Chers collègues
Nous avons reçu ce jour, cette information de la part du réseau des 
organisations de personnes vivant avec le vih en Côte d'Ivoire.
Elle concerne les difficultés pour le financement de la lutte et nécessite une 
large publication pour interpeller l'opinion nationale et internationale.
A la veille de la journée mondiale de lutte contre le sida, cela devrait être 
un bon sujet pour nos organes respectifs.
Bamba Youssouf

A la veille de la journée mondiale de lutte contre le sida
Les pays riches signent la fin de l’accès aux traitements.
 publié en ligne : 25 novembre 
2011http://www.actupparis.org/spip.php?article4704Lors
 de la réunion de son conseil d’administration réunit à Accra cette 
semaine, le Fonds Mondial a supprimé son 11ème tour d’appel à projets 
(R11) par manque de financement et prive ainsi les malades des pays du 
sud de traitements vitaux sans lesquels ils mourront.A une semaine du 1er 
décembre, journée mondiale de lutte
 contre le sida, le premier bailleur de traitements antirétroviraux au monde, 
le Fonds Mondial
 de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, créé en 2002 
pour permettre aux malades des pays pauvres d’accéder à un traitement, a
 pris mardi lors de son conseil d’administration au Ghana une décision 
historique. En l’absence de financements et sous la pression des pays 
donateurs, le conseil d’administration a en effet pris la décision de 
supprimer son 11ème tour d’appel à projet. Concrètement, cela signifie 
que de très nombreux malades des pays en développement, en théorie 
éligibles aux traitements (c’est-à-dire étant en dessous de 200 CD4 
selon les recommandations de l’OMS) ne pourront pas y avoir accès, et 
sont aujourd’hui sur
 liste d’attente.Si 6,6 millions de personnes sont 
actuellement sous ARV, et que les pays réunis aux Nations Unies à New 
York en juin dernier s’étaient engagés à ce que 15 millions de personnes
 aient accès aux traitements d’ici 2015, ces objectifs semblent 
réellement compromis par la décision historique prise à Accra sous la 
pression des donateurs, notamment des Etats-Unis. La décision prise à 
Accra marque en réalité un coup d’arrêt à la lutte pour l’accès 
universel aux traitements.Dans les pays en développement, de 
nombreux malades ont aujourd’hui besoin de traitement, de première 
génération notamment. Mais garantir l’accès aux soins, signifie 
également garantir l’accès aux traitements de 2nde et 3ème générations, 
aux traitements contre les infections opportunistes, contre les maladies
 chroniques, ainsi qu’aux diagnostics et au suivi biologique. La 
disponibilité de ressources humaines en
 santé et de matériel hospitalier est également cruciale. Le Fonds 
Mondial finançait également des programmes de prévention, notamment à 
destination des populations les plus touchées par la pandémie.La
 décision prise à Accra compromet tout cela. Alors que l’on sait 
aujourd’hui comment espérer contrôler l’épidémie, cette décision 
compromet les efforts réalisés. Cette décision condamne à mort, à la 
veille de la journée mondiale de lutte contre le sida, des millions de 
malades des pays pauvres et sonne comme un renoncement, notamment à ce 
que les contaminations explosent, comme le nombre de morts. Les
 pays donateurs doivent d’urgence se réunir et renflouer les caisses du 
Fonds. La crise économique ne peut servir de prétexte. Les pays riches 
ont les moyens, par une fiscalité plus juste, par une meilleure 
répartition des efforts financiers et par un soutien aux génériques qui 
permettraient de faire
 baisser le prix, d’assurer l’accès universel aux traitements. Leur 
décision n’est donc pas une fatalité : c’est un choix politique 
librement accepté de faire mourir des millions de personnes, choix sur 
lequel Obama, Sarkozy et les autres doivent revenir.

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PS:
 C'est plus facile de trouver les financements nécessaires aux massacres
 armés ... alors si on peut faire l'économie  de guerres et de 
"révolutions" par VIH interposés, c'est tout bénéf. Dr Hédi ACHOURI
Ministère de la Santé Publique
Tunis 1030 Tunisie

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