent les médias grand public à propos des interventions du pays sur 
le continent. Il offre des suggestions pour contrer l’influence des médias et 
des compagnies de TCI d’Afrique du Sud, entre autres des règles plus strictes 
concernant la propriété des médias, les quotas sur le contenu pour protéger la 
culture locale et l’accroissement des dépenses publiques consacrées à la 
radiodiffusion publique.

Pour plus de renseignements, aller à :
 http://www.fxi.org.za

7. UN MANUEL DRESSE LE PORTRAIT DE LA LIBERTÉ DES MÉDIAS ET DE CELLE DE LA 
PRESSE DANS LE SUD-EST DE L’EUROPE

L’Organisation des médias du Sud‑Est de l’Europe (South East Europe Media 
Organization, SEEMO), une organisation affiliée à l’Institut international de 
la presse (IIP), a publié récemment la troisième édition de son Guide annuel 
des médias, qui fournit un aperçu utile de la situation des médias et de la 
liberté de la presse dans la région. 

L’édition 2005-2006 contient des dossiers à jour sur les pays suivants : 
Albanie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Chypre, Grèce, Hongrie, 
Macédoine, Moldavie, Roumanie, Serbie et Monténégro (y compris le Kosovo), 
Slovaquie, Slovénie, Turquie et Ukraine.

Chaque chapitre couvre les lois et règlements sur les médias de chaque pays, 
les violations de la liberté de la presse recensées en 2005 et une liste des 
médias de la région.

Le guide n’est disponible que sous forme imprimée et coûte 30 euros (35 $ US), 
ce qui ne comprend pas les frais de manutention et de poste. Pour en commander 
un exemplaire, communiquer avec : SEEMO, Spiegelgasse 2 / 29, A-1010 Vienne, 
Autriche; téléphone : +43 1 513 39 40; télécopieur : +43 1 512 90 15. 

Pour l’édition 2006-2007, la SEEMO invite les journalistes et experts des 
médias à faire parvenir des renseignements sur les médias et les violations la 
liberté de la presse dans la région à : [EMAIL PROTECTED]

Aller à : http://www.seemo.org
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CONFÉRENCES, ATELIERS ET ÉVÉNEMENTS

8. LA CONFÉRENCE DU PEN BRAQUE LES PROJECTEURS SUR LES LOIS PÉNALES EN MATIÈRE 
DE DIFFAMATION

Plus de 50 écrivains, rédacteurs et éditeurs de 23 pays se sont rencontrés à 
Istanbul, en Turquie la semaine dernière, à l’occasion de la sixième conférence 
du Comité des écrivains en prison du PEN International, où on a discuté de 
plans pour lancer une campagne mondiale contre les lois sur les insultes et la 
diffamation pénale.

Organisée du 2 au 4 mars 2006 par le Centre turc, la conférence a aussi 
présenté une table ronde sur la « Liberté d’expression en Turquie aujourd’hui » 
avec Fatih Tas, propriétaire de la maison d’édition Aram, les avocats Oya Aydin 
et Fikret Ilkiz, ainsi qu’Ismet Berkan, rédacteur en chef de « Radikal ». Bien 
qu’ils aient salué l’abandon récent des procédures contre le romancier Orhan 
Pamuk, accusé aux termes de l’article 301 du Code pénal d’avoir insulté 
l’identité turque, et en dépit du fait qu’aucun écrivain ne soit actuellement 
emprisonné en Turquie, les membres du PEN ont exprimé leur préoccupation au 
sujet du grand nombre d’affaires de diffamation contre des écrivains et des 
journalistes qui sont encore pendantes devant les tribunaux.

Entre autres questions clés discutées à la conférence, on a abordé le tollé 
soulevé récemment par les caricatures danoises décrivant le prophète Mahomet, 
l’impunité, le rôle des fournisseurs d’accès à Internet dans la transmission de 
renseignements aux autorités, surtout en Chine, et la décision du gouvernement 
russe d’interdire le Centre russe du PEN International.

Le PEN travaille à soutenir les écrivains de partout dans le monde, qui sont 
emprisonnés, menacés et parfois tués à cause de leurs écrits. Le groupe membre 
de l’IFEX a recensé plus de 1000 cas dans le monde et il travaille activement 
sur environ 150 à 200 de ces cas.

Aller à : http://www.internationalpen.org.uk

9. UNE CONFÉRENCE MONDIALE DE RÉDACTEURS DISCUTERA DE LA CONTROVERSE ENTOURANT 
LES CARICATURES DU PROPHÈTE MAHOMET

Le « Jyllands-Posten », le journal danois qui s’est retrouvé au centre d’une 
tempête politique après avoir publié des caricatures présentant le prophète 
Mahomet, discutera de la controverse à l’occasion d’une table ronde spéciale au 
Forum mondial des éditeurs (FME), qui se tiendra en juin à Moscou.

Un cadre supérieur du journal sera présent à la table ronde, parmi plusieurs 
invités qui prendront la parole au Forum lors d’un événement intitulé « Lessons 
from the Mohammed cartoon clash » [Leçons de l’affrontement suscité par les 
caricatures du prophète Mahomet]. Le FME, qui se déroule en parallèle au 
Congrès mondial des journaux, aura lieu du 4 au 7 juin 2006. Les autres membres 
de la table ronde seront Éric Le Boucher, rédacteur en chef au journal « Le 
Monde »; Imtiaz Alam, secrétaire général de l’Association des médias libres 
d’Asie du Sud (South Asian Free Media Association), dont le siège est au 
Pakistan; et Hakeem Bello, directeur de la rédaction du « National Interest » 
au Nigéria.

Le FME et le Congrès mondial des journaux vont rassembler plus de 1 500 
éditeurs de journaux, cadres supérieurs, directeurs généraux, rédacteurs en 
chef et autres invités de partout dans le monde afin de discuter des questions 
les plus brûlantes auxquelles est confrontée l’industrie du journal. Les 
conférences annuelles sont organisées par l’Association mondiale des journaux. 

Pour plus de renseignements, aller à : http:// www.moscow2006.com
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SITES WEB UTILES

10. LES FEMMES FONT LES NOUVELLES

« Women Make the News » [Les femmes font les nouvelles] est une campagne 
annuelle créée à l’initiative de l’UNESCO afin de promouvoir l’égalité des 
sexes et un accès égal aux possibilités offertes par la profession de 
journaliste d’information. Au cours du mois de mars, les femmes journalistes 
sont invitées à présenter des reportages sur des femmes qui donnent l’exemple 
et qui ont fait une différence essentielle en journalisme. Les entreprises de 
presse sont également invitées à confier à des femmes les responsabilités de la 
rédaction de la salle des nouvelles à l’occasion du 8 mars, Journée 
internationale des Femmes.

Consulter : http://www.unesco.org/march8
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BOURSES ET RÉCOMPENSES

11. DES JOURNALISTES TURCS SE PARTAGENT UNE RÉCOMPENSE POUR LA DÉFENSE DES 
DROITS DE LA PERSONNE

L’Association de défense des droits de la personne de Turquie a décerné le Prix 
Ayse-Zarakolu 2006 de la liberté de pensée aux journalistes Dogan Özgüden et 
Inci Tugsavul, fondateurs d’une organisation dont le siège se trouve en 
Belgique, qui offre des nouvelles et des informations sur les droits de la 
personne en Turquie depuis plus de 30 ans.

Lors de l’Assemblée générale de l’IFEX, du 19 au 24 février à Bruxelles, 
l’Union internationale des éditeurs (UIE) a organisé la remise d’une 
récompense, à l’occasion de laquelle l’éditeur turc Ragip Zarakolu est venu 
directement d’Istanbul par avion pour remettre le prix. 

Özgüden et Tugsavul ont fondé « Info-Türk » en 1974, trois ans après avoir été 
forcés de quitter la Turquie après le coup d’État à cause de leurs écrits. Ils 
avaient été accusés plus de 50 fois de « crimes d’opinion » pour des articles 
écrits ou publiés dans la revue « Ant ». De sa base à Bruxelles, « Info-Türk » 
s’attaque à de nombreux sujets considérés comme tabou en Turquie, dont 
l’antisémitisme et la question du génocide arménien.

Özgüden et Tugsavul ont été dépouillés de leur citoyenneté turque en 1984. 
Accusés aux termes de l’article 301 du Code pénal de Turquie, les journalistes 
auraient été arrêtés si la cérémonie de remise avait eu lieu en Turquie, dit 
l’UIE.

Le Prix Ayse-Zarakolu de la liberté de pensée est ainsi nommé en l’honneur de 
l’épouse de Zarakolu, qui s’est battue pendant de nombreuses années pour 
défendre le droit à la libre expression en Turquie, avant son décès en 2002.

Bien que la Turquie compte à son actif de nombreuses réalisations dans le 
domaine de la libre expression, beaucoup reste à faire, fait remarquer l’UIE. 
Et quoique l’incarcération d’écrivains et d’éditeurs soit une rareté ces 
jours-ci, l’article 301 du Code pénal criminalise toujours le discours réputé 
insultant pour l’identité turque. L’UIE demande l’abolition de l’article 301.

Consulter les sites suivants :
- Info-Türk : http://www.info-turk.be/#Ayse
- Association de défense des droits de la personne de Turquie : 
http://www.idh.org.tr
- UIE : http://www.ipa-uie.org/
- Profil d’Ayse Zarakolu : http://www.worldpress.org/Europe/513.cfm

12. L’AMJ CRÉE UNE NOUVELLE RÉCOMPENSE POUR HONORER UN JOURNALISTE LIBANAIS 
ASSASSINÉ

L’Association mondiale des journaux (AMJ) a créé une nouvelle récompense afin 
de reconnaître les rédacteurs et les éditeurs du monde arabe qui font preuve de 
courage et de leadership dans la défense de la liberté de la presse et dans la 
promotion de l’excellence en journalisme.

La récompense honore la mémoire du journaliste libanais Gebran Tueni, qui a 
perdu la vie 12 décembre 2005 dans l’explosion d’une voiture piégée à Beyrouth. 
Elle servira à récompenser un rédacteur ou un éditeur d’une publication en 
langue arabe et sera accompagnée d’une somme de 10 000 euros (12 000 $ US) 
consacrée à de la formation en gestion de journal.

Le subside permettra au lauréat d’entreprendre une formation avancée en 
direction de journal à l’institut de formation « An-Nahar », le journal de 
Gebran Tueni au Liban. L’AMJ apportera aussi d’autres formes de soutien au 
lauréat ou à la lauréate.

Le jury chargé de désigner un lauréat sera composé de représentants de l’AMJ et 
de la famille Tueni. La récompense inaugurale sera présentée à Beyrouth en 
septembre ou en octobre à l’occasion d’une conférence qui cherchera à attirer 
l’attention sur les menaces qui guettent la presse libre au Liban et ailleurs 
dans le monde arabe.

Sous la direction de Tueni, « An-Nahar » fut un phare du journalisme 
indépendant dans le monde arabe, dit l’AMJ. Gebran était aussi membre actif du 
conseil d’administration de l’AMJ, il siégeait à son Comité sur la liberté de 
la presse et participait régulièrement à des missions de défense de la liberté 
de la presse.

Pour s’informer sur la récompense, s’adresser à Timothy Balding, de l’AMJ à : 
[EMAIL PROTECTED]

Aller à : http://www.wan-press.org/article9391.html
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ALERTES DU SECRÉTARIAT DU RÉSEAU DE L’IFEX ÉMISES AU COURS DE LA DERNIÈRE 
SEMAINE

27 FÉVRIER 2006
Cuba - Le CPJ condamne le harcèlement continu des journalistes indépendants; un 
journaliste emprisonné ne va pas bien après une grève de la faim (CPJ) - Mise à 
jour de l’alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72537/
Chine - Le verdict dans l’affaire du cyberdissident Li Zhi confirme 
l’implication de Yahoo (RSF) - Mise à jour de l’alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72534/
Guinée - Un journal est suspendu, des journalistes sont empêchés de travailler 
(RSF) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72540/
Russie - Human Rights Watch presse le maire de Moscou de ne pas interdire le 
tout premier défilé de la fierté gaie (Human Rights Watch) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72539/
Venezuela - Un ministre demande à la commission des télécommunications 
d’enquêter sur des médias qui auraient enfreint un ordre de censure (IPYS) - 
Mise à jour de l’alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72532/
Népal - Cinq journalistes sont libérés, deux autres restent en prison (RSF) - 
Mise à jour de l’alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72530/
Thaïlande - Des protestataires harcèlent une équipe de la télévision qui aurait 
fait un faux reportage (SEAPA) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72529/
Costa Rica - Un gardien de sécurité fait feu sur un journaliste (RSF) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72527/
Venezuela - Un journaliste et un vidéographe sont agressés par des membres d’un 
groupe d’étudiants qui protestaient (IPYS) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72525/
Philippines - La SEAPA se dit alarmée par la répression des médias à Manille 
(SEAPA) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72524/

28 FÉVRIER 2006
Espagne - Le WPFC presse un comité du Sénat d’éliminer ou de réformer les lois 
qui ont servi à condamner deux journalistes (WPFC) - Mise à jour de l’alerte 
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72556/ 
Népal - Les participants à l’Assemblée générale de l’IFEX expriment leur 
préoccupation devant les violations de la liberté d’expression (CEHURDES) - 
Action conjointe
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72555/
Égypte - Les participants à l’Assemblée générale de l’IFEX demandent la 
dépénalisation des délits de presse (EOHR) - Action conjointe
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72554/
Azerbaïdjan - Les participants à l’Assemblée générale de l’IFEX demandent une 
enquête sur le meurtre de Huseynov (JuHI) - Action conjointe
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72552/
Somalie - Les participants à l’Assemblée générale de l’IFEX demandent des 
mesures concrètes dans l’enquête sur le meurtre d’un journaliste (IFEX) - 
Action conjointe
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72551/
Afrique du Sud - Le FXI accueille favorablement le jugement sur le droit de 
manifester dont jouit le Mouvement des habitants de baraquements (FXI) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72550/
Chine - Le journaliste Li Yuanlong accusé d’« incitation à la subversion » 
(CPJ) - Mise à jour de l’alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72548/
Nicaragua - Le journal « La Prensa » et ses journalistes sont harcelés parce 
qu’on a couvert une affaire présumée de corruption (SIP) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72547/
Thaïlande - Un journaliste est expulsé d’une conférence de presse du premier 
ministre Thaksin (SEAPA) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72546/
Philippines - Les médias sont visés par l’état d’urgence; un journal est occupé 
par la police, des stations de télévision « protégées » par l’armée (CMFR) - 
Mise à jour de l’alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72545/
Tunisie - Un journaliste est libéré après 15 ans, un autre est toujours détenu; 
le harcèlement des journalistes indépendants se poursuit (CPJ) - Mise à jour de 
l’alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72543/
Russie - Un reporter de NTV trouvé mort assassiné dans son appartement de 
Moscou (CPJ) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72542/

1er MARS 2006
Ouzbékistan - Un reporter est libéré après avoir purgé une peine de six mois de 
prison pour avoir « insulté » un agent de sécurité (CPJ) - Mise à jour de 
l’alerte 
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72597/
Chine/International - Le bureau de Hong Kong du « Epoch Times » est saccagé, le 
personnel est persécuté internationalement par les autorités chinoises, dit la 
FIJ (FIJ) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72596/
Russie - L’assassinat de Moscou : L’ordinateur et le téléphone portable sont 
volés, restent des empreintes sanglantes (CPJ) - Mise à jour de l’alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72594/
Malaisie - Les participants à l’Assemblée générale de l’IFEX demandent au 
premier ministre d’abroger la Loi de 1984 sur les presses à imprimer et les 
publications (IFEX) - Action conjointe
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72593/
Tunisie - L’OLPEC fait part de sa préoccupation devant l’escalade de la censure 
(OLPEC) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72590/
Pakistan - Deux journalistes menacés par un mufti dans une zone tribale (RSF) - 
Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72563/
Paraguay - Des coups de feu en direction d’un journaliste du journal « ABC 
Color » (RSF) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72561/
Sri Lanka - Quatre employés des médias reçoivent des menaces de mort (FMM) - 
Alerte http://www.ifex.org/en/content/view/full/72560/
Kenya - Trois journalistes sont détenus après avoir rapporté la tenue d’une 
rencontre présidentielle (CPJ) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72559/
Colombie - Le journal « Vanguardia Liberal » dénonce la surveillance exercée 
par les agences de sécurité de l’État (FLIP) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72557/

2 MARS 2006
Tunisie - Les groupes de défense de la liberté d’expression pressent les 
autorités de libérer Mohammed Abbou et tous les autres prisonniers d’opinion 
(IFEX-TMG) - Action conjointe
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72604/
Singapour - Les tribunaux châtient un politicien qui avait dénoncé le système 
judiciaire « inéquitable » (SEAPA) - Mise à jour de l’alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72603/
Azerbaïdjan - Un rédacteur est emprisonné pour diffamation pénale et insulte 
(CPJ) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72602/
Égypte - L’EOHR demande la fin de l’emprisonnement comme peine pour diffamation 
et crimes d’insulte (EOHR) - Mise à jour de l’alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72600/
Kenya - Descente contre une imprimerie qui subit des dommages; des journaux 
sont confisqués et brûlés; une station de télévision est fermée; on empêche des 
stations de radio FM de fonctionner (AFMF) - Mise à jour de l’alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72599/
Kazakhstan - Le rédacteur en chef d’un journal d’opposition est condamné à la « 
détention administrative » (Adil Soz) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72598/

3 MARS 2006
Bangladesh - Un rédacteur en attente de son procès pour sédition reçoit des 
menaces de mort; son état de santé se détériore (CPJ) - Mise à jour de l’alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72632/
Kenya - Des journalistes du « Standard » sont mis en accusation, puis relâchés 
sous caution; une station de télévision qui avait subi une descente de la 
police reprend la radiodiffusion, le personnel est remis en liberté sans 
accusations (CPJ) - Mise à jour de l’alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72636/
Algérie - Un journaliste est condamné à six mois de prison, un autre est remis 
en liberté; RSF presse le Parlement européen de prendre des mesures 
diplomatiques pour appuyer la libre expression (RSF) - Rapport capsule
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72634/
Vietnam - Le gouvernement harcèle les rédacteurs sur Internet (CPJ) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72633/
Venezuela - Un journaliste reçoit des menaces après un reportage sur des 
irrégularités au bureau de l’impôt (IPYS) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72630/
Pérou - Un radiojournaliste est agressé (IPYS) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72625/
Chine - Des journalistes étrangers sont empêchés de parler du plus grand 
dépotoir de déchets électroniques du monde (RSF) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72624/
Népal - Un journaliste est détenu pendant 21 jours, deux autres journalistes 
sont arrêtés (RSF) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72622/
Irak - RSF demande la remise en liberté du cyberdissident emprisonné Kamal 
Sayid Qadir, soumis à la torture et à des menaces de mort (RSF) - Mise à jour 
de l’alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72619/
Roumanie - L’accusation de violation du secret portée contre des journalistes 
constitue une « intimidation inacceptable », disent la FIJ/FEJ (FIJ) - Mise à 
jour de l’alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72621/
Liban - Un journal, un rédacteur et un reporter risquent des accusations 
pénales de diffamation du président (CPJ) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72618/
Pérou - Un journaliste de la télévision et son opérateur de caméra sont 
agressés par un officier municipal (IPYS) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72616/
Cuba - Deux journalistes risquent d’être incarcérés de nouveau; un troisième 
est condamné à du « travail correctionnel » (RSF) - Mise à jour de l’alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72614/
Bélarus - La FIJ condamne les attaques contre les journalistes pendant une 
bagarre électorale (FIJ) - Mise à jour de l’alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72613/
Bélarus - La police tabasse des journalistes qui couvraient un assaut de la 
police contre un candidat de l’opposition (CPJ) - Alerte
http://www.ifex.org/en/content/view/full/72612/ 
------------------------------------------------------- 
Le « Communiqué » de l’IFEX est publié chaque semaine en français, en anglais 
et en espagnol par le Secrétariat de l’Échange international de la liberté 
d’expression (IFEX). L’IFEX est un réseau mondial constitué de 72 organisations 
qui militent pour la défense de la libre expression. Le Secrétariat est animé 
par les Journalistes canadiens pour la liberté d’expression (CJFE) en 
collaboration avec les organisations membres de l’IFEX.

Rédacteur du « Communiqué » : Geoffrey CHAN. Traducteur : Jacques ISABELLE. 
Faire parvenir le courrier à [EMAIL PROTECTED]

Le « Communiqué » de l’IFEX autorise la reproduction ou la republication de son 
matériel à condition d’en reconnaître la source.

Les opinions exprimées dans le « Communiqué » sont la responsabilité des 
sources auxquelles elles sont attribuées.

Vous pouvez contacter le Secrétariat de l’IFEX au 555, rue Richmond Ouest, 
bureau 1101, C.P. 407, Toronto (Ontario) M5V 3B1, Canada. Téléphone : +1 416 
515 9622; télécopieur : +1 416 515 7879. Courriel : [EMAIL PROTECTED]

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