Je suis d'accord avec Catherine. Il y a quelques inexactitudes dans le
texte, mais dans l'ensemble, son point de vue est acceptable. Par ailleurs,
au minimum, � Sacr�-Coeur et chez nous, � Charles LeMoyne, ma compr�hension
est que les nouveaux candidats doivent au contraire poss�der une formation
particuli�re en m�decine d'urgence. Voir si c'est applicable et appliqu� est
une autre chose.
Dr St�phane T�treault, CMFC (MU)
H�pital Charles LeMoyne
Greenfield Park , Qu�bec
----- Original Message -----
From: "Catherine Bich" <[EMAIL PROTECTED]>
To: "URG-L Mailing List" <[EMAIL PROTECTED]>
Sent: Wednesday, July 31, 2002 7:29 AM
Subject: URG-L: Re: URG-L: L'ASMUQ devrait r�pondre � M. Souli�res
> C'est dr�le,mais je n'ai pas per�u l'article de Denis Souli�res dans ce
> sens-l�.Au contraire.
>
> Il relate des faits (par ailleurs plut�t exacts),sans porter de jugement
de
> valeur sur leur bien-fond�.Je n'y vois aucune "offense".
>
> Bizarre comme on peut porter un regard diff�rent sur les m�mes propos.
>
> Mais je te sugg�re de le relire.
>
> C.
> ----- Original Message -----
> From: "Pierre Royal" <[EMAIL PROTECTED]>
> To: "URG-L Mailing List" <[EMAIL PROTECTED]>
> Sent: Tuesday, July 30, 2002 11:49 PM
> Subject: URG-L: L'ASMUQ devrait r�pondre � M. Souli�res
>
>
> > Commentaires sur l'article du Devoir.
> >
> > Je crois que l'ASMUQ devrait r�pondre � la lettre de M. Denis
> > Souli�res, h�matologue au CHUM. Son texte pompeux, vous n'avez qu'�
> > regarder le titre (''Perspective historique et ex�g�se d'une crise
> > pr�visible), nous r�v�le que l'auteur nous pr�pare � recevoir son
> > grand enseignement de sagesse ''sp�cialis�e''. Malgr�, probablement,
> > le jeune �ge de l'auteur, le texte r�v�le de tr�s vieux pr�jug�s
> > encr�s dans le refus de reconna�tre l'�volution de la m�decine
> > moderne. Voici donc quelques commentaires sur le texte.
> >
> > Si M. Souli�res veut nous montrer sa perspective historique, il faut
> > reconna�tre que l'histoire est une science qui a des biais. De toute
> > �vidence, le texte est issu du syndrome du grand sp�cialiste qui nie �
> > tous et � chacun, quelque forme d'expertise que ce soit. S'agit-il
> > d'ignorance, de malveillance ou les deux peut �tre. Ainsi, penser
> > qu'il �tait tr�s bien que les r�sidents fassent du moonlight dans les
> > d�partements d'urgence''pour arrondir les fins de mois'', est une
> > idiotie compl�te. Le Coll�ge des M�decins et plusieurs organismes,
> > apr�s r�vision de la qualit� de l'acte, en �taient venus � un
> > consensus sur la difficult� d'une telle entreprise. Ainsi un r�sident
> > II en h�matologie peut-il occuper des fonctions de r�animateur dans un
> > centre de traumatologie? De m�me, un r�sident II en chirurgie peut-il
> > r�pondre aux urgences cardiaques dans un centre achaland�? La
> > certification en m�decine g�n�rale semble un pr� requis. De plus,
> > plusieurs centres ajoutent une formation suppl�mentaire d'ACLS et
> > d'ATLS. Si cela n'a pas �t� compris par M. Souli�res, ou encore par
> > le gouvernement r�cemment, les r�sidents qui ont �t� appel�s lors de
> > la derni�re crise (53), qui ont tous refus�, ont fait preuve davantage
> > de sens commun. Cette position est aberrante et montre encore � quel
> > d�nigrement pour la sp�cialit�, la m�decine d'urgence a � faire face.
> > Cependant, quelques r�sidents sous-gradu�s pourraient tr�s bien faire
> > des gardes en h�matologie puisqu'on les voit rarement sur le site les
> > nuits et la fin de semaine. Il semble que si un patient se pr�sente
> > dans une condition aigue � la salle d'urgence, non seulement ne se
> > d�place-t-il pas, mais accepterait facilement qu'il soit vu par un
> > r�sident II en chirurgie. Cela montre tr�s bien la
> > d�responsabilisation de la sp�cialit� face aux cas aigus. Nous
> > essayons d'�tablir un partenariat avec la sp�cialit� pour prodiguer
> > les meilleurs soins possibles. Le d�partement d'urgence n'est pas un
> > parking en attente de la visite du grand sp�cialiste. Cette �poque
> > est r�volue.
> >
> > Qu'il y ait eu de fa�on naturelle, comme dans toute l'Am�rique du
> > nord, une tr�s grande pression pour que les m�decins d'urgence aillent
> > chercher un compl�ment de formation, cela n'�tait que normal. La
> > m�decine d'urgence est tr�s vaste et n'a jamais �t� exclusive. Nous
> > ne ferons jamais d'appendicectomie. C'est un travail d'�quipe et il y
> > a de la place pour tout le monde. Ces d�marches de formation sont
> > souvent des choix personnels ou de carri�re et ne rel�vent que de la
> > d�ontologie du m�decin qui pratique en salle d'urgence. M. Souli�res
> > ne nous dira pas quel niveau de formation il nous faut personnellement
> > pour atteindre nos objectifs. Ceci est une libert� fondamentale que
> > tous les m�decins, sp�cialistes ou non, ont toujours eue et utilis�e �
> > la tr�s grande faveur de la communaut�.
> >
> > Il est normal que, dans les centres universitaires, l� o� il y a de la
> > recherche, de l'enseignement et du d�veloppement technologique, les
> > m�decins, professeurs universitaires, aient une formation
> > suppl�mentaire. Il est tout � fait de tradition universitaire de
> > favoriser des gens dont l'enthousiasme dans un champ d'activit�, se
> > traduit non seulement par de belles paroles, mais des formations qui
> > sont sanctionn�es par des organismes prestigieux comme le Coll�ge
> > Royal du Canada.
> >
> > M. Souli�res sous-entend que de multiples h�pitaux ont rendu la
> > formation en m�decine d'urgence obligatoire � l'obtention de
> > privil�ges hospitaliers. Personnellement je n'en connais aucun. Ceci
> > est un mensonge �hont�. Finalement, pour clore sur la premi�re partie
> > de son texte, qu'il nous dise que la m�decine d'urgence n'est pas une
> > sp�cialit� au m�me titre que la chirurgie ou la cardiologie, fait
> > preuve d'une arrogance rarement atteinte. M. Souli�res sait
> > probablement des choses que nous ignorons, que le Coll�ge Royal
> > ignore, que le Coll�ge des M�decins du Qu�bec ignore, que l'American
> > Board ignore et que finalement les 9 autres provinces du Canada
> > ignorent. Il serait int�ressant qu'il nous fasse part de ses th�ories
> > dans un forum ou nous serions tous pr�sents.
> >
> > Si le travail � l'urgence �tait per�u comme un travail d'�quipe
> > intra-hospitalier avec une saine collaboration de la sp�cialit�, qui,
> > au lieu d'essayer d'�viter � tout prix ses responsabilit�s, pr�te m�me
> > � les d�l�guer � des m�decins sous-gradu�s, il n'y aurait peut-�tre
> > jamais eu de crise dans les urgences.
> >
> > M. Souli�res conna�t, lui, la raison de la d�croissance des effectifs
> > � la salle d'urgence : c'est la cr�ation des certificats et de la
> > sp�cialit� en m�decine d'urgence. Ici, vous pouvez sentir la
> > profondeur de l'analyse et le m�pris fondamental port� � ses
> > confr�res. La diminution des effectifs � la salle d'urgence a
> > commenc� bien avant l'apparition des certificats en m�decine d'urgence
> > et de la sp�cialit�. Peut-�tre que le ph�nom�ne est beaucoup plus
> > complexe que M. Souli�res le laisse bien entendre. La d�gradation des
> > milieux de pratique en salle d'urgence, la f�minisation de la
> > profession, le vieillissement de la population m�dicale, pendant
> > longtemps la tr�s mauvaise r�mun�ration, l'obligation d'�tre pr�sent
> > sur le site la nuit et les fins de semaine (ce que M. Souli�res ne
> > conna�t certainement pas), la multiplicit� des r�les demand�s � la
> > m�decine familiale dans les derni�res ann�es (hospitalisation, unit�
> > de soins ambulatoires, soins palliatifs, etc.), sont des raisons,
> > entre autres, de la diminution des effectifs.
> >
> > En r�sum�, contrairement � ce qu'affirme M. Souli�res, les
> > responsables de la crise ne sont pas les m�decins ayant obtenu des
> > certificats en m�decine d'urgence pas plus que les m�decins
> > sp�cialistes en m�decine d'urgence. Nous n'acceptons nullement, apr�s
> > avoir mis tant d'effort dans nos pratiques, de nous faire faire une
> > remontrance par un sp�cialiste qui participe probablement fort mal aux
> > soins d'urgence dans son centre hospitalier, puisqu'il s'agit du
> > probl�me d'un autre. L'ASMUQ et l'AMUQ ont toujours fait l'impossible
> > et avec un tr�s grand enthousiasme pour maintenir les services.
> >
> > M. Souli�res s'inqui�te de la possibilit� de la fragmentation
> > �ventuelle de la m�decine familiale � cause de la multiplicit� des
> > r�les qu'on lui octroie. Ce n'est pas un h�matologiste et encore
> > moins un urgentologue qui dira � la m�decine familiale quoi faire.
> > Les gens qui occupent ces fonctions sont matures et comp�tents et ont
> > les qualifications pour d�terminer ce qui est pertinent pour toute la
> > communaut�. Ils n'ont pas besoin de figure paternelle. Laisser
> > entendre que le gouvernement est le seul responsable de la faillite du
> > r�seau, vous n'avez qu'� lire la lettre de M. Souli�res pour
> > comprendre que le corporatisme y est aussi pour quelque chose. Des
> > affirmations creuses telle ''qu'une soci�t� d '�tat r�glerait tous les
> > probl�mes'', ne sont que pures d�magogie.
> >
> > Voici quelques critiques qui, je l'esp�re, inspireront nos
> > associations � r�pondre � cette lettre. Habituellement nous ne
> > r�pondons pas � tous les bouffons simplement pour ne pas donner de vie
> > m�diatique � leurs �crits. Ces genres d'�crits vont vite rejoindre la
> > poubelle o� si�gent les m�mes types de pens�e, c'est-�-dire le
> > sexisme, le racisme, la m�galomanie qui se caract�rise par l'absence
> > d'autocritique et le respect d'autrui et le d�sir de contr�le � tout
> > prix. Je crois donc qu'� cause que ce type d'�crit illustre une
> > tendance de pens�e trop fr�quente, notre syndicat devrait lui
> > r�pondre. Bien sur, dans un format diff�rent de mon expression.
> >
> > Ce soir, je me sens fort triste, car non seulement nous devons subir
> > la loi 114, puisque, en d�finitive, ce sont seulement les pauvres mecs
> > qui font de l'urgence et qui sont d�j� surtax�s qui sont touch�s par
> > cette loi, en plus faut-il voir, dans toute sa splendeur, un
> > sp�cialiste s'essuyer encore une fois les pieds sur nous et nous
> > rendre responsables publiquement de la crise. Cela appelle
> > d�finitivement � de l'amertume, de la col�re, � une r��valuation des
> > principes fondamentaux de collaboration que nous devons avoir avec nos
> > confr�res sp�cialistes qui nous ont d�failli si souvent.
> >
> > Pierre Royal, M.D.
> >
> >