source Journal de Quebec

http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2009/06/20090613-212856.html

Les ambulanciers paramédicaux, mécontents de leur sort, ont été expulsés des
bureaux du ministère de la Santé sur le chemin Sainte-Foy par les policiers
de l’escouade antiémeute dans la nuit de vendredi à samedi, après un siège
de plus de 13 heures.

L’image était frappante.

Habituel­lement, les policiers travaillent main dans la main avec les
ambulanciers sur le terrain. Mais, cette fois, les ambulanciers n’ont pas
laissé le choix à leurs «confrères» d’intervenir physiquement pour déplacer
ceux qui bloquaient l’accès au bâtiment, à la demande du sous-ministre de la
Santé.

«On a offert une résistance passive, donc on faisait plus la poche de patate
qu’autre chose», a illustré François Trudelle, président de la Fraternité
des paramédics et des employés des services préhospitaliers du Québec
(FPESPQ). Se disant à bout de ressources dans la négociation sur l’entrée en
vigueur d’une nouvelle échelle salariale (dont l’interprétation est
contestée de part et d’autre), quelque 200 ambulanciers de la province
occupaient les locaux du MSSSQ depuis vendredi midi.

Les policiers de l’escouade antiémeute ont fracassé une vitre du bâtiment
vers 1 h du matin pour y pénétrer puisque les ambulanciers s’y étaient
barricadés vers 20 h. «Nous, on n’a rien brisé. On a même ramassé nos
déchets. La plupart des ambulanciers sont sortis d’eux-mêmes», a précisé
François Trudelle, rappelant qu’il n’y avait eu aucune arrestation.

«Nous considérons que c’est une victoire, au sens où on a réussi à ancrer
plus profondément nos revendications auprès du ministère de la Santé. Quand
le sous-ministre intervient directement… et on a l’information qu’il a eu la
commande du PM de nous faire expulser. Ça veut dire maintenant que M.
Charest est informé du dossier.»

«Ça fait plus d’un an qu’on négocie avec le gouvernement. Quand on a épuisé
toutes les ressources, on doit se rabattre sur des moyens de pression et de
visibilité», a répété le représentant syndical, promettant d’autres coups
d’éclat dans les prochains jours.

Essentiellement, les ambulanciers craignent la «discrimination»
qu’entraînera la nouvelle échelle salariale, établie en fonction de la
scolarité.

*Intolérable et inacceptable*

«Ce n’est pas dans ce climat-là qu’on veut poursuivre les discussions On ne
tolère pas ça. On leur demande de cesser leurs moyens de pression», a clamé
la porte-parole du ministère de la Santé, Dominique Breton.

«Ils ont le droit de s’exprimer, mais ça n’a pas à entraîner des bris ou
méfaits, comme on l’a vu hier. Ils ont limité le travail des employés du
ministère de la Santé, ce qui n’est pas acceptable.»

*Journal de Québec*

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