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Publié le 16 avril 2009 à 17h15 | Mis à jour le 16 avril 2009 à 19h18
Les ambulanciers ont un vote de grève en poche
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En acceptant de rehausser le titre de technicien ambulancier, le gouvernement a
reconnu la complexité et la dangerosité de la tâche
Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve
Louise Lemieux
Le Soleil
(Québec) Les ambulanciers s'impatientent. Le gouvernement provincial a évalué à
la hausse leur titre d'emploi. Mais il tarde à leur accorder la hausse de
salaire qui l'accompagne.
C'est à 98 % que les techniciens ambulanciers des trois syndicats CSN ont voté
pour des moyens de pression allant jusqu'à la grève, pour faire bouger le
gouvernement.
«La nouvelle échelle doit entrer en vigueur en juillet 2009. Nous avons eu une
seule rencontre en juin dernier pour nous entendre sur la façon d'intégrer
cette nouvelle échelle. Il y a toujours des excuses pour repor-ter les
réunions. Nous n'avons plus le temps de niaiser», a déclaré hier Jeff Begley,
négociateur des ambulanciers.
Avec le reclassement, le salaire horaire maximal des ambulanciers passerait de
24,30 $ à 30,40 $. Les syndiqués voudraient que tous les membres qui reçoivent
le salaire maximal actuellement reçoivent aussi le maximum de la nouvelle
échelle. Le gouvernement voudrait plutôt reclasser les ambulanciers selon leur
formation académique.
Travail dangereux
Depuis trois ans, la formation collégiale (DEC) est nécessaire pour devenir
technicien ambulancier paramédic (c'est le nouveau nom). Avant 2006, une
attestation du secondaire et une formation de 945 heures suffisaient. Les plus
vieux ambulanciers le sont devenus avec une formation encore moindre.
En acceptant de rehausser le titre de technicien ambulancier, le gouvernement a
reconnu la complexité et la dangerosité de la tâche. Les ambulanciers peuvent
administrer cinq médicaments : la nitroglycérine, l'Aspirine aux cardiaques, le
Ventolin aux asthmatiques, le glucagon aux diabétiques et l'apénéphrine aux
allergiques. En outre, leurs clients ont souvent des problèmes psychiatriques.
«On joue un peu au psychologue, à tous les jours», remarque Martin Jobin,
président du syndicat regroupant les techniciens ambulanciers de la région de
Québec.
Le Conseil du trésor a fixé la prochaine rencontre au 18 mai, mais les
syndiqués ne font plus confiance au gouvernement. «On nous promet sans cesse
des rencontres et elles n'ont jamais lieu», lance Jeff Begley. Il espère que le
vote de grève de ses collègues mettra de la pression sur les négociateurs du
gouvernement.
Le Conseil du trésor a refusé de commenter.