Je ne commenterai pas le texte du Dr souli�res qui demeure une opinion et qui se doit de rester l'expression d'un individu ayant son droit de parole comme tout membre de la soci�t� m�dicale ou pas. Je ne m'�tendrais pas non plus sur les raisons qui nous am�ne aujourd'hui � une telle loi (on les conna�t et le gouvernent � sa grande part de responsabilit�) mais je m'inqui�te des cons�quences d'une telle loi � moyen et long terme. Je persiste � croire que cette loi sanctionnelle est une d�cision politique cr�e par un opportuniste d�magogue pour revigorer un parti politique en perte de vitesse. Et je dis cela sans pr�tention ou croyance politique. Cependant je m'�tonne de la faible r�action publique de nos associations. En L'occurrence la FMOQ (qui a toujours �t� molasse concernant les m�decins d'urgence), l'AMUQ et L'ASMUQ. Est-ce d� aux des vacances ou attendons-nous un prochain gouvernement ? La situation est s�rieuse et le sera s�rement prochainement. En effet l'aspect autocratique de la d�cision du ministre bafoue l'un des principes fondamentaux de notre pratique : " l'autonomie " et celui-ci a l'intention de poursuivre dans sa d�marche par l'etablissement de contrats de travail au sein des differentes regions du qu�bec. Les effectifs des urgences sont en d�clin constant y compris dans les centres tertiaires (ou je pratique). Le recrutement est de plus en plus difficile et les standards accept�s de recrutement sont moins selectifs. Le but �tant de se staffer pour maintenir la stabilit� viable des effectifs hormis la comp�tence sp�cifique en m�decine d'urgence. La moyenne d'�ge des urgentologues par milieu a probablement augment� durant les cinq derni�res ann�es (je dis cela intuitivement sans donn�es � l'appui). Le recrutement est un probl�me et cette loi n'arrange rien car elle d�courage les finissant � pratiquer en milieu d'urgence. Alors que les anciens urgentologues aspirent � une vie meilleure et m�rit�e. Ainsi les urgences pris�es seront celles qui seront les plus staff�es (j'entends MTL, Qu�bec et les centres tertiaires) au d�triment des petits centres qui assujetties � la loi sp�ciale se verront aid�s par les urgentologues des centres plus achaland�s (j'entends MTL, Qu�bec et les centres tertiaires) qui devant l'augmentation de leurs t�ches risquent de quitter leur propre urgence. Un cercle vicieux. Il ne faut pas se leurrer: deux d�missions suffisent pour effondrer une urgence de part l'effet domino qu'il entraine. Cette loi est centralisatrice si limit� � cela. Cependant le ministre veut encadrer cette loi avec l'�laboration de contrats de travail qui r�glera une fois pour tout le probl�me de la d�mographie m�dicale. La solution qui est celle du ministre est de faire de nous des petits soldats: tu rentres en m�decine si tu vas dans telle r�gion. Lorsque tu finis, tu vas � l'endroit X sinon grosse p�nalit� d'argent ou pas de permis de pratique. Exactement les m�mes principes impos�s aux m�decins gradu�s d'autre pays. Je tiens � mon autonomie comme tout autre individu dans une soci�t� democratique. Et �tre payer par le gouvernement ne diminue en rien mon droit � cette autonomie.
Pour finir, permettez-moi de citer lysiane gagnon dans son �dit de la presse : ...." L'ancien patron d'Air Transat serait plut�t du genre � vouloir d�placer les m�decins en fonction des votes r�gionaux, comme il d�pla�ait nagu�re ses avions en fonction du nombre de billets vendus "... ...." ces pions-l� ne sont pas des avions, ils peuvent marcher tout seuls, et aucune loi ne pourra les emp�cher de prendre une retraite pr�coce, de d�cider de ne travailler qu'� mi-temps ou de d�m�nager dans des endroits o� leur travail sera plus respect�. " TORDJMAN philippe, MD(MU) -----Message d'origine----- De : [EMAIL PROTECTED] [mailto:[EMAIL PROTECTED]]De la part de [EMAIL PROTECTED] Envoy� : 31 juillet, 2002 11:52 � : URG-L Mailing List Objet : URG-L: L'ASMUQ devrait r�pondre � M. Souli�res > Je suis d'accord avec Catherine. Il y a quelques inexactitudes dans le > texte, mais dans l'ensemble, son point de vue est acceptable. Par ailleurs, > au minimum, � Sacr�-Coeur et chez nous, � Charles LeMoyne, ma compr�hension > est que les nouveaux candidats doivent au contraire poss�der une formation > particuli�re en m�decine d'urgence. Voir si c'est applicable et appliqu� est > une autre chose. > > Dr St�phane T�treault, CMFC (MU) > H�pital Charles LeMoyne > Greenfield Park , Qu�bec Le probl�me est que les inexactitudes portent sur des points fondamentaux de la lettre, et qu'elles sont nombreuses: "D'ailleurs, de multiples h�pitaux ont rendu ce type de formation obligatoire � l'obtention de privil�ges hospitaliers de pratique � l'urgence. Ainsi, on r�duisait davantage le nombre de m�decins volontaires et aptes � pratiquer en urgence.." A ma connaissance, aucun des �tablissements dans une crise r�cente (sauf HSC) n'avaient ce type de restriction, ce qui rend "l'ex�g�se" passablement pompeuse. S'il n'y a pas de causalit�, c'est donc soit un m�connaissance de la r�alit�, soit une utilisation � d'autres fins (ie: voir les commentaires de Pierre R) d'�l�ments disparates. En g�n�ral, les urgences ont de telles restrictions quand elles sont bien dot�es en effectifs, mais je ne connais pas d'urgence en difficult� de recrutement qui a maintenu de tels standards. "La r�action actuelle de m�decins disant ne pas avoir la comp�tence � pratiquer en urgence n'est donc pas spontan�e mais modul�e par des ann�es de discours selon lesquels la m�decine d'urgence serait une sp�cialit� distincte, au m�me titre, par exemple, que la chirurgie ou la cardiologie." Il y a deux probl�mes avec cette phrase. D'abord, la m�decine d'urgence est bien une sp�cialit�, reconnue au moins, de m�moire, au Canada, aux USA, en Angleterre, en Australie et en Allemagne, avec une volumineux corpus de recherche et d'enseignement. Le vrai probl�me est que le Qu�bec a �t� en retard de 20 ans pour sa reconnaissance. Il fut un jour o� l'h�matologie �mergea aussi de la "m�decine" et fut consid�r�e une sp�cialit�. J'imagine qu'il y avait alors des "internistes" pour se moquer du fait que l'h�matologie devienne une sp�cialit�. Cette portion du discours est paternaliste. Deuxio, les p�nuries datent de bien avant la reconnaissance, cette reconnaissance n'a rien � voir avec les probl�mes des 11 CH en difficult� actuelle. On peut m�me se demander sir la formation compl�mentaire de CMFC+1 an d'urgence n'a pas permis � beaucoup d'urgences d'accueillir un certain nombre de m�decins se destinant � une carri�re d'urgence ces derni�res ann�es. "Nous ne visons pas ici � discuter de la pertinence de cette appellation de sp�cialit� ou de revoir le r�le d'agent n�gociateur de l'association des m�decins d'urgence. Cependant, d�s lors que le gouvernement, le Coll�ge des m�decins du Qu�bec et le Coll�ge royal des m�decins et chirurgiens du Canada ont reconnu cette nouvelle entit�, il devenait �vident qu'il y aurait une pression �norme pour reconna�tre une certaine exclusivit� de pratique � ces nouveaux sp�cialistes." Je pense que l'auteur parle ici de l'AMUQ plut�t que de l'ASMUQ, et donc se trompe puisque l'AMUQ n'a jamais eu un r�le "n�gociateur" avec qui que ce soit. Je ne pense pas non plus que la reconnaissance de la sp�cialit� a mis "une pression �norme" sur les milieux actuellement en manque d'effectif. Ca para�t bien comme argument autour d'un bon souper, mais �a ne s'applique pas. De plus, les sous-entendus sont plut�t �vidents. "Nous voil� donc dans un mode de backtracking par lequel on tente maintenant de reconna�tre, par une loi sp�ciale temporaire, la comp�tence de la majorit� des m�decins de famille � pratiquer en urgence alors que depuis 10 � 15 ans, on cherche � faire le contraire." Croire que le moteur principal de la p�nurie est la question de la sp�cialit� rel�ve de la pens�e magique et permet d'�viter de se poser les vraies questions sur le place de la m�decine d'urgence comme pratique de carri�re au sein de la FMOQ, notamment. Le reste de la lettre m'apparaissant soit correct, soit plut�t confus, je ne commente pas plus loin. Mais bon, voil� d�j� un argumentaire douteux. Ciao Alain Vadeboncoeur MD
