Stéphane,

Je vous leve mon chapeau -- vous avez trouvez un façon de faire ici au
Québec en 18 mois que que nos confrères et consoeurs de la Nouvelle-Écosse
ont pris deux ans pour faire.

Il faut dire qu'ils avaient un appui politique du plus haut niveau (Dr Ron
Stewart) et la décision politique de modifier le système du fond en comble
-- des services privés aux soins avancées avec système héliporté -- tout un
changement!

Mais vraiment, pensez vous que nous, les simples Québecois et Québecoises,
auront un gouvernement qui irai de l'avant, même en ne pas tenant compte des
objections (nombreusese) du CMQ, FMOQ, OIIQ, et d'autres?

On s'en parlerais avec une bonne bière, mais, personnellement, je ne crois
pas que le gouvernement a assez de cou..... pour faire un telle geste,
voyons!  Ils consultent sur tous, du plus petit au plus gros des dossiers.

J'espère que vous avez raison, et que j'ai tord!!!

Jeff Brown, EMT-P, ACP/PSA






On 7/19/07, stephan gascon <[EMAIL PROTECTED]> wrote:

Ce qu'il y a de malheureux, encore une fois, c'est que malgré une
"enquête" de l'Agence et du coroner, rien ne va résulter de ça, pour
des raisons de guerres de clocher.

Dicaire a clairement dit ce qui devait être fait en 2001, et la
situation n'a pas changé.

1- Centres de communications santé régional
2- Régionalisation des services offerts
3- Professionnalisation des paramédics
4- Implantation du Profil National des Compétences Professionnelles (APPQ)
5- Implantation de soins avancés.

Mais faire ça veut dire que des gens qui n'ont aucun intérêt aux SOINS
préhospitaliers perdent au change:

1- Les compagnies d'ambulances perdent le contrôle sur comment ils
déploient leurs flottes, mais surtout les argents qui viennent avec la
répartition de la flotte.
2- Déploiement dynamique de la flotte dans d'autres secteurs
d'opérations que celui subventionnés, donc perte de subvention par les
compagnies d'ambulances pour certains appels.
3- Augmentation des revendications, donc augmentation des frais
encourus. Et perte de contrôle sur certains aspects du travail des
employés.
4- Meilleures formations égale augmentation des revendications.
5- Menace à la collectivité médicale, donc braquage en règle du CMQ et
de la FMOQ.

Il est clair dans mon esprit que l'étatisation du système
préhospitalier d'urgence est maintenant une nécessité, car les
services d'ambulances n'ont aucunement la priorité de service mais
bien la priorité des profits. Ca devra se faire par étapes, les mêmes
qu'à Montréal.

1- Faire une division autonome de gestion et d'opération de SPU dans
chaque Agence
2- Faire un CCS par Agence, relevant de la division SPU
3- Transférer le lien d'emploi des paramédics vers la division SPU
4- Transférer la gestion matérielle vers la division SPU
5- Unifier les divisions SPU sous un même sous-ministre adjoint, qui
ne s'occupe uniquement que du SPU, comme la SQ.

Étape 1: un mois (chaque agence a déjà qq chose en place, reste à
paufiner le tout)
Étape 2 et 3: simultanément: 3 mois
Étape 4: un an (inventaires, transferts de titres, etc).
Étape 5: 18 mois.

Le tout roule en simultané.

Une fois en place, on peut regrouper les centrales pour les rendres
plus fonctionnelles régionalement. Les entreprises d'ambulances louent
leurs installations jusqu'à ce que d'autres arrangements soient faits.
Ou carrément se font exproprier pour les besoins de santé et sécurité
publique.

Mais la CSAQ, l'APAR, l'APAQ, et les Agences vont toutes, unanimement,
être contre, pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la qualité du
service.

Salutations
--
Stéphan Gascon

--- SMU-L
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--
Jeff Brown
[EMAIL PROTECTED]

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