Bonsoir la toile,
Jean Claude, l'inquiétude est grande. Je suis en train de penser à un lobbing 
de 
la part des médias auprès de décideurs.
Prince Yassa




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De : jean claude BIGIRINDAVYI <[email protected]>
À : RMASTEP <[email protected]>
Envoyé le : Mar 14 septembre 2010, 11h 32min 43s
Objet : [REMASTP] Microbes résistants et manque de nouvelles molécules font 
craindre aux chercheurs réunis à Boston une crise sanitaire majeure.


Microbes résistants et manque de nouvelles molécules font craindre aux 
chercheurs réunis à Boston une crise sanitaire majeure.  Et si l'humanité 
retombait dans la situation sanitaire qui prévalait avant la découverte de la 
pénicilline, le premier antibiotique découvert en 1929 par le médecin 
britannique Alexander Fleming? Ce scénario catastrophe, eu égard aux millions 
de 
vies humaines sauvées par ces médicaments anti-infectieux, émane de chercheurs 
réunis depuis dimanche à Boston (États-Unis) à l'occasion de la 50e conférence 
annuelle de l'Interscience Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy 
(ICAAC). 

D'un côté, le nombre de cas de bactéries multirésistantes, contre lesquelles il 
n'existe plus aucun antibiotique efficace, ne cesse de croître aussi bien dans 
les pays riches que dans les pays en développement. En Europe, ces «super» 
microbes sont d'ores et déjà responsables de 25.000 décès par an. Par ailleurs, 
une étude récente vient de signaler l'émergence, en Inde et au Pakistan, de 
souches bactériennes ultrarésistantes qui pourraient coloniser la planète en 
quelques années, à commencer par le Royaume-Uni qui a conservé des liens 
étroits 
avec son ancienne colonie.
De l'autre, «il est clair que l'industrie pharmaceutique ne répond pas aux 
besoins de la médecine», a déploré devant la presse le Dr Ursula 
Theuretzbacher, 
du Centre des agents anti-infectieux à Vienne.


Faible rentabilitéEn dix ans, le nombre de nouveaux antibiotiques produits ou 
en 
développement a chuté de moitié, a reconnu Gary Noel, du laboratoire américain 
Johnson and Johnson. Selon ce spécialiste, il n'y aurait pas plus d'une 
cinquantaine d'antibiotiques à l'étude sur l'ensemble de la planète, que ce 
soit 
dans les laboratoires des Big Pharmas ou dans les sociétés de biotechnologies… 
Plus préoccupant encore, «les quelques molécules potentiellement capables de 
neutraliser les agents microbiens multirésistants ne seront pas sur le marché 
avant deux à quatre ans au plus tôt», estime M. Noel.
La faible rentabilité des antibiotiques, comparée aux anticancéreux, aux 
psychotropes (antidépresseurs, anxiolytiques…) ou aux médicaments contre les 
maladies cardiovasculaires, explique ce désintérêt. Les agents multirésistants 
ne représentent qu'un petit marché et les antibiotiques dits de ville suffisent 
-mais pour combien de temps à encore- à venir à bout de la plupart des 
infections bactériennes (angines, infections urinaires ou abdominales…).


tirée de: 
http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2010/09/13/01030-20100913ARTFIG00715-l-inquietante-resistance-aux-antibiotiques.php


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