Histoire vraie d'un ami médecin généraliste en milieu rural qui cherchait un remplaçant l'été dernier. Un candidat potentiel lui téléphone; ils discutent des conditions financières, pas de problème de ce côté. En outre, le remplaçant serait logé avec sa famille au domicile du médecin. Question subsidiaire du candidat-remplaçant: "est-ce que vous avez une piscine?"; réponse:"non, désolé"; "très bien, cherchez quelqu'un d'autre.."....
Méditons la portée sociologique de cette histoire...

G Potel

Alain Chamoun a écrit :

 
Mardi 20 Août 2002
Engorgement des urgences : un généraliste prône l´obligation d´effectuer des gardes

Face à la saturation des services d´urgences, les solutions actuellement évoquées sont la création de maisons médicales aux abords des hôpitaux ainsi que des gratifications accordées aux généralistes volontaires pour prendre des gardes. L´obligation d´assurer des gardes, incarnée par l´article 77 du code de déontologie dont la suppression est d´actualité, semble avoir fait long feu. Pourtant, certains généralistes défendent encore l´idée que les gardes font partie intégrante de leur mission ; c´est le cas d´un internaute qui nous a fait parvenir le commentaire suivant : 

« Je ne pense pas qu´il y ait un vrai problème des urgences en milieu hospitalier ; le véritable problème réside dans le fait déjà constaté que 75% des actes effectués aux urgences n´en sont pas et pourraient être pris en charge par les médecins de terrain : MG, remplaçants, structures de type SOS médecin. Mais là, évidemment, il faut une véritable politique volontariste. Les structures proposées comme les maisons médicales aux abords des centres hospitaliers ne résoudront pas tout le problème. 
A mon sens, il faut être directif : 
-- Beaucoup de centres hospitaliers n´adressent plus la part AMC à régler lorsque cette part est inférieure à 3 euros ; cela veut dire que les patients, pour des actes non importants, ne paient plus rien en venant se faire soigner à l´hôpital. Il faut refuser le tiers payant lorsque l´urgence n´en est pas une et lorsque le patient se présente spontanément aux urgences (sauf cas graves) sans être muni d´un courrier d´un médecin. On assiste aujourd´hui dans les services d´urgence à des situations incroyables où les patients se présentent qui pour ablation de fils de suture, qui pour un syndrome fébrile bronchitique, qui pour confirmer le diagnostic d´un MG vu quelques heures auparavant, qui pour des sutures non compliquées, qui pour une prescription de contraception orale, etc, etc... 
-- Il faut faire une information percutante dans les médias pour inciter les patients à appeler en premier lieu un MG ; 
-- Il faut obliger les MG à effectuer des gardes de nuits et de week-end. Désolé, mais c´est mon opinion, même si je risque les foudres de confrères ; la continuité des soins que nous assurons pendant les heures d´ouverture de nos cabinets s´arrête-t-elle la nuit et le WE ? Dans les grands centres urbains, le nombre élevé de MG entraînerait la participation à 1 à 3 gardes par an... ce qui n´est pas une charge trop lourde. En milieu rural, le problème semble plus crucial ; je pense que la rémunération des actes en garde devrait être plus importante en milieu rural. Nous constatons également tous que nos chers remplaçants aspirent à travailler de moins en moins et gagner de plus en plus, et surtout ne pas faire de garde de WE et de nuit. L´Ordre des Médecins a un rôle prépondérant dans ce domaine. Le contrat de remplacement devrait inclure obligatoirement la participation à des gardes. » 
Dr Patrick Noss 

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