Petite histoire d'une petite paramédic qui avait de l'espoir.......


Elle arrive chez le patient qui lui dit qu'il à une indigestion en se frottant le sternum....

Mais non, elle lui dit pas de prendre du pepto bismol........

Pendant qu'elle lui fait un ECG, son partner lui fait une saturation et une glycémie, elle enchaîne avec une prise de tension et...bingo.....infarctus....

Go. Aspirines, nitro, civière-chaise, cellulaire de l'ambulance en direct avec l'Institut de Cardio pour annoncer notre arrivée.

Arrivé à l'hôpital, le personnel reconfirme l'infarctus par son propre ECG.

Elle part faire sa paperasse, mais avant de la terminer, elle revient dans la salle de choc et oh, surprise, le patient est déjà monté en hémodynamie et sa chambre lui est déjà attribué....

Pfffff ....elle est éblouie....

Je suis éblouie.

Voilà !!!  C'est celà....

C'est celà que j'ai toujours voulue faire depuis que je suis ado. Je me souviens encore des émissions ''Emergency'' , des paramédics de San Francisco qui sauvaient des vies....au début des années '70. Nous fesons à quelques actes près, la même chose que ces gens fesaient il y a plus de trente ans ( et même ici, avec Doc Cohen et compagnie ). Mon patient n'aura probablement aucune séquelle majeur, grâce à nos compétences. Et nous sauvons au système de santé des milliers de dollars pour chaque cas soigné illico.


J'ai travaillé en professionnelle et agit comme ces gens de la Ti-Vi

Mais voilà !  Aucune reconnaissance.

J'ai l'équipement, le matériel, des protocoles à respecter, de grandes responsabilités, mais toujours rien.

J'ai un salaire à peine plus élever que celui qui à le vrai titre de brancadier dans un hôpital...

Et ce depuis plus de treize ans d'utilisation de matériel de pointe et (depuis 6 ans) de médications diverses, sans que mon salaire soit réajuster en conséquence ( et oui ! l'ancien syndicat à laisser faire...)

Et en réponse à Stéphane, tu dit que les pompiers ne demandent rien lorsqu'ils ont une nouvelle pièce d'équipement, ok, c'est peut-être vrai. Mais eux non pas l'assurance-qualité qui leur colle aux fesses lorsqu'ils utilisent à chaque fois une pièce de leur équipement. Nuance.... et personne n'a jamais non plus demander de prime pour utiliser le matelas-coquille :-)



Je vous laisse en lecture un article de La Presse d'Alain Samson.

J'aime bien sa notion de Pony Express....

Mimi
Paramédic non reconnue malgré elle qui n'a pas voulue devenir un Pony parmi tant d'autres...et qui aspire à une p'tite retraite tranquille....avec tout mes morceaux intact !!




La fin prochaine de la culture du sacrifice d'Alain Samson

Il sera de plus en plus difficile, au cours des prochaines années, de gérer une entreprise avec la culture du sacrifice qui a trop été utilisée jusqu'à maintenant. Dans un prochain texte, je traiterai de ce qui attend ces organisations mais, aujourd'hui, j'aimerais savoir si vous vivez dans une telle organisation.

Dans une culture du sacrifice, on retrouve les caractéristiques suivantes :

- des demandes continuelles de sacrifices personnels;
- un état de crise continuelle;
- une exigence de disponibilité continue;
- l'imposition de délais déraisonnables;
- une gestion des ressources humaines de type Pony Express (quand un cheval est mort, on en achète un autre...)

Travaillez-vous dans une telle culture? Si oui, quel impact cela a-t-il sur vous?

--- SMU-L
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