Salut Sébastien, Tu disais: Le seuil de douleur varie d’une personne à l’autre, quel que soit son sexe.La dessus, j'apporterais un petit bémol, les femmes ont un seuil douloureux inférieur à celui des hommes. Cela a été prouvé. Cette différence s’expliquerait par des variétés hormonales et serait de nature quantitative et qualitative. Les femmes ont une capacité "naturelle" de faire face à la douleur parce qu‘elles ont une voie plus holistique et intégrée dans l’approche de la douleur. Mais effectivement, hommes ou femmes, le seuil de douleur varie. Marcel Lapensée Paramédic Corporation d'Urgences-Santé Membre APPQ http://www.paramedicduquebec.org
From: [EMAIL PROTECTED]: [EMAIL PROTECTED]: SMU-L: RE: SMU-L: :Re: URG-L: evaluation douleur échelles > 10/10 ??Date: Mon, 15 Oct 2007 19:58:04 -0400 Estimées consœurs, estimés confrères. L’échelle de douleur reste avant tout une échelle subjective, ce qui signifie qu’elle se rapporte seulement à l’appréciation du patient. Elle n’a aucune valeur mesurable et quantifiable. Le seuil de douleur varie d’une personne à l’autre, quel que soit son sexe. Prenons par exemple Bob Gainey, qui a une forte tolérance à la douleur. Il a joué les séries éliminatoires (et gagné la coupe Stanley) avec des dislocations aux deux épaules. Je ne connais pas beaucoup de gens qui peuvent en faire autant. Prenons maintenant son confrère de l’époque, Larry Robinson, qui a manqué une partie des séries à cause d’une blessure à un genou. Il ne pouvait tout simplement pas tolérer la douleur. Alors pourquoi demander au patient de quantifier sa douleur sur une échelle de 1 à 10 (1 à 5, peu importe…). C’est pour avoir un point de référence, tout simplement. Si le patient accuse une DRS à 12 sur 10, c’est que ça lui fait mal. Après 2 nitros, la douleur est descendue à 3 sur 10. Conclusion : la nitro a agit, et la douleur a diminué. C’est tout. J’ai déjà eu des patients en infarctus massif, confirmé par le 12 dérivés et le cardiologue, qui avaient une douleur à 3 sur 10. Pour eux, c’était douloureux mais encore supportable. Et des patients avec des crampes abdominales à 9 sur 10. C’était donc, pour eux, à la limite du supportable. Donc, l’échelle de douleur nous sert plutôt à voir la progression de la condition du patient, avec le temps et les traitements que nous lui prodiguons. Utiliser cette échelle d’autres façons dans un but, par exemple, diagnostic est complètement farfelu. J’ai lu beaucoup de manuels, et dans aucun il n’est fait mention que « si le patient dit qu’il a une douleur à 7 sur 10 ou plus c’est plus dangereux ». Tous les livres s’entendent cependant pour dire que cette échelle fonctionne bien pour voir l’évolution de la condition du patient. Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Paramédicalement vôtre Sébastien Gagnon, AEMCA Paramédic. No virus found in this incoming message.Checked by AVG Free Edition.Version: 7.5.488 / Virus Database: 269.14.10/1070 - Release Date: 2007-10-14 09:22 No virus found in this outgoing message.Checked by AVG Free Edition.Version: 7.5.488 / Virus Database: 269.14.10/1070 - Release Date: 2007-10-14 09:22 _________________________________________________________________ Envoie un sourire, fais rire, amuse-toi! Employez-le maintenant! http://www.emoticonesgratuites.ca/?icid=EMFRCA120

