Hum...Un peu n�buleux (le texte sur le projet de loi)***************
Ce n'est pas un projet de loi mais un document de travail,
le projet de loi sera mieux �crit, n'aura pas de faute d'orthographe dedans et
ne donnera pas comme exemple le maintien � domicile aux membres de la
FMSQ.
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La loi � venir ratissera large.Nul doute que les solutions n�goci�es sont et seront toujours pr�f�rables aux "solutions" l�gif�r�es,mais vaut mieux des lois qui interpellent tout le�corps m�dical�que des petites lois cibl�es assassines qui s�ment in�quit�,col�re et rancoeur(contre les l�gislateurs,mais aussi contre les m�decins qui "�chappent" � la coercition)�dans les petits groupes vis�s.Ce qui vient a peut-�tre des allures de cataclysme pour plusieurs,mais bizarrement ne m'appara�t pas aussi mena�ant que ce qui nous est d�j� tomb� sur la t�te.**************
Faut dire qu'avec la loi 114 comme "pratique", la "r�forme" va effectivement nous faire moins mal
qu'� d'autres m�decins.
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Ceci �tant dit,je rel�ve quelques �l�ments dans le texte qui me laissent songeuse...
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1)On d�crit les secteurs d'activit�s prioritaires:obst�trique,urgence,soins � domicile,toxico/VIH,sant� au travail...OK.
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C'est tr�s joli sur papier,et ces�divers secteurs sont peut-�tre tous �prioritaires,mais ils ne sous-entendent pas du tout la m�me charge de travail,les m�mes contraintes,les m�mes responsabilit�s,les m�mes horaires...On peut d'ici deviner que les m�decins install�s en milieu urbain bien pourvu de sp�cialistes de toutes les couleurs s'engageront d'abord dans les activit�s prioritaires qui se font de 9 � 17h et que les m�decins des r�gions �coperont la "palme d'or" des secteurs prioritaires:urgence,obst�trique,soins intensifs...Ce qu'ils font d�j� par la force des choses,mais qu'ils devront maintenant faire par force de loi.
Regarde le petit 1 dans la phrase, il r�f�re � une ligne en petits caract�res en bas de la page 2
qui se lit ainsi
" Le Minist�re va tenir compte que tous les besoins sont combl�s pour les services d'urgence
avant d'accepter toute autre activit�."
Pourquoi tant d'int�r�t soudainement pour l'urgence?
Simple, il risque de ne rester que nous, vous ne pensez pas?
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Manger tous les m�decins � la m�me sauce ne fera sans doute�qu'accentuer les disparit�s qui existent d�j� dans la pratique des m�decins de villes et des m�decins des champs.
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2)Quelqu'un peut-il me dire quelle diff�rence il y a entre "interr�gional" et "national"?
Et c'est LA raison pour lesquelles les sp�cialistes grimpent dans les rideaux.
Intrar�gional: Le m�decin d'urgence va aider dans une urgence en difficult� de sa r�gion
Interr�gional: Le m�decin � l'hospitalisation va aider dans un h�pital de la r�gion voisine.
National: Le cardiologue de l'Institut de Cardiologie de Montr�al va se taper un mois de
garde � Sept-Iles.
La diff�rence vient donc du nombre de r�gions entre ton lieu de pratique et le lieu qui
te sera "assign�".
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3)Une autre petite phrase qui a bien retenu mon attention est celle qui dit que le but vis� est "l'installation" des m�decins.
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Qu'est-ce qu'on veut dire exactement par l�?
Le m�decin s'installe en r�gion.
20 ans plus tard, il y est toujours install�.
C'est plus clair comme �a hein!
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Le rapport Barer Stoddart(que je cite souvent car il est fort bien fait et ,� d�faut d'apporter des solutions miracles,pose en tous cas les bonnes questions) soul�ve la probl�matique de la r�tention des effectifs en milieu rural.Il y a plein de trucs int�ressants l�-dedans.La coercition ne semble pas faire partie des pistes de solutions.Peut-�tre parce que jamais utilis�e dans nos soci�t�s.C'est � voir...
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"Installer" les m�decins en r�gion,�a veut dire quoi?
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Vous me direz que les PREM r�gleront la question.Tant de place en ville et ensuite...Pschtt!!!Tout le monde � la campagne?
On donnera alors raison � tous ceux qui ont pr�f�r� subir le 70% et s'accrocher comme des moules � leur rocher...
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Il y a peut-�tre d'autres avenues � explorer:la compl�mentarit� entre �tablissements,la compl�mentarit� entre individus (l'�quivalent d'un "temps partag�"),l'itin�rance...Oui.oui.Vous lisez bien.L'itin�rance.
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Vous rirez peut-�tre,mais je crois depuis�belle lurette�qu'un des �l�ments de solutions � la p�nurie chronique d'effectifs dans les r�gions plus ou moins �loign�es consiste en ce que j'appellerais l'itin�rance �rig�e en syst�me.L'itin�rance bien comprise,intelligemment appliqu�e et g�r�e.Vous pensez que je d�lire? Laissez-moi vous donner un exemple.
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A Blanc-Sablon,o� je suis all�e r�guli�rement pendant quelques ann�es,il y a deux sortes de docteurs:les "permanents" et les "d�panneurs".A quelques exceptions pr�s,les permanents s'installent sur la Basse C�te-Nord un-deux ou trois ans puis quittent pour ailleurs.Les d�panneurs viennent quelques semaines par an,r�guli�rement...parfois pendant 10 ans.Il s'ensuit�la situation assez paradoxale� que les d�panneurs deviennent plus "permanents" que les permanents.La population les conna�t,s'y attache et...les attend.
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Dans le Nord,plusieurs m�decins de petits �tablissements�sont � "temps partiel":sorte de temps partag� non nomm� comme tel,o� deux ou trois m�decins se "partagent" une ann�e,permettant une pr�sence m�dicale continue et coh�rente tout en permettant aussi aux dits m�decins de vivre et de travailler �ailleurs le reste du temps.Ce n'est sans doute pas l'id�al pour la population qui aimerait bien s'attacher un m�decin de famille � long terme,mais ne vaut-il pas mieux un groupe de m�decins "itin�rants" stable � un groupe de m�decins "permanents" dont la permanence est de tr�s courte dur�e?
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Certains �tablissements p�riph�riques (sans �tre �loign�s) recourent r�guli�rement � des sp�cialistes "itin�rants"...qui finissent eux aussi par �tre plus permanents que les permanents.C'est pas l'id�al,mais c'est pas si terrible non plus.Et �a peut �tre �tonnamment viable et harmonieux pour les deux parties.
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Il est bien �vident que l'exemple donn� ci-haut (Blanc-Sablon)est extr�me et ne s'applique�qu'aux r�gions v�ritablement �loign�es et de pauvre densit� de population.�Il ne colle bien s�r pas du tout � la r�alit� des��r�gions qui sont p�riph�riques sans �tre v�ritablement �loign�es et qui sont beaucoup plus dens�ment peupl�es.Mais il y a l� mati�re � r�flexion.A la fois en ce qui attrait aux m�decins de famille qu'en ce qui attrait aux sp�cialistes.
Ton exemple est bon, cependant il n'est applicable que si le gouvernement voulait
r�ellement r�gler le probl�me de r�partition des effectifs, Or il ne veut pas faire �a, il
veut surtout faire une gros tour de force avant les �lections, il en a besoin.
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�Claude Rivard, md
Bon.Finito pour aujourd'hui.Bonne journ�e.J'ai �crit gros,vous avez remarqu�? Question de m�nager ceux et celles qui,comme moi,commencent � avoir besoin de ces affreuses petites demi-lunettes....
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Catherine
�
Chef du D�partement de M�decine d'Urgence
CH Pierre-Boucher
Longueuil, QC
Canada
[EMAIL PROTECTED]
