Eh quoi? Youhou! URG-L s'endort? La d�prime usuelle apr�s la vague d'�motions et de d�nonciations? La s�rotonine est � la baisse? Prom�th�e est tann� de remonter jour apr�s jour le rocher de l'urgence en haut de la pente du r�seau? Il faut donc vous distraire un peu: � d�faut d'�tre philosophe, au moins faisons le clown.... Qu'en est-il donc du cot� du myst�rieux communicateur, notre jeu-myst�re de l'�t�, qui met tellement de piquant dans notre vie morne o�, ass�n�s sous les coups et les contre-coups de la conscription, nous �puisons nos corps � vaquer 96 heures par semaine sur tous les coins de notre territoire d�charn�, � court d'urgentologues, d'infirmi�res, de radiologiste, etc...
Hmmm. Toujours pas de nouvelles d'Alain � ce sujet. Je continue donc � chercher, puisque, c'est bien connu, je n'ai que �a � faire... Bon, premiers constats: je confesse avoir fait une grossi�re erreur dans mon analyse initiale. J'aurais d� m'en rendre compte, mais c'est �vident, qu'� le lire avec attention, c'est un sp�cialiste qui �crit, non pas un omnipraticien! Mais bien s�r... Il parle avec une certaine distance de la FMOQ, et de ses querelles instestines, tandis que la FMSQ y a le beau r�le: se battre en h�ros contre l'�tat, "� leur corps d�fendant", en plus! Wow, on dirait Mel Gibson en William Wallace dans "Braveheart" et criant, les tripes � l'air � la fin: "Libert�!" avant de se faire amputer le cerveau. De plus, il emploie le vocable RMA: une rapide recherche sur Internet "RMA + m�decin" indique qu'il s'agit du... revenu moyen ajust�, propre � la FMSQ! Plus aucun doute, alors. De plus, il para�t quelque peu m�prisant pour l'urgence, ce qui n'est pas tellement le propre de l'omnipraticien, qui y voit g�n�ralement une pratique difficile et louable... Et s'il avait �t� de la FMOQ, il n'aurait pas �crit non plus que l'action politique des m�decins pratiquant en urgence avait commenc� en 1999, avec la crise du Vic, mais bien avant, avec les tentatives de reconnaissance, qu'il connaitra�t alors mieux... De plus, il dit "leurs coll�gues omnipraticiens", plut�t que "les omnipraticiens" ou "les m�decins de famille" comme il aurait dit s'il avait �t� l'un d'eux. Enfin, il envoie une pointe de m�pris aux m�decins de famille, ce qui ne peut �tre que le fait d'un "sp�cialiste". De plus, il se situe nettement du cot� des "h�pitaux montr�alais", parlant ainsi de la complexit� de la probl�matique hospitali�re. Il s'agit donc probablement d'un sp�cialiste de Montr�al... mais qui oeuvrait ailleurs avant puisqu'il venat en vacances � Montr�al? Myst�re. Finalement, Alain C. conclue que "Nous n'aurons, enfin, toujours le r�le du mauvais gar�on vis-�-vis nos confr�res, MDF ou sp�cialistes". Or, tout le monde connait les difficult�s des m�decins d'urgence � la FMOQ... S'il prend la peine de le dire ainsi, c'est parce qu'il s'agit cette fois d'un sp�cialiste qui prend la m�me attitude... Je crois que je br�le... Maintenant, pourquoi Alain Chamoun aurait-il ce email entre les mains... Voyons... Il faut qu'il ait acc�s � une ordinateur o� �tait ce email... A l'h�pital? Ou bien... Mais bien s�r! Je reprend donc ma description initiale, en modifiant les attributs de mani�re cons�quente: "Voyons voir. C'est s�rement un m�decin, oeuvrant hord de Montr�al (note: ou ayant oeuvr� hors de Montr�al?), non-urgentologue (mais sans doute sp�cialiste), occupant un poste administratif assez �lev� et tr�s bien au fait du dossier de l'urgence, ayant probablement d�j� �t� impliqu� puisqu'il peut balancer les enjeux � fond et qu'il en est m�me cynique (si c'est un sp�cialiste, probablement dans le cadre du Forum sur les urgences) comme seul un vrai expert peut l'�tre, et qui est aussi contre les d�partements d'urgence (sp�cialiste d'h�pital), contre la sp�cialit�, et contre le MSSS en g�n�ral (donc v�h�ment syndicaliste de par son ton), de plus il parle � la radio et fait des marches sur la colline de l'Assembl�e nationale, donc certainement un d�l�gu� (ou un pr�sident d'association... de la FMSQ), probablement de la FMOQ (ben non, de la FMSQ, pourquoi pas?), et certainement pas attach� au MSSS (ben non!), qu'il attaque; par ailleurs il a au moins 40 ans (aucun doute), vu le recul qu'il peut afficher, �crit tr�s bien une pens�e qui ne m'est pas sympatique mais qui demeure bien structur�e, il a surement d�j� pondu des documents sur le sujet et il a probablement fait des �tudes compl�mentaires, en gestion, de plus il conna�t Alain Chamoun ou bien quelqu'un qui le connait (ah ah?), est-il de Joliette alors (peut-�tre pas, apr�s tout)?" Au fait Alain, ta femme est bien radiologiste non? En passant, il s'est tromp�, le myst�rieux communicateur: j'�tais contre. Je le suis encore. Bonne journ�e. Alain Vadeboncoeur ----- Original Message ----- From: Alain Chamoun To: URG-L Mailing List Sent: Thursday, August 01, 2002 7:19 PM Subject: URG-L: Loi 114 Extrait d'un communiqu�: Pourquoi, et pourquoi maintenant. Avant de r�agir et d'agir, il nous faut comprendre ce qui a g�n�r� l'escalade qui a autoris� le gouvernement � agir de la sorte. Alors, allons-y. Bien que vous soyez, m�me plus que moi, bien plac�s pour mesurer l'impact des mesures inconsid�r�es qu'ont mises en place nos gouvernements depuis 1990 (fermetures d'h�pitaux, r�duction des entr�es en m�decine, coupures budg�taires, etc.), mesures qui sont responsables de la quasi-totalit� des probl�mes de r�partition g�ographique et d'accessibilit� m�dicale sur le territoire du Qu�bec, il n'en reste pas moins qu'une part de responsabilit� repose sur les m�decins eux-m�mes. Nous devons ajouter � cela le contexte socio-politique des 10 derni�res ann�es. En bout de ligne, la conclusion de ce psychodrame n'est pas surprenante. Par contre, sa compr�hension est essentielle et oblige une contre-attaque n�cessitant le maximum de doigt�. Qu'en est-il vraiment. Les omnipraticiens et les sp�cialistes vivent des travers parfois communs, parfois diff�rents. Commun�ment, certains profils de pratique "faciles" sont d�cri�s. En opposition, la FMOQ vit un conflit de profils de pratique, alors que la FMSQ vit une raret� de ressources telle que bon nombre de sp�cialistes se retrouvent � leur corps d�fendant professionnellement par�tiques et socialement inefficaces. La r�sultante est une opposition interne � la FMOQ (lire : entre omnipraticiens) et une opposition externe � la FMSQ (lire : entre les sp�cialistes et l'�tat). Dans les deux f�d�rations, la pratique "facile et moins pertinente" est critiqu�e plus ou moins ouvertement. Depuis nombre d'ann�es, tout ce qui existe comme groupe de pression exige que l'�tat r�agisse autoritairement par voie de r�glement. La r�partition g�ographique des effectifs m�dicaux. De par sa nature politique, il se devait de jauger, de sentir "le bon moment" pour agir. Il lui fallait une opinion publique largement favorable (bien plus que la barre de 50%) et �a, il l'a depuis peut-�tre 3 � 5 ans. Il lui fallait une situation d'exception qui aurait un effet de d�tonateur pour ainsi justifier son action. Il lui fallait un mort (ceci dit avec le plus grand regret pour la famille de monsieur Claude Dufresne, m�me si rien ne prouve qu'une urgence ouverte lui aurait sauv� la vie). Il l'a eue. Il a agi. On nous a relat� la joie qui s�vissait au minist�re quand est survenue la nouvelle de l'�pisode de Shawinigan. Clairement, l'�tat vient de gagner cette manche. Cependant, il faut comprendre ce qui aura �t� beaucoup plus insidieux depuis 5 ans, � savoir le psychodrame des m�decins pratiquant en urgence, omnipraticiens ou sp�cialistes. Rappelez-vous, il y a quelques ann�es, la crise qu'avaient faite les m�decins de l'urgence de l'H�pital Royal Victoria au sujet de leur conflit de facturation avec la RAMQ. C'�tait le d�but de l'action politique des m�decins pratiquant en urgence au Qu�bec. Je me souviendrai toujours du jour o�, alors en vacances, je lunchais avec mon �pouse dans un petit resto de C�te-des-Neiges, entre deux courses, assis � c�t� de la table de deux urgentologues de McGill qui s'�gosillaient � �chafauder leur plan d'action publique visant � se faire reconna�tre et � "planter" leurs coll�gues omnipraticiens oeuvrant principalement en cabinet. Et c'est exactement ce que nous avons v�cu depuis au moins 5 ans. Nous savons que la crise des urgences n'existe que dans la grande r�gion de Montr�al et � un degr� moindre dans celle de Qu�bec. Mais, au fil des ann�es, elle en est venue � faire la manchette presque hebdomadairement sinon quotidiennement au point de devenir un enjeu �lectoral. Flairant l'opportunit�, bien que tous sachent parfaitement bien la complexit� �norme de la probl�matique hospitali�re de la grande r�gion de Montr�al, les m�decins pratiquant en urgence ont chevauch� la situation en pr�sentant leur situation comme �tant la solution � tous les probl�mes et en se promouvant comme �tant les sauveurs du r�seau de la sant�. R�glons les urgences et tout sera r�gl� ! Leur bataille aura �t� de trois ordres. D'abord, embarquer dans la vague m�diatique des urgences et ainsi valoriser leur position. La pratique en urgence est lourde (plus que celle des m�decins de famille en cabinet). Il faut mieux la r�mun�rer. D'o� un �ternel conflit entre les m�decins de famille, qui forment la majorit� de la FMOQ, et les omnipraticiens qui pratiquent principalement en urgence, la minorit�. Le conflit entre les deux groupes est visc�ral et ces derniers n'h�sitent pas � se servir de la place qu'occupe la situation des urgences de la r�gion de Montr�al dans les m�dias pour tenter de r�gler leur compte avec le reste de la FMOQ. Du m�me coup, on en veut �norm�ment � ceux qui refusent de continuer � pratiquer ne serait-ce que partiellement en urgence une fois la p�riode prescrite des activit�s m�dicales particuli�res (AMP) termin�e. Les omnipraticiens oeuvrant principalement en urgence se sentent d�laiss�s et m�pris�s par leurs coll�gues qui refusent de les aider. Finalement, tant qu'� tout r�gler, �videmment, non seulement faut-il des urgentologues en plus grand nombre, il faut des urgentologues qualifi�s. Il faut donc cr�er une sp�cialit� parce que �a demande des comp�tences-bien-plus-grandes-que-celles-que-d�tiennent-les-m�decins-de-fami lle qui eux aussi avaient hauss� leur statut en se cr�ant de toutes pi�ces une "r�sidence" de m�decine familiale. � cela, on doit ajouter l'ultime d�marche voulant qu'il fallait cr�er des d�partements de m�decine d'urgence dans les h�pitaux pour que, suppos�ment, l'urgence puisse fonctionner normalement. Ceux d'entre vous qui ont v�cu de tels d�bats se rappelleront les visions de certains urgentologues qui proposaient rien d'autre que de carr�ment subordonner l'h�pital � l'urgence. L'urgence devait devenir un h�pital dans un h�pital et les autres devaient servir l'urgence en priorit�. Vous et moi savons que rien dans cette loi sp�ciale ne va r�gler quoi que ce soit dans la probl�matique hospitali�re qui s�vit dans les r�gions m�tropolitaines. Absolument rien. Cependant, sur les 3 premiers points, les urgentologues viennent de gagner sur toute la ligne : ils ont maintenant une sp�cialit�, ils viennent d'obliger tous les omnipraticiens � venir les supporter en urgence, et ce partout au Qu�bec, et de plus, en tant que sp�cialit�, ils b�n�ficieront des largesses du RMA que vous connaissez malheureusement trop bien. Sur le dernier point, mettons que le jeu devrait se calmer. Vous serez int�ress�s d'apprendre que dans les m�dias, les urgentologues, et je parle ici des sp�cialistes, ne se sont � aucun moment oppos�s � cette loi et j'ai personnellement particip� � une tribune t�l�phonique o� il �tait clair que cette loi �tait la bienvenue. Qui plus est, il sera int�ressant pour vous de savoir qu'en r�action � cette loi, le pr�sident de l'Association des urgentologues du Qu�bec n'�tait pas pr�sent � la Commission extraordinaire des pr�sidents tenue le 23 juillet dernier, qu'aucun repr�sentant de cette association n'�tait pr�sent � l'Assembl�e sp�ciale des d�l�gu�s de jeudi matin et qu'� ma connaissance, aucun d'entre eux n'�tait pr�sent sur la colline parlementaire lors de notre marche. Qui plus est, on nous annon�ait la d�mission du pr�sident de cette association... _________________________________________________________ Pourquoi, et pourquoi maintenant? En effet. Cet extrait conf�re un mauvais r�le � l'AMSUQ et par la bande � ses membres et en clair � tous les m�decins d'urgence. Nous n'aurons, enfin, toujours le r�le du mauvais gar�on vis-�-vis nos confr�res, MDF ou sp�cialistes. Au fait quelle est la position de l'ASMUQ? Elle est bien interpell�e dans la loi 114, non? Ses membres ne deviennent-ils pas sous la juridiction du DMRG?... Alain Chamoun CHRDL Affichez, modifiez et partagez gratuitement vos photos en ligne: Cliquez ici.
