La problématique du temps pour le développeur

Salut à tous !

Probablement le vivons-nous différemment, mais la problématique du temps est 
devenu aujourd'hui pour moi une préoccupation croissante.

Du temps où j'étais étudiant, elle ne se posait pas avec autant d'accuité.

En effet, à cette époque-là, les cours me laissant pas mal de temps libre, me 
trouvant loin de la famille et des connaissance, je me distrayais à tester des 
technologies logicielles, faire des expérimentations programmationnelles, et 
biensûr développer des fonctionnalités particulières qui me tenaient à coeur à 
mes heures libres.

Or aujourd'hui, ayant l'impression de ne plus vivre pour moi-même, il est 
devenu de plus en plus difficile de m'adonner à ma passion, du moins quand je 
le veux.

Car entre le travail professionnel dans lequel les échéances sont toujours 
raccourcies, les activités associatives qu'on se sent obligé d'accomplir parce 
qu'il en est de notre devoir nous qui avons été privilégié, la fiançée qui ne 
voit pas forcément l'intérêt que vous vous isoliez pour mettre en pratique des 
idées que vous pouvez avoir aussi subitement que brusquement, la famille qui 
compte désormais sur vous en tant qu'ainé pour résoudre les problèmes courant, 
il ne reste plus autant de temps pour véritablement faire ce qu'on a envi de 
faire.

J'en ai été réduit à me lever la nuit, pratiquement seul moment de calme, pour 
avancer pendant une heure ou deux sur mes projets logiciels. Certes il y a 
aussi les week-end, mais même ces moments-là commencent à être attaqués.
Je me suis d'ailleurs senti obligé, certains dimanche d'éteindre mon téléphone 
portable parce que s'en devenait trop.

Et ainsi, je ne peux m'empêcher de penser à des prédécesseurs ou ainés dans le 
domaine de la programmation, qui ont pris la décision soit de sacrifier 
complètement leur vie professionnelle , ou tout au moins sacrifier un grand pan 
de leur vie sociale, cela pour mener à bien la concrétisation d'idées  qu'ils 
ont jugé révolutionnaire.

Que faire ?

J'imagine déja ici:
* démissionner de mon boulot en faisant un doigt d'honneur bien placé à 
l'endroit de mon supérieur hiérarchique avant de partir;
* ou faire semblant de ne plus connaître les membres de notre association et 
changer de trottoir quand je les croise;
* ou larguer ma fiançée en lui opposant un prétexte fallacieux comme par 
exemple le fait qu'elle aime manger les biscuits la nuit et que je trouve ça 
impardonable
* ou encore faire semblant de tomber malade pour que la famille me laisse 
tranquille (de préférence un truc très contagieux).

MDR ! Je suis dans une merde grasse.

S'il faille malgré tout que je revois ma façon de m'organiser, je me rappelle 
les propos d'un illustre professeur qui m'avaient été relatés.

Ce dernier exposait que le temps que nous avons est comparable à une caisse que 
l'on doit remplir avec des cailloux.

En effet, selon lui, il convient de mettre dans notre caisse d'abord les plus 
gros cailloux, puis les cailloux moyen, puis enfin les cailloux sabloneux en 
secouant bien la caisse pour que ces derniers passent bien entre les plus gros 
pour s'immisser au fond de la caisse.

Vous l'aurez compris, la taille des cailloux représentant ici la priorité ou 
l'importance des choses que nous devons faire dans notre vie. Et c'est à tout 
un chacun de définir ces ordres de priorité.

Quoi que dans mon cas ça ne m'arrange pas trop car j'estime que toutes les 
choses que j'ai cité plus haut sont aussi importantes les unes que les autres.

Que faire ?

Yannick Daniel Youalé
La programmation est une religion. Aimez-la, ou quittez-la.

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