(voici l'article qu'elle a publié hier sur son blog
http://jumelles-blog.africaciel.com/afrique/art-11607-index.html) Médias: Le
REMASTP face à ses turpitudes
 Mercredi 19 Janvier 2011 à 11:47:22

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Les jeux sont désormais lancés pour le Réseau des Médias Africains dans le
Sida, la Tuberculose et le Paludisme.

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Deux ans déjà que le réseau des Médias Africains dans le Sida, la
Tuberculose et le Paludisme (REMASTP) a été crée. Très peu de journalistes
vivant par exemple à Yaoundé, la capitale du Cameroun connaissait son
existence. Certains avaient été informés le lundi 13 décembre 2010, par la
représentation de l’ONUSIDA  au Cameroun, emmené par son coordonnateur
Mamadou Lamine Sakho. Et au cours de la session de restitution de l’atelier
sous régional organisé du 5 au 8 octobre dernier sur le thème *«Médias,
VIH/Sida, genre et droits humains en Afrique de l’Ouest et du Centre».*



Rencontre au cours de laquelle la trentaine de représentants de la presse de
19 pays de deux sous régions susmentionnées avaient été imprégnés de
l’évolution des projets de lois et avants projets de lois jusqu’ici rédigés
et/ou promulgués sur le continent. Au menu des travaux également, il était
question de former les participants à la rédaction des articles liés au
genre, notamment aux problèmes des minorités sexuelles dans leur globalité.
D’emblée ce 13 décembre, Lamine Sakho qui modérait la session avait tenu à
présenter à l’assistance le nouveau bureau de REMASTP local, et ceux de ses
membres promus à des postes au sein de la représentation régionale africaine




L’annonce de la promotion de Jean Pierre Elobo, chef de chaîne d’une Radio
de la place comme Coordonnateur de la branche nationale et de Flore Behalal,
ancienne coordonnatrice à la vice présidence africaine avait soulevé l’ire
des participants. Ces derniers voulant tout savoir sur le création du
réseau, sa mise sur pied, son fonctionnement, le mode de désignation de ses
responsables, les raisons de l’absence des confrères de la presse anglophone
dans le bureau, etc. Mais ces préoccupations avaient très vite été balayées
par monsieur Sakho selon qui *«le REMASTP n’est pas un parti politique, il
s’agit d’avoir un groupe de personnes engagées qui fasse le boulot». *

* *

Avant de conclure, visiblement irrité, qu’un réseau de journalistes n’est
pas astreint à l’exigence de démocratie, et donc, avait-il conclut, le débat
sur la sujet est un débat stérile. Dans la salle pendant un moment, son
propos avait fait place nette à un silence pesant. Rompu par l’orateur qui
invitait les représentants de la presse à soulever des préoccupations liées
au sujet à l’ordre du jour, plutôt qu’au mode de désignation des membres du
bureau local. Mais en face, les participants avaient déjà été refroidis, et
conversaient désormais entre eux. A la place des échanges sur le rôle des
médias dans la croisade contre les trois pandémies, on avait eu droit à un
brouhaha ambiant, troublé par deux petites questions sur une fois de plus,
la vie du réseau.



Pour mémoire, le REMASTP  national a été mis sur pied au Cameroun en 2009,
par madame Thérèse Belobo, à l’époque chargée de la communication du Comité
national de lutte contre le Sida (Cnls). C’est elle qui à son retour
d’Abidjan où avait été initié ce mouvement avait convoqué et réunit une
vingtaine de journalistes de divers médias publics et privés dans les
installations de la structure qui l’employait. Le bureau fut mis sur pied au
terme de la deuxième rencontre du genre, avec madame Bolobo comme
présidente, et Flore Bahalal comme membre du bureau. Mais par un coup de
baguette magique, c’est cette dernière qui préviendra par mail les membres
de la reprise en main des affaires du réseau, pour des raisons encore très
floues dont son départ imminent à la retraite brandit par madame Behalal.



C’est également elle qui dans son coin va reconstituer toute seule le
nouveau bureau national. Lequel sera officiellement installé quelques mois
plus tard la même année 2009 par Bamba Youssouf, le président régional.  A
cette époque, la poignée d’«adhérents qui compose le branche locale a décidé
de laisser passer étant donné que l’on est à la première année de
fonctionnement. *«On allait la juger au pied du mur, en attendant la
prochaine assemblée générale»*, pensait-on. Durant l’année qui a suivit,
presque aucune activité n’a été réalisée, ni aucune réunion de coordination.
Puis vint l’atelier sous régional, qu’avait du peaufiner sur place, et
contre son gré, Bamba Youssouf, le président du REMASTP Afrique a la veille
de l’ouverture de la cérémonie.



Parce que lorsqu’il arrive à Yaoundé une semaine avant la tenue de la
rencontre, aucun document y relatif n’est prêt. Le week-end précédant
l’atelier  avait été consacré à la confection des dossiers de presse et
autres discours. Le Jour-J, le gros des journalistes de santé de la ville
venus couvrir l’événement découvrira pour la première fois l’existence de
cette association. Selon le programme préétabli, ladite restitution devait
avoir été faite aux lendemains de l’atelier sous régional, et avant le
1erNovembre 2010, date de lancement du concours pour le meilleur
article sur le
gendre et les droits humains. Suivie en assemblée générale (AG) du
renouvellement du bureau national.



Mais en guise d’AG, c’est depuis Abidjan que monsieur Bamba Youssouf a
lui-même désigné l’équipe dirigeante du Cameroun, en y intégrant des
confrères nouvellement arrivés. Au final l’ancien bureau a été limogé sans
avoir été évalué, et certains de ses membres reconduits sans leur
consentement. A cette date, le REMASTP Cameroun est réduit aux seuls membres
du bureau. Près d’une dizaine de personnes *«qui joueront le jeu»* comme l’a
écrit dans un article un confrère Béninois membre du réseau à l’issue d’une
réunion dans son pays. A la lumière de ce qui précède, on peut dire sans
risque de se tromper que le REMASTP telle qu’il est constitué aujourd’hui ne
sera qu’un groupe de prébende tout juste bon pour combler des trous.



Puisque l’Assemblée générale élective devant clôturer  les travaux de
Yaoundé n’a pas eu lieu finalement. Rendu à sa deuxième année de vie,
l’ensemble des adhérents régulièrement inscrits ou non n’a pas eu
l’opportunité d’élire leur équipe de direction. Tout le bureau régional a
été fabriqué par monsieur Bamba. Quelques-uns de ses membres avoueront avoir
été consultés à huis clos. On peut de ce fait présumer que les articles
publiés par ces hommes et femmes des médias issus du réseau seront également
orientés selon la politique de bâillonnement prônée par Bamba Youssouf et
consorts.



Au Cameroun en ce moment, le pays touche le fond en matière de contrôle des
grandes endémies, mais ces journalistes prisonniers du factuel n’en ont
cure. Les malades atteints de Vih/sida ou de tuberculose promènent leur
détresse d’un hôpital à un autre à la recherche des médicaments
subventionnés, en vain. La pénurie d’antirétroviraux (Arv) et
d’antituberculeux notamment dure depuis plus de deux mois, mais personne
n’en parle. Certains iront requérir le sponsoring de l’ONUSIDA pour faire
leur travail. Et ainsi poursuivre le jeu.


»  Auteur: Ndjabun Irène Sidonie
journaliste<http://jumelles-blog.africaciel.com/afrique/cont-%20-index.html>

-- 
Flore BEHALAL
Journaliste Principale
Première Secrétaire Exécutive Adjointe du REMASTP en Charge de l'Afrique
Centrale
Coordonnatrice Pays du REMASTP-CAMEROUN
00237 96 55 80 40
00237 7746 7784

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