Bonsoir président 
 
C'est tellement grave qu'il faudrait nous envoyer les photos pour que l'on 
puisse illustrer cet article et l'éditorial de notre rédaction sur ce scandale
Iboun CONTÉ
Rémastp/Guinée 

De : Youssouf Bamba <[email protected]>
À : [email protected] 
Cc : [email protected]; Coulibaly Zoumana <[email protected]>; TOURE YELLY 
<[email protected]>; YAYA Coulibaly <[email protected]>; 
[email protected]; Dao Maïmouna <[email protected]> 
Envoyé le : Mercredi 30 Novembre 2011 13h34
Objet : [REMASTP] Les pays riches signent la fin de l’accès aux traitements.

Chers collègues
Nous avons reçu ce jour, cette information de la part du réseau des 
organisations de personnes vivant avec le vih en Côte d'Ivoire.
Elle concerne  le financement de la lutte dans nos pays et nécessite une large 
publication pour interpeller l'opinion nationale et internationale.
A la veille de la journée mondiale de lutte contre le sida, cela devrait être 
un bon sujet pour nos organes respectifs.
Bamba Youssouf

A la veille de la journée mondiale de lutte contre le sida

Les pays riches signent la fin de l’accès aux traitements. 
publié en ligne : 25 novembre 2011
http://www.actupparis.org/spip.php?article4704
Lors de la réunion de son conseil d’administration réunit à Accra cette 
semaine, le Fonds Mondial a supprimé son 11ème tour d’appel à projets (R11) par 
manque de financement et prive ainsi les malades des pays du sud de traitements 
vitaux sans lesquels ils mourront.
A une semaine du 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, le 
premier bailleur de traitements antirétroviraux au monde, le Fonds Mondial de 
lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, créé en 2002 pour 
permettre aux malades des pays pauvres d’accéder à un traitement, a pris mardi 
lors de son conseil d’administration au Ghana une décision historique. En 
l’absence de financements et sous la pression des pays donateurs, le conseil 
d’administration a en effet pris la décision de supprimer son 11ème tour 
d’appel à projet. Concrètement, cela signifie que de très nombreux malades des 
pays en développement, en théorie éligibles aux traitements (c’est-à-dire étant 
en dessous de 200 CD4 selon les recommandations de l’OMS) ne pourront pas y 
avoir accès, et sont aujourd’hui sur liste d’attente.
Si 6,6 millions de personnes sont actuellement sous ARV, et que les pays réunis 
aux Nations Unies à New York en juin dernier s’étaient engagés à ce que 15 
millions de personnes aient accès aux traitements d’ici 2015, ces objectifs 
semblent réellement compromis par la décision historique prise à Accra sous la 
pression des donateurs, notamment des Etats-Unis. La décision prise à Accra 
marque en réalité un coup d’arrêt à la lutte pour l’accès universel aux 
traitements.
Dans les pays en développement, de nombreux malades ont aujourd’hui besoin de 
traitement, de première génération notamment. Mais garantir l’accès aux soins, 
signifie également garantir l’accès aux traitements de 2nde et 3ème 
générations, aux traitements contre les infections opportunistes, contre les 
maladies chroniques, ainsi qu’aux diagnostics et au suivi biologique. La 
disponibilité de ressources humaines en santé et de matériel hospitalier est 
également cruciale. Le Fonds Mondial finançait également des programmes de 
prévention, notamment à destination des populations les plus touchées par la 
pandémie.
La décision prise à Accra compromet tout cela. Alors que l’on sait aujourd’hui 
comment espérer contrôler l’épidémie, cette décision compromet les efforts 
réalisés. Cette décision condamne à mort, à la veille de la journée mondiale de 
lutte contre le sida, des millions de malades des pays pauvres et sonne comme 
un renoncement, notamment à ce que les contaminations explosent, comme le 
nombre de morts. 
Les pays donateurs doivent d’urgence se réunir et renflouer les caisses du 
Fonds. La crise économique ne peut servir de prétexte. Les pays riches ont les 
moyens, par une fiscalité plus juste, par une meilleure répartition des efforts 
financiers et par un soutien aux génériques qui permettraient de faire baisser 
le prix, d’assurer l’accès universel aux traitements. Leur décision n’est donc 
pas une fatalité : c’est un choix politique librement accepté de faire mourir 
des millions de personnes, choix sur lequel Obama, Sarkozy et les autres 
doivent revenir.-- 
PS: C'est plus facile de trouver les financements nécessaires aux massacres 
armés ... alors si on peut faire l'économie  de guerres et de "révolutions" par 
VIH interposés, c'est tout bénéf.

Dr Hédi ACHOURIMinistère de la Santé PubliqueTunis 1030 Tunisie  -- Vous 
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