Les travaux parlementaires 34e législature, 3e session (17 mars 1994 au 17 juin 1994)
Journal des débats Commission permanente des affaires sociales Le mercredi 20 avril 1994 Appels placés en priorité Par ailleurs, sur les services, est-il vrai d'affirmer que 80 % des appels reçus sont placés, dans le jargon, en «stat», c'est-à-dire en situation d'urgence, de priorité? M. Charlebois (Maurice): D'urgence. M. Trudel: C'est-à-dire que le système Clawson devait nous amener à une réduction très substantielle et à quasi annuler de faire de la «priorisation» des appels. Est-ce que c'est vrai qu'à Urgences-santé, bon jour, mauvais jour, bonne semaine, mauvaise semaine, bon mois, mauvais mois, on est à 80 % du temps obligés de faire de la «priorisation» des appels qui sont, par définition, des appels urgents, même avec notre système Clawson? Le Président (M. Camden): M. Charlebois. M. Charlebois (Maurice): Je ne pourrais pas vous répondre précisément. Si vous me laissez une seconde... M. Trahan est directeur des opérations. Le Président (M. Camden): Alors, M. Trahan. M. Trahan (Louis): Présentement, à Urgences-santé, on n'a pas un temps de «priorisation» de 80 % en tout temps. Il y a des périodes de «priorisation» qui sont causées par des circonstances exceptionnelles, comme le mentionnaient les directives, entre autres causées par la température, entre autres causées aussi par un manque de ressources au niveau des ressources terrain, et ce manque de ressources là est causé principalement par des horaires qui sont mal agencés à la demande, mais on est en discussion actuellement pour agencer ces horaires-là à la demande. Mais on n'a pas... M. Trudel: Ils ont des problèmes d'équipement aussi, de véhicules? M. Charlebois (Maurice): Oui. M. Trudel: Oui? M. Charlebois (Maurice): Bien, oui. Il n'y a rien d'étonnant à ce fait qu'il y ait certains problèmes d'équipement. Vous n'êtes pas sans savoir qu'Urgences-santé a dû acquérir une flotte de véhicules il y a deux ans. Ce n'est pas Urgences-santé qui l'avait, comme telle, constituée. Cette flotte a été acquise dans les circonstances que vous connaissez et l'organisation qui en avait la responsabilité n'avait pas nécessairement les moyens, en tout temps, d'assurer un entretien haut de gamme, disons. Alors, d'une part, bien sûr, la Corporation hérite de ça. Par ailleurs, c'est une flotte qui a également été acquise ou constituée au total au même moment. Ce qui veut dire que tous les véhicules, toutes les pièces d'équipement vieillissent en même temps. Et je pense qu'Urgences-santé a ce problème, à ce moment-ci, d'essayer de planifier un programme de renouvellement pour s'assurer que tous les véhicules ne tombent pas en désuétude en même temps. Alors, je pense que c'est un problème inhérent à la gestion d'une flotte de véhicules qui est particulier à Urgences-santé étant donné le contexte dans lequel on a acquis la flotte. M. Trudel: C'est juste un hasard qu'on ait tant de problèmes à répondre aux appels dans la séquence d'installation d'un nouveau système qui, à toutes fins utiles, nous amène à un appel, une ressource. Ce que je veux vous dire, c'est que ces problèmes-là, vous le savez, on les avait examinés il y a maintenant deux ans, en disant: Le système Clawson, ce à quoi il va nous conduire, là, c'est à une surutilisation des équipements, comme on ne sélectionne plus, à toutes fins utiles, et que le système ne permet pas de sélectionner. Et, à cet égard-là, M. Charlebois, est-il exact qu'il est maintenant question à Urgences-santé de réintroduire la présence de professionnels de la santé pour l'évaluation des appels et de faire en sorte qu'il y ait, de quelque manière, une réévaluation de l'utilisation du système Clawson pur et dur, tel que vous l'avez acheté? Le Président (M. Camden): M. Charlebois. M. Charlebois (Maurice): Deux choses, là. Vous concluiez, tout à l'heure, qu'un appel, une affectation résultait de Clawson. Ce n'était pas tout à fait le sens de la réponse que j'ai donnée à la question que vous avez posée tout à l'heure, à savoir qu'il y a différents éléments qui font en sorte qu'il y a une «priorisation» qui se fait à ce moment-ci. Quant à l'évaluation, comme telle, de Clawson ou sa réévaluation, à ce que je sache, évidemment, je viens tout juste d'arriver, il n'y a pas une telle orientation qui est prise. Quant à moi, je vais prendre connaissance de l'ensemble de ces dossiers-là et je vais procéder également à une évaluation. Mais, à ma connaissance, il n'y a pas de projet, à ce moment-ci, de réintroduire un autre système. M. Trudel: Fin juin, les médecins à Urgences-santé ne seront plus sur la route. M. Charlebois (Maurice): C'est ce qui est prévu.

