Le processus d'embauche comme ceux d'US, de CETAM, et autres, sont
monnaies courrantes ailleurs au Canada et aux EUA.

Les paramédics, c'est comme la médecine. Ca prends 90% pour rentrer,
mais seulement 60% pour graduer. Il semble donc normal de valider que
c'est le bon 60% qui est retenu.

Pour ce qui est de la génération Y, ca va se résorber lorsqu'ils vont
atteindre la trentaine. Il faut seulement bien communiquer avec eux au
début, leur expliquer dans le détail ce qui peut se produire, puis les
supporter dans leurs processsus de réflexion lorsqu'ils se rivent le
nez dans le mur pour ne pas avoir écouter leurs séniors.

C'est pas entièrement naturel pour les plus vieux, moi le premier.
Mais je chemine tranquillement, sûrement, inéluctablement.

Stéphan "Colors" Gascon



2009/4/17 Sébastien Gagnon <[email protected]>:
> Estimé(e)s collègues
>
> Je vois la situation de deux angles bien différents.
>
> Le premier, c'est que nous sommes aux prises avec la génération des
> enfants-rois qui arrivent sur le marché du travail.  Je ne dis pas que tous
> les 18-25 ans sont des enfants-rois, loin de là, mais il y en a qui le
> sont.  Et comme ils ont été habitués à avoir tout ce qu'ils veulent, comme
> ils le veulent, quand ils le veulent, ils ont énormément de difficultés à
> s'adapter à un système qui ne se plie pas à leurs moindres demandes.
>
> J'ai quelques noms en tête (que je vais garder pour moi), de paramédics qui
> sont arrivés sur le marché du travail en chialant "qu'ils n'avaient pas que
> ça à faire travailler les fins-de-semaines".  Ils voulaient du temps libre
> pour faire leurs activités.  Ils arrangeaient leurs horaires et "tombaient
> malades" de façon systématique si le quart tombait la fin-de-semaine.  Sans
> farce, en entrevue, un candidat nous a dit qu'il voulait travailler du lundi
> au jeudi, de 8h à 16h.  Est-ce que j'ai besoin de vous dire que son CV est
> tombé dans le déchiqueteur?!?  J'ai aussi vu des paramédics qui beuglaient
> partout qu'ils n'avaient qu'un salaire de crève-faim (je suis d'accord
> là-dessus, les salaires devraient être plus élevés...) et qu'ils étaient
> obligés de prendre un 2e emploi pour arriver.  Ce qu'ils voulaient dire par
> là, c'est que leur salaire de paramédic n'était pas assez suffisant pour
> soutenir leur train de vie à 250 000$ par année.  Une maison à 350 000$ dans
> un domaine de prestige, des meubles de marques de prestige, un VUS pour
> tirer le bateau pour faire du wake-board la fin-de-semaine (c'est pour ça
> qu'il tombait subitement malade...) et 2-3 voyages dans le sud par année.
> Je suis de la génération X, et on m'a appris à dépenser selon mes moyens
> réels, pas ceux que je voudrais avoir.... et j'arrivais très bien avec mon
> salaire de paramédic.  Mais là encore, c'est le syndrome de l'enfant-roi.
>
> Le deuxième angle, c'est celui de la formation.  Ayant été instructeur
> clinique (je préfère ça à "maître de stage") à plusieurs reprises, j'ai eu
> la chance de voir d'excellents futurs-paramédics, et d'autres moins
> excellents.  J'ai eu à dire à des stagiaires qu'ils rencontraient les
> critères de réussite que le collège nous donnait, mais qu'ils ne devaient
> pas espérer travailler dans notre service parce qu'ils ne rencontraient pas
> nos critères d'excellence.  OK, la pénurie de paramédic était moins grande à
> cette époque et nous avions donc plus de choix de candidats, mais quand
> même.... En principe, le diplôme signifie que les objectifs de formation ont
> été atteints.  Cependant, la note de passage reste de 60%, ce qui signifie
> que quelqu'un peut ne pas avoir atteint 40% des objectifs et être diplômé
> quand même.  Et malheureusement, je trouve que le savoir-être n'est pas
> assez évalué en stages.  Mais ça c'est un autre débat.  Mon point
> finalement, c'est que le diplôme n'est pas une garantie de qualité à 100%.
> C'est la raison pour laquelle il faut réévaluer les compétences.  La survie
> de la population en dépend.  Sans farce.  J'ai vu des choses épouvantables
> dans des tests d'embauche.  Tu as beau te dire qu'ils sont nerveux et tout,
> faut quand même pas exagérer!  Tu leur donne un cas de triage: 2 patients,
> un en ACR, l'autre critique (Fx bilatérale des fémurs, pneumothorax ouvert)
> mais respire et a un pouls.  Pas d'autre ambulance avant 25 minutes, CH à 15
> minutes.  Et qu'est-ce qu'ils font les empaillés?  Ils sautent sur l'ACR et
> laissent l'autre patient là.  Ou ils essaient d'amener les deux....
>
> Alors malheureusement, non ce ne sont pas tous les paramédics qui sortent du
> collège qui sont égaux (et c'est vrai aussi pour toutes les autres
> professions, en passant...).  Et je suis bien content que l'on continue à
> s'assurer que la compétence est bien là quand on les embauchent.  Parce
> qu'un jour ce sont eux qui vont venir me chercher.... Nous avons tous eu un
> confrère de classe que nous ne souhaitions  jamais voir à notre chevet quand
> nous serons malades...Et pourtant, vous savez qu'il a été engagé quand
> même.....
>
> Paramédicalement vôtre,
>
> Sébastien Gagnon, AEMCA
> Paramédic

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