"Sur le plan historique, ces termes et d�finitions
remontent aux ann�es 1950 "
Comme tu peux le constater, le terme
n'est pas tellement r�cent !
Pour �tre plus pr�cis dans la
d�finition de BPCO :
"L'emphys�me pulmonaire, en r�duisant les
forces de recul �lastique, provoque la r�duction des d�bits expir�s
maximaux, sans obstruction (obstacle) v�ritable au niveau des bronches :
d'o� l'insistance de certains auteurs anglophones � pr�f�rer le terme de CAL
(Chronic Airflow Limitation) � celui de COPD (Chronic Obstructive Pulmonary
Disease) �quivalent de notre BPCO."
R�f�rence web: http://www.medinfos.com/principales/fichiers/pm-pne-insuffbpco.shtml
Cet extrait de Medinfos nous �claire �galement sur
l'�quivalent francophone qu�b�cois de COPD, qui est tout simplement
une traduction directe, ce qui nous donne MPOC, soit Maladie
Pulmonaire Obstructive Chronique.
Maintenant, on pourrait discuter ad vitam eternam des
diff�rences subtiles des diff�rentes affections du syst�me
respiratoire, mais pour r�pondre plus pr�cis�ment � ta
question, BPCO ne remplace pas MPOC; c'est juste que c'est un
terme strictement utilis� en France, et pas du tout ici au
Qu�bec.
Personnellement, bien que je suis un ardent d�fenseur
de la langue fran�aise, je suis capable de discernement, et je
n'ai aucun probl�me � utiliser MPOC dans la vie de tous les jours,
BPCO est juste un autre exemple des �normes diff�rences culturelles
entre les fran�ais et des qu�b�cois quant � l'usage des termes
m�dicaux. Je ne vois aucune pertinence � changer MPOC, terme
tr�s bien connu et compris, m�me par la population. M�me chose pour
ACV, qui �tait tr�s connu par tous, jusqu'� ce qu'un quelconque
pseudo-sp�cialiste qui n'avait rien d'autre � faire cette journ�e-l�,
s'aper�oive que l'emphase devait �tre maintenant sur l'aspect VASCULO de la
maladie, plut�t que sur l'aspect C�R�BRO.
Attention, je ne dis pas qu'il avait tort
th�oriquement parlant, mais seulement que je consid�re qu'il n'y avait
aucune raison de modifier un terme m�dical parfaitement connu de la
population, pour de simples raisons de s�mantique. L'acceptation
universelle de l'abr�viation ACV avait permis d'�liminer du langage courant
des termes anciens, pertinents mais utilis�s hors-contexte,
comme thrombose, attaque c�r�brale, embolie et j'en
passe.
Ultimement, le probl�me au Qu�bec est qu'on n'a pas
d'�quivalent de l'Acad�mie Fran�aise en France; � qui donc se r�f�rer
en cas de litige ? Svp, ne me parlez pas de l'Office de la
Langue Fran�aise, avec leur "chien chaud" et leur ridicule "hambourgeois"
! Et dans le domaine m�dical, c'est la loi de la jungle,
n'importe quel ti-coune peut "inventer" une abr�viation ou un acronyme
et r�ussir � la diffuser suffisamment, souvent par l'entremise
d'organismes officiels, sans que personne ne la questionne, car tout
le monde veut �tre "branch�" !
M�me chose en formation pr�hospitali�re: qui n'a pas
�t� oblig� d'apprendre par coeur l'acronyme "SAMPLE" ? Pourtant,
voulez-vous bien me dire en quoi c'est suppos� �tre une m�motechnique
efficace pour un cerveau francophone quand �a n'a absolument aucune
r�sonance naturelle ? J'ai plein d'autre exemples, mais ce sera
pour une autre fois !
Andr� Beaulieu
param�dic membre
APPQ
Mont�al-Laval
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