Title: Message de l'AMUQ

Excellente initiative. Pourquoi ne pas se payer � toutes les deux semaines une pleine page de publicit� dans les grands quotidiens d�non�ant les aberrations qui d�coulent des d�cisions de nos dirigeants (MSSS, R�gie R�gionale, administration hospitali�re). Les 300 jours avant les �lections vont peut-�tre rendre certaines personnes attentives. Moi je suis partant.

 

MC

 

-----Original Message-----
From: Julien Poitras [mailto:[EMAIL PROTECTED]]
Sent: 10 septembre, 2002 17:12
To: Membres AMUQ
Subject: Message de l'AMUQ

 

Membres de l’AMUQ,

M�decins d’urgence du Qu�bec,


L'heure est � la constitution de listes d'envois. Vous ne serez pas tous rejoints par ce message, mais la majorit� de vous le serez et pourrez, nous l’esp�rons, relayer le contenu � d'autres membres, et id�alement aux membres de vos d�partements et services respectifs.

Vous aurez re�u en ao�t une correspondance de l’Association soulevant les effets pervers potentiels de la Loi 114. Le ministre est rest� sourd � nos demandes de rencontre pour lui exposer ces effets pervers et lui pr�senter des alternatives.


Aujourd’hui, au terme de ce week end, la Loi 114 est entr�e en application dans diff�rentes r�gions du Qu�bec, et l’application qui en a �t� faite concorde au pire sc�nario envisag� par l’Association : la � conscription ï¿½ de m�decins d�j� pleinement actifs en m�decine d’urgence, une conscription sauvage, sans �gard � l’horaire des m�decins mobilis�s, ni � leur charge de travail habituelle. Dans les faits l’application de la Loi n’en respecte m�me pas tous les articles.

Ce � pire sc�nario ï¿½ semble support� par le MSSS, au-del� de toutes les promesses faites concernant la mobilisation d’effectifs suppl�mentaires et le respect du travail d�j� accompli par les m�decins en poste dans les urgences.



Il est clair que l’heure est grave et que ces actions sonnent le glas de la m�decine d’urgence au Qu�bec : m�me les m�decins les plus motiv�s par cette pratique commencent � baisser les bras et � se laisser envahir par le d�couragement, ce que des ann�es de pratique dans les pires conditions n’avaient pas r�ussies � faire. Certains b�tisseurs parlent de d�fection. La Mission m�me de l’Association, soit promouvoir une m�decine d’urgence de qualit� afin de contribuer � l’am�lioration de la sant� de la population, est compromise.


Le Conseil d’administration de l’AMUQ a donc fait parvenir au Dr Lamontagne du Coll�ge des m�decins la lettre ci-jointe. Il est de notre avis que la qualit� de soins et la s�curit� des patients ne peut �tre maintenue dans les conditions actuelles, si ce sont les m�decins d�j� ext�nu�s de nos urgences qui sont conscrits par cette Loi.


Nous vous sugg�rons donc de :

  • Faire conna�tre le contenu de cette lettre aux membres de vos d�partements et services ;
  • Signaler au Coll�ge des m�decins toute situation o� la qualit� des soins est compromise ;
  • Informer votre client�le et votre entourage des dangers encourus par la population si cette mani�re d’appliquer la Loi est maintenue ;
  • Encourager la client�le des urgences � porter plainte si elle consid�re que l’organisation des soins re�us dans votre urgence est inad�quate (un formulaire standardis� devrait vous parvenir sous peu).



Nous vous encourageons � respecter la Loi mais � d�crier son application sauvage et irrespectueuse pour des m�decins qui ont d�j� donn� plus que leur d�.


D’autres communications devraient vous parvenir sous peu, certaines pourraient vous interpeller de mani�re urgente dans le cadre de cette crise comme jamais n'en a connu la m�decine d'urgence. Nous vous encourageons � diffuser ce message � toute personne qui, selon votre jugement, pourrait �tre int�ress�e.

Si vous connaissez l’adresse courriel de certains membres qui n’ont pas re�u ce message, veuillez nous la communiquer. Nous vous encourageons � rehausser le membership de l’AMUQ en favorisant l’adh�sion des membres de vos d�partements et services. Plus nous serons nombreux, plus nous pourrons faire entendre la voix des m�decins d’urgence et revendiquer � tout le moins une application juste de cette Loi, laquelle �tait sens�e initialement nous venir en aide plut�t que de nous achever.

 


Julien Poitras
Pr�sident
Pour le Conseil d’administration
Association des m�decins d’urgence du Qu�bec

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