Le 20/09/2013 16:31, Tristram Gräbener a écrit :
Je pense qu’il s’agit là d’un excellent exemple comment l’opendata
peut bénéficier à l’entreprise qui les ouvre.
je serais un poil plus réservé
Ça ne m’étonnerait pas que les données soient éclatées entre divers
départements RFF et de la SNCF et qu’il soit techniquement difficile
de les combiner et que c’est un travail qui est refait à l’occasion de
divers projets.
C'est juste et c'est sans compter les niveaux d'échelle différents
(opérationnel -> plan ; analytique/stratégique -> SIG), les cultures
afférentes, les projets. Il faut savoir que la culture SIG est
relativement (par rapport à d'autres collectivités/services de l'État)
récente chez RFF. Cette culture est portée par notre service
informatique au niveau national. Bref une écologie assez étrangère au
web collaboratif. Ça commence à bouger, doucement mais le chantier est
vaste ; les enjeux nous dépassent.
Les ouvrir a évidemment un cout, mais une fois l’importation faite,
les données seront enrichies et combinée (imaginons une base avec les
PN, une autre base avec les aiguillages). Les données sont plus
facilement accessibles en interne de l’entreprise sans devoir
retrouver qui a ces données dans l’entreprise. De plus des outils pour
mettre à jour ces données sont probablement plus simples à utiliser.
La synchronisation entre les données collectées en local et les bases
nationales est déjà compliquée (je l'ai expérimenté cette semaine
justement sur les passages à niveau). Pour en avoir discuté avec mes
collègues des autres régions, OSM est perçu comme souvent plus précis
géométriquement, plus fin sémantiquement. Toutefois, nous sommes
contraints de ne l'utiliser que comme béquille (OSM/Mapnik fait partie
des fonds de cartes de notre intranet cartographique).
Il y a un réel challenge à mettre en place un espace de collaboration et
à maintenir à un niveau de qualité satisfaisant l'existant (je fais
référence aux jeux de données déjà publiées officiellement en open data)
et durablement. Le reste sera affaire de démonstrateur du potentiel d'OSM.
Un chiffre (09/2013) : 2130 passages à niveau sur les 3 régions
Alsace-Lorraine-Champagne/Ardenne (non supprimés et sur lignes
circulées) . La moitié environ a été "mis en qualité" (selon notre
terminologie) malgré un travail entamé au printemps dernier. J'ai été
effaré par le nombre de ponts virtuels que j'ai dû supprimer car il
s'agissait en réalité de passage à niveau. Je m'interroge toujours sur
cette pratique : pourquoi créer des objets fictifs plutôt que de
reconnaître "je ne sais pas comment se fait ce franchissement".
Bien évidemment, j’espère bien que l’exploitation du réseau ne se base
pas sur une base collective. Mais le fait de publier en opendata une
base d’éléments qui doivent être juste, permet de gagner une nouvelle
base agrégée qui sera utile pour des projets plus annexes comme un
calculateur d’itinéraire kilométrique sur rail ;)
Suite au drame récent de Brétigny/Orge, des citoyens via des démarches
collectives ont demandé aux autorités un accès libre aux données du
réseau ferré national. Cet appel a été assez largement relayé par la
presse (notamment
http://www.01net.com/editorial/601882/apres-la-catastrophe-de-bretigny-une-petition-demande-a-la-sncf-plus-dopen-data/).
Wait & see sur les réponses de cette démarche.
Heureusement, la sécurité ferroviaire fera toujours fi d'éléments qui ne
sont pas intégrés dans un process contrôlé, évaluable. Cela n'empêchera
pas les incidents non plus, mais c'est une autre question.
Sur le calculateur d'itinéraire kilométrique, je continue ma réflexion,
avec votre aide.
Denis, opinion personnelle qui, bien entendu, ne saurait engager mon
employeur mais qui va retourner de suite à ses PN champenois
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