Le Nigeria livrera au Liberia l'ex-président Charles Taylor
--~--~---------~--~----~------------~-------~--~----~
You received this message because you are subscribed to the Google Groups "Mauritanie-Net" group.
To post to this group, send email to [email protected]
To unsubscribe from this group, send email to [EMAIL PROTECTED]
For more options, visit this group at http://groups.google.com/group/Mauritanie-Net
-~----------~----~----~----~------~----~------~--~---
BERNE - Le président nigérian a accepté de livrer au Liberia l'ancien président libérien Charles Taylor. Exilé au Nigeria, l'ex-chef de l'Etat est accusé de crimes contre l'humanité, de massacres, de viols et du recrutement d'enfants soldats.
"Le président Olusegun Obasanjo a informé la présidente Ellen Johnson-Sirleaf que le gouvernement du Liberia est libre d'incarcérer l'ancien président Charles Taylor", indique un communiqué. Monrovia avait adressé le 5 mars "une demande formelle (...) pour que Taylor soit incarcéré sous la responsabilité du gouvernement du Liberia", ajoute le texte.
Dans le communiqué, il est précisé que le gouvernement d'Abuja avait résisté à des pressions persistantes de livrer Taylor à la Cour spéciale du Sierra Leone. Il a toujours "insisté" pour que M. Taylor ne puisse être livré qu'à un gouvernement élu démocratiquement et à sa demande.
Le président Obasanjo a indiqué que ses seules objections au transfert étaient liées au moment où il devrait avoir lieu et dans une situation de paix continue au Liberia. Il a également indiqué que ce pays était maintenant libre de récupérer M. Taylor. Aucune précision n'a été fournie sur la date de ce transfert.
Charles Taylor, devenu président en 1997, vit en exil au Nigeria depuis 2003, en vertu d'un accord international destiné à mettre fin à une guerre civile qui aurait fait 200'000 morts. Mais il est poursuivi par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, sous l'égide des Nations unies, pour crimes de guerre pendant le conflit dans ce pays voisin du Liberia (1991-2001).
Charles Taylor a soutenu pendant sa présidence les groupes rebelles dans toute la région. Il aurait entraîné et équipé la rébellion au Sierra Leone, tenue pour responsable d'une vague d'actes de terreur, d'assassinats et de mutilations de civils, en échange de diamants.
(ats / 25 mars 2006 19:43)--
Webocvidh
[EMAIL PROTECTED]

