Microbes résistants et manque de nouvelles molécules font craindre aux 
chercheurs réunis à Boston une crise sanitaire majeure. 

        
        
        Et
si l'humanité retombait dans la situation sanitaire qui prévalait avant
la découverte de la pénicilline, le premier antibiotique découvert en
1929 par le médecin britannique Alexander Fleming? Ce scénario
catastrophe, eu égard aux millions de vies humaines sauvées par ces
médicaments anti-infectieux, émane de chercheurs réunis depuis dimanche
à Boston (États-Unis) à l'occasion de la 50e conférence annuelle de 
l'Interscience Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy (ICAAC). 
 D'un
côté, le nombre de cas de bactéries multirésistantes, contre lesquelles
il n'existe plus aucun antibiotique efficace, ne cesse de croître aussi
bien dans les pays riches que dans les pays en développement. En
Europe, ces «super» microbes sont d'ores et déjà responsables de 25.000
décès par an. Par ailleurs, une étude récente vient de signaler
l'émergence, en Inde et au Pakistan, de souches bactériennes ultrarésistantes
qui pourraient coloniser la planète en quelques années, à commencer par
le Royaume-Uni qui a conservé des liens étroits avec son ancienne
colonie.
 De l'autre, «il est clair que l'industrie
pharmaceutique ne répond pas aux besoins de la médecine», a déploré
devant la presse le Dr Ursula Theuretzbacher, du Centre des agents
anti-infectieux à Vienne.
  
Faible rentabilité  En
dix ans, le nombre de nouveaux antibiotiques produits ou en
développement a chuté de moitié, a reconnu Gary Noel, du laboratoire
américain Johnson and Johnson. Selon ce spécialiste, il n'y aurait pas
plus d'une cinquantaine d'antibiotiques à l'étude sur l'ensemble de la
planète, que ce soit dans les laboratoires des Big Pharmas ou dans les
sociétés de biotechnologies… Plus préoccupant encore, «les quelques
molécules potentiellement capables de neutraliser les agents microbiens
multirésistants ne seront pas sur le marché avant deux à quatre ans au
plus tôt», estime M. Noel.
 La faible rentabilité des
antibiotiques, comparée aux anticancéreux, aux psychotropes
(antidépresseurs, anxiolytiques…) ou aux médicaments contre les
maladies cardiovasculaires, explique ce désintérêt. Les agents
multirésistants ne représentent qu'un petit marché et les antibiotiques
dits de ville suffisent -mais pour combien de temps à encore- à venir à
bout de la plupart des infections bactériennes (angines, infections
urinaires ou abdominales…).


tirée de: 
http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2010/09/13/01030-20100913ARTFIG00715-l-inquietante-resistance-aux-antibiotiques.php

                                          

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