Jeff C'est certain que j'aurais entrepris le salin le plus tôt possible.
Les contraintes fonctionnelles de réanimation influencent grandement l'administration des bolus cependant. Je ne t'apprendrai rien en te disant que le tonus veineux est quasi inexistant lors d'un choc grave ou d'un ACR, et que partir un IV avec une 14g ou un 16g est plus difficile qu'avec une 18g ou une 20g (bien que certaines personnes pourraient manquer un clou dans un tuyau de poêle, mais bref). Donc si on s'enligne vers une perfusion d'urgence avec une 18g, ton bolus normal de 250cc va prendre un bon 10 minutes à s'infuser, never mind le litre complet. D'où mon approche simultanée des amines avec le bolus. Une fois les amines entrepris, on se lance vers un jugulaire externe pour avoir une deuxième voie veineuse à gros débit, et tu pousses ton deuxième bolus plus rapidement. Les paramédics de Montréal sont pas mal "king" sur les jugulaires externes, donc il est probable qu'içi les paramédics auraient pu partir directement avec une jugulaire. Ca changerait la vitesse du bolus, mais ça n'aurait probablement pas plus de résultat en bout de ligne. Le point que je voulais amener initiallement, c'est que j'aurais donné une drip d'amine plutôt que les bolus, en gardant en tête que le bolus n'allait probablement pas donné grand chose. Dans le cas mentionné, je compare ça à une automobile avec un grosse cylindrée. Si tu écrases la pédale dans le fond (bolus d'épi) l'auto va faire du surplace et ne va pas avancé ou à peine. Si tu appuies sur la pédale graduellement (drip d'épi) l'auto va avancer jusqu'au limite possible du moteur (coeur) ou jusqu'à ce que tu atteignes la vitesse que tu désires. Mais je ne suis pas un spécialiste des drips d'épi. Charles a plus pas mal plus d'expérience et de connaissance là-dessus. J'en défère à lui sur ça. Salutations Stéphan Gascon On 7/9/07, jeffery brown <[EMAIL PROTECTED]> wrote:
Stéphan, T'aurais pas débuté avec un simple bolus de 1000 de salin? KISS, no? Jeff Brown On 7/9/07, stephan gascon < [EMAIL PROTECTED]> wrote: > Pour répondre à la question, non pas vraiment. Bien entendu, on parle > d'une analsye rétrospective d'un résumé de cas. > > On comprend à la lecture du réçit, que le patient est en choc > cardiogénique. Le bolus n'est bien sûr pas une mauvaise idée, mais le > raisonnement de l'intervenant est basé sur des bases de traumatologie > plutôt que de base cardiologique. > > Pour l'avoir vu à l'échocardiogramme, une personne peut avoir un > rythme sinusal sur le moniteur, avoir une fonctionnement du coeur, et > pas avoir d'éjection de sang du coeur (au son, le coeur éjectait du > sang au 3-4 battements). > > Le fait que la machine donnait une pression mais qu'il n'y avait pas > de pouls carotidiens ou fémoraix et associé au fait que le patient > respirait à une fréquence normale m'enligne plus sur un choc > cardiogénique sévère plus qu'un AESP. Le fait qu'il est un GCS qui > augmente après des interventions de base m'oriente plus vers un choc > profond qu'un AESP. > > Pour ma séquence de soins, j'aurais plutôt opté pour partir une > perfusion d'amine, genre drip d'épinéphrine ajustée au résultat, > plutôt que des bolus d'épinéphrine et des compressions externes. La > pression est en haut de 80 sans évidence de surcharge, donc on aurait > pu ajouter dobutamine ou dopamine (on comprend que ce sont les 3 > presseurs normalement utilisés en préhosp) en fonction des saveurs > locales. > > Puis transport vers le CH pour une prise en charge par un urgentologue > puis un cardiologue. Un écho cardiaque aurait été révélateur sur > l'étendu de la fonction cardiaque réelle. > > Tu laisses pas un AESP à la maison, surtout avec un rythme à 140 et la > machine qui te donne une pression dans les 80. Tu peut faire pas mal > de chemin avec ça. > > On repassera pour la "longue réanimation" à la maison. > > En ce qui a trait à l'absence de pouls carotidien, une étude d'il y a > qq années indiquait que les professionnels de la santé avaient de la > difficulté à palper un pouls carotidien. > > Dans l'ensemble, quelqu'un a parti sur un diagnostique (AESP) et ne > l'a pas ajusté (vers choc cardiogénique sévère) en fonction de > L'ENSEMBLE des éléments cliniques disponibles (pression artérielle > présente, rythme cardiaque organisé, GCS qui augmente) pour optimiser > la séquence de traitement au patient. > > Mon opinion, bien sûr. > > Stéphan Gascon > > > On 7/8/07, Alexandre Lacombe < [EMAIL PROTECTED]> wrote: > > Auriez-vous fait les memes gestes ? > > > > http://www.swissrescue.ch/feedback/feedback_affiche2.php?id=67 > > > > > > --------- > > Plusieurs autres resume d'intervention a l'adresse suivante: > > > > http://www.swissrescue.ch/index.php?rubrique=feedback_affiche1&lang=f > > > >
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