Salut Yannick,

Personnellement, là où je pensais que je n'avais pas assez de temps,
je me suis rendu compte que c'est moi qui le perdais. En
procrastinant. J'ai découvert que j'avais une masse de temps-mort. En
arrêtant la procrastination, ce qui n'est pas si simple que l'on
pourrait le penser parfois, j'ai petit à petit plus de temps. C'est
une piste pour toi : regarde objectivement à quoi tu passe chaque
instant de ta journée. pas ce que tu comptes faire, ni ce que tu
penses avoir fait, mais bien ce que tu as fait. Là tu pourras voir
d'une part si ce que tu fais ne pourrait pas être fait autrement pour
que ça soit plus efficace, et/ou si tu n'as pas passé une grosse
partie du temps à faire d'autres choses """"improductives""" que ce
que tu avais prévu. Personnellement quand une tâche (souvent imposée)
m'ennuie, je me mets à vérifier trop souvent mes mails, à lire des
choses qui n'ont rien à voir avec ce que je fais, et mille autres
choses qui me viennent en tête.

Par ailleurs, si tu ne veux pas arrêter certaines activités, tu
pourrais te demander s'il n'est pas envisageable de les faire moins
souvent, ou te demander pourquoi tu les fais sincèrement, ce qui
pourrait changer tes priorités.

Ce ne sont là bien sûr que des pistes.

Cordialement,

Cristian

Le 28/08/2014, Yannick Youalé<[email protected]> a écrit :
> La problématique du temps pour le développeur
>
> Salut à tous !
>
> Probablement le vivons-nous différemment, mais la problématique du temps est
> devenu aujourd'hui pour moi une préoccupation croissante.
>
> Du temps où j'étais étudiant, elle ne se posait pas avec autant d'accuité.
>
> En effet, à cette époque-là, les cours me laissant pas mal de temps libre,
> me trouvant loin de la famille et des connaissance, je me distrayais à
> tester des technologies logicielles, faire des expérimentations
> programmationnelles, et biensûr développer des fonctionnalités particulières
> qui me tenaient à coeur à mes heures libres.
>
> Or aujourd'hui, ayant l'impression de ne plus vivre pour moi-même, il est
> devenu de plus en plus difficile de m'adonner à ma passion, du moins quand
> je le veux.
>
> Car entre le travail professionnel dans lequel les échéances sont toujours
> raccourcies, les activités associatives qu'on se sent obligé d'accomplir
> parce qu'il en est de notre devoir nous qui avons été privilégié, la fiançée
> qui ne voit pas forcément l'intérêt que vous vous isoliez pour mettre en
> pratique des idées que vous pouvez avoir aussi subitement que brusquement,
> la famille qui compte désormais sur vous en tant qu'ainé pour résoudre les
> problèmes courant, il ne reste plus autant de temps pour véritablement faire
> ce qu'on a envi de faire.
>
> J'en ai été réduit à me lever la nuit, pratiquement seul moment de calme,
> pour avancer pendant une heure ou deux sur mes projets logiciels. Certes il
> y a aussi les week-end, mais même ces moments-là commencent à être
> attaqués.
> Je me suis d'ailleurs senti obligé, certains dimanche d'éteindre mon
> téléphone portable parce que s'en devenait trop.
>
> Et ainsi, je ne peux m'empêcher de penser à des prédécesseurs ou ainés dans
> le domaine de la programmation, qui ont pris la décision soit de sacrifier
> complètement leur vie professionnelle , ou tout au moins sacrifier un grand
> pan de leur vie sociale, cela pour mener à bien la concrétisation d'idées
> qu'ils ont jugé révolutionnaire.
>
> Que faire ?
>
> J'imagine déja ici:
> * démissionner de mon boulot en faisant un doigt d'honneur bien placé à
> l'endroit de mon supérieur hiérarchique avant de partir;
> * ou faire semblant de ne plus connaître les membres de notre association et
> changer de trottoir quand je les croise;
> * ou larguer ma fiançée en lui opposant un prétexte fallacieux comme par
> exemple le fait qu'elle aime manger les biscuits la nuit et que je trouve ça
> impardonable
> * ou encore faire semblant de tomber malade pour que la famille me laisse
> tranquille (de préférence un truc très contagieux).
>
> MDR ! Je suis dans une merde grasse.
>
> S'il faille malgré tout que je revois ma façon de m'organiser, je me
> rappelle les propos d'un illustre professeur qui m'avaient été relatés.
>
> Ce dernier exposait que le temps que nous avons est comparable à une caisse
> que l'on doit remplir avec des cailloux.
>
> En effet, selon lui, il convient de mettre dans notre caisse d'abord les
> plus gros cailloux, puis les cailloux moyen, puis enfin les cailloux
> sabloneux en secouant bien la caisse pour que ces derniers passent bien
> entre les plus gros pour s'immisser au fond de la caisse.
>
> Vous l'aurez compris, la taille des cailloux représentant ici la priorité ou
> l'importance des choses que nous devons faire dans notre vie. Et c'est à
> tout un chacun de définir ces ordres de priorité.
>
> Quoi que dans mon cas ça ne m'arrange pas trop car j'estime que toutes les
> choses que j'ai cité plus haut sont aussi importantes les unes que les
> autres.
>
> Que faire ?
>
> Yannick Daniel Youalé
> La programmation est une religion. Aimez-la, ou quittez-la.
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