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Face
� la saturation des services d�urgences, les solutions
actuellement �voqu�es sont la cr�ation de maisons m�dicales aux
abords des h�pitaux ainsi que des gratifications accord�es aux
g�n�ralistes volontaires pour prendre des gardes. L�obligation
d�assurer des gardes, incarn�e par l�article 77 du code de
d�ontologie dont la suppression est d�actualit�, semble avoir fait
long feu. Pourtant, certains g�n�ralistes d�fendent encore l�id�e
que les gardes font partie int�grante de leur mission ; c�est le
cas d�un internaute qui nous a fait parvenir le commentaire
suivant :
� Je ne pense pas qu�il y ait un vrai probl�me
des urgences en milieu hospitalier ; le v�ritable probl�me r�side
dans le fait d�j� constat� que 75% des actes effectu�s aux
urgences n�en sont pas et pourraient �tre pris en charge par les
m�decins de terrain : MG, rempla�ants, structures de type SOS
m�decin. Mais l�, �videmment, il faut une v�ritable politique
volontariste. Les structures propos�es comme les maisons m�dicales
aux abords des centres hospitaliers ne r�soudront pas tout le
probl�me. A mon sens, il faut �tre directif : -- Beaucoup
de centres hospitaliers n�adressent plus la part AMC � r�gler
lorsque cette part est inf�rieure � 3 euros ; cela veut dire que
les patients, pour des actes non importants, ne paient plus rien
en venant se faire soigner � l�h�pital. Il faut refuser le tiers
payant lorsque l�urgence n�en est pas une et lorsque le patient se
pr�sente spontan�ment aux urgences (sauf cas graves) sans �tre
muni d�un courrier d�un m�decin. On assiste aujourd�hui dans les
services d�urgence � des situations incroyables o� les patients se
pr�sentent qui pour ablation de fils de suture, qui pour un
syndrome f�brile bronchitique, qui pour confirmer le diagnostic
d�un MG vu quelques heures auparavant, qui pour des sutures non
compliqu�es, qui pour une prescription de contraception orale,
etc, etc... -- Il faut faire une information percutante dans
les m�dias pour inciter les patients � appeler en premier lieu un
MG ; -- Il faut obliger les MG � effectuer des gardes de nuits
et de week-end. D�sol�, mais c�est mon opinion, m�me si je risque
les foudres de confr�res ; la continuit� des soins que nous
assurons pendant les heures d�ouverture de nos cabinets
s�arr�te-t-elle la nuit et le WE ? Dans les grands centres
urbains, le nombre �lev� de MG entra�nerait la participation � 1 �
3 gardes par an... ce qui n�est pas une charge trop lourde. En
milieu rural, le probl�me semble plus crucial ; je pense que la
r�mun�ration des actes en garde devrait �tre plus importante en
milieu rural. Nous constatons �galement tous que nos chers
rempla�ants aspirent � travailler de moins en moins et gagner de
plus en plus, et surtout ne pas faire de garde de WE et de nuit.
L�Ordre des M�decins a un r�le pr�pond�rant dans ce domaine. Le
contrat de remplacement devrait inclure obligatoirement la
participation � des gardes. � Dr Patrick Noss
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