Les pompiers indiquent à la population ce qui ne va pas dans les casernes Où sont les «bobos»? André BeauvaisLe Journal de Montréal27/07/2007 08h56 Après les cols bleus, c'est au tour des pompiers de Montréal d'utiliser des moyens de pression contre la Ville, en informant les gens dans les quartiers que «ce n'est pas parce que vous avez une caserne dans votre secteur que vous êtes bien protégés contre les incendies». Alors qu'ils sont en cours de négociations pour le renouvellement de la convention collective, l'Association des pompiers a décidé d'afficher publiquement, à chacune des casernes, ce qui ne va pas à l'intérieur. Des collants sont aussi apposés sur les camions de pompiers, mais ils sont disposés proprement. Le syndicat a dû prévoir la possibilité de les enlever facilement pour éviter une situation identique à celle de la fin des années 1990 alors que l'Association des pompiers avait été condamnée à défrayer les coûts de restauration des véhicules qui avaient été endommagés par des dizaines de collants. Capacité à combattre les feux Cette fois, à l'aide de bâches accrochées aux casernes, on informe la population de la «véritable capacité à lutter contre les incendies en affichant soit le manque de personnel, soit le bris de camions», a commenté le président du syndicat, Michel Crevier. L'objectif principal de la Ville et de ses pompiers, dans les négociations en cours, est de trouver un terrain d'entente concernant le besoin en main-d'oeuvre et en équipements. Selon le président Michel Crevier, une étude conjointe de l'employeur et de l'Association des pompiers «montre clairement qu'il faut embaucher au moins 500 pompiers, construire 12 casernes et procéder à l'achat de 13 nouveaux véhicules». Point de vue différent Mais le directeur adjoint du service de sécurité incendie, Jacques Proteau, n'est pas d'accord avec ces chiffres. Il estime que le syndicat fait son analyse du rapport en retenant des critères différents des siens. Il admet que le service doit embaucher 103 pompiers, mais il estime que le nombre de casernes doit demeurer à 66, «avec des ajustements». Il rappelle aussi que la Ville a débloqué 53 M$ pour des achats de véhicules.

