http://www.radio-canada.ca:80/regions/abitibi/2007/07/24/002-ambulances-penurie_n.shtml Voir plus bas
Tant mieux si les régions alertent les médias de leurs conditions de travail
médiocres, on n'en parle jamais assez.
Quant au président du Retaq, son commentaire démontre qu'il a oublié ses
années à Montréal... " Dans les régions, on n'a pas comme à Montréal une
certaine latitude par rapport au nombre d'ambulances qu'il y a sur la route... "
M. Émond a besoin d'un p'tit rappel "statistique": Montréal et Laval:
territoire de 750 km carrés, population: 2,2 millions, plus les banlieusards
travailleurs de jour, appels quotidiens à Urgences-santé: en moyenne de 755,
avec souvent des pics l'été et l'hiver à plus de 1 000 ou 1 100 appels...
Ambulances disponibles en même temps le jour ? Rarement plus de 15 ! Bien
souvent, le répartiteur attend plusieurs minutes qu'une équipe se libère pour
affecter un appel, car le nombre peut être à ... zéro !
Moyenne de kilométrage pour mon quart de 12 heures: entre 150 et 200 km par
jour, avec des feux de circulation et camions et voitures et piétons et
nids-de-poules et 2e étage, et 3e étage, et 4e étage pas d'ascenseur ! Si
certains "Retaqtiens" sont jaloux de ces conditions de travail "paradisiaques",
vous êtes les bienvenus chez nous !
Mais j'imagine que ça fait l'affaire du Retaq de tenter de se comparer à
Montréal, ça fait partie de sa stratégie de négo...
André Beaulieu
paramédic Montréal-Laval
membre APPQ et SPH
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Services ambulanciers
Pénurie de personnel
Dernières nouvelles
La période des vacances provoque des ruptures temporaires de services
ambulanciers dans certains endroits de l'Abitibi-Témiscamingue, comme dans le
secteur de La Sarre, où les effectifs sont au plus bas.
La direction d'Ambulance Abitémis a dû à quelques reprises déplacer ses
ambulanciers dans des secteurs différents pour pallier le manque de personnel.
Ambulance Abitémis incite aussi son personnel à repousser ses vacances et verse
une compensation financière pouvant aller jusqu'au double du salaire régulier.
Cette mesure s'avère toutefois insuffisante pour assurer totalement la sécurité
de la population.
Au Rassemblement des employés techniciens ambulanciers-paramédics du Québec
(RETAQ), on s'inquiète de la pénurie d'ambulanciers dans les régions. « Dans
les régions, on n'a pas comme à Montréal une certaine latitude par rapport au
nombre d'ambulances qu'il y a sur la route. On est souvent aux effectifs
minimums. Alors imaginez si on décide de couper un véhicule pendant une semaine
de temps. Nous, on demande la transformation des horaires de faction pour
justement que ce soit plus facile pour l'employeur de gérer le service »,
affirme le président du RETAQ, Dino Émond.
Les ambulanciers qui ont des horaires de faction doivent être disponibles 24 h
par jour, pour plusieurs jours consécutifs. Appelés d'urgence, ils doivent
quitter leur domicile et aller chercher l'ambulance avant de se rendre sur les
lieux.
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