Pieren wrote
> Bah, je pensais au cadastre en disant ça. Ça à l'air de fonctionner à peu
> près correctement avec une administration centrale qui collabore avec les
> communes et collectivités locales (ça irait encore mieux avec plus de
> moyens). Mais la composante adresse n'est pas son principal souci (elles
> sont souvent erronées, imprécises et anonymes). Il suffirait d'en faire
> une obligation comme pour le parcellaire et en utilisant le même modèle de
> coopération pour l'actualiser. Cela ne changerait rien à l'autonomie
> locale mais rien n'empêche de fixer certaines normes pour pouvoir
> construire des bases de données à l'échelle du pays.
> Bien sûr, on peut préférer l'absence de standardisation, le chaos où
> chacun fait comme il veut dans son coin et l'absence totale de mise en
> commun des ressources et des données. On peut comprendre que cela fasse
> les affaires de quelque-uns mais cela se fait au détriment de l'intérêt
> général.

Alors, je vais essayer de vous expliquer comment ça marche.
1- La DGFiP fait partie de la fonction publique d'état et les communes de la
fonction publique territoriale, c'est comme si vous vouliez comparer Auchan
avec le boulanger du coin.
2- La DGFiP ne dispose pas du filaire de voirie mais seulement d'une couche
de données représentant les étiquettes du nom des voies.
3- La création, modification, suppression d'une voie ou de son nom est de la
compétence de la commune (en gros) est se fait par délibération.
4- Cette délibération est ensuite transmise à la DGFiP (avec un plan papier)
qui numérise tout ça et attribut un numéro de Rivoli.
5- La commune reçoit en retour chaque année une mise à jour des données
cadastrales comprenant, entre autres, une table avec le nom des voies et le
code rivoli (en gros aussi).
6- il peut se passer plusieurs mois voir années entre le point 4- et le
point 6-.
7- l'unité principale de la DGFiP n'est pas la voie mais la parcelle...

Une fois que j'ai dit ça, que peut-on en tirer ?
1- Que la source première de données est et restera toujours la commune (en
gros toujours) ;
2- Qu'il faut s'appuyer sur elles si l'on veut constituer une base crédible
et maintenue dans le temps ;
3- Que, étant données les différences de moyens des collectivités, seule un
petite minorité d'entre elles sont capables de faire ce travail
4- Que pour compenser l'inégalité des moyens, il faudrait que les
intercommunalités prennent le relais mais
5- Que certaines d'entre elles, notamment en milieu rural, n'ont pas plus
les moyens de le faire
6- Que les collectivités locales ne peuvent pas imposer quoi que ce soit aux
autres (principe constitutionnel d’interdiction de la tutelle d’une
collectivité territoriale sur une autre)

Et alors, que peut-on faire ?
1- Sensibiliser les collectivités à la démarche et faire en sorte que celles
qui en ont les moyens réfléchissent soit à modèle de données commun, soit à
un système permettant de passer de l'un à l'autre.
2- D'aider les autres communes à créer de la données selon le(s) modèle(s)
commun et à maintenir une mise à jour

Je crois qu'OpenStreetMap et sa communauté peut y jouer un rôle...




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