Le 3 oct. 2010 à 18:29, apneadiving a écrit :

> Bonsoir,
> 
> Je ne comprends pas ce besoin de partir à la charge d'une offre
> d'emploi.
> Ok, elle ne correspond pas à tous, mais en attendant, elle fera peut-
> être manger quelqu'un et c'est déjà très bien.
> 
> Ayez une vision d'ensemble: tirer sur les recruteurs n'est pas
> spécialement viable à long terme.
> 
> Bien à vous,
> 
> Ben
> 
> On Oct 3, 5:22 pm, Frédéric Logier <[email protected]> wrote:
>> Le vendredi 01 octobre 2010 à 10:08 -0700, Julien Hugon a écrit :
>> 
>>> Bonsoir,
>> 
>>> Je tenais à m'excuser de ne pas avoir posté une offre à la hauteur de
>>> vos compétences.
>>> Si vous ne cherchez pas de job, expliquez moi pourquoi vous cliquer
>>> sur un lien "Offre de job" ?
>> 
>> Heu votre premier mail ne contenait pas de lien mais votre offre
>> complète envoyée sur la mailing liste RailsFrance.
>> 
>> Quant au fond de l'annonce je doute que vous puissiez attirer des
>> développeurs expérimenté, i.e avec plus d'expérience que vous, avec un
>> énième site web de rencontre. Enfin je dis ça je dis rien....


Bonsoir,

Bien que n'étant pas l'auteur de la diatribe sus-mentionnée, je vais tâcher de 
répondre à la question du "pourquoi".

Cela fait des années – 12 ou 13 ans – que je vois passer sur les listes de 
diffusion techniques des petites annonces émanant de startups montées par des 
commerciaux / marketeux recherchant "Un associé motivé, talentueux et ouvert 
d’esprit qui aura le rôle de Lead Developper, et Technical Lead de l'équipe." 
Autrement dit un développeur prêt à faire l'ouvrir du Web en échange d'un 
nombre ridicule de parts de la société à défaut d'un salaire qui les fasse 
manger. Si vous relisez l'annonce sus-citée, il n'est nulle part fait mention 
d'un salaire ou d'une quelconque rémunération. 

En fait, ce genre d'annonces ressemble plus à un vaste foutage de gueule 
qu'autre chose, et ça pourrait presque faire rire, si ce n'était si triste. Le 
schéma bêta + levée de fonds + on se gave et on devient le nouveau Facebook, ça 
fait longtemps que ça ne marche plus, si ça a jamais marché. On a connu une 
première bulle durant laquelle les deux premières étapes se validaient 
facilement (souvent pas besoin d'une bêta pour lever), mais aujourd'hui les 
choses ont changé : pour lever il faut des clients, et des sites de rencontre, 
il y en a pléthore, au point que le marché soit plus que saturé, entre les 
sites généralistes, les sites orientés cul, et les sites de niche genre 
rencontre pour Amish. J'ajouterai à cela qu'il faut trouver un vrai concept 
pour attirer les utilisateurs / clients et faire prendre la sauce afin 
d'obtenir la masse critique d'utilisateurs permettant de rendre le site 
suffisamment attractif pour attirer les autres... voir à ce sujet 
http://t37.net/foursquare-est-il-deji-mort-ou-le-triste-monde-tragique-des-services-sociaux-qui-ne-servent-i-rien.html
 /autopromo. Pour ce qui est des sites de rencontre, je n'ai rien vu d'innovant 
depuis 2007 et Adopte Un Mec qui repose sur une base de psychologie inversée 
absolument géniale.

Je comprends tout à fait la réaction de mon coreligionnaire en développement 
Rails, même si je la trouve déplacée et rédigée dans un français douteux. Je ne 
fais même plus attention à ce genre d'offres qui semble avoir été copiée / 
collée dans un appendice de The Art Of Start de Kawazaki doublé d'un manuel 
d'école de commerce. Contrairement à une idée reçue malheureusement bien 
établie, les développeurs ne sont pas des imbéciles prêts à faire les esclaves 
jour et nuit pour quelques actions qui ne vaudront jamais plus que celles 
d'Eurotunnel, avec, dans le meilleur des cas, l'assurance de voir leur 
"associé" – je mets le terme entre guillemets – se faire des couilles en or sur 
leur dos. Je comprends cependant que l'aventure startup puisse tenter – moi le 
premier – et qu'il se trouve certainement des gens ici qu'un projet 
véritablement innovant, motivant, et crédible. 

Mais les offres d'emploi qui transpirent le bullshit 2.0 bêta (c)(r)(tm) à des 
kilomètres, elles n'ont pas leur place ici.

Mes deux cents dominicaux et vespéraux.

Frédéric, empêcheur de bullshiter en rond depuis 1978

-- 
Frédéric de Villamil
"What's mine is mine. What's yours is still unsetteled" – Go player proverb
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