Le probl�me c'est qu'il y ici une situation de monopole. �a va quand tu
as le choix de la cie X,Y,Z pour signer. Tu peux n�gocier. Mais ici, tu
signes et tu fermes ta gueule.

MC

-----Original Message-----
From: [EMAIL PROTECTED] [mailto:[EMAIL PROTECTED]] On Behalf Of Alain
Vadeboncoeur
Sent: 18 septembre, 2002 11:14
To: URG-L Mailing List
Subject: URG-L: Re: URG-L: Fonctionnement du r �seau de sant�

Michel �crivait, � propos des contrats:

La sov�tisation totale quoi ! A la mani�re Bulgare ou Albanienne en plus

*********

Sovi�tisation? Un contrat? A ma connaissance, les citoyens sovi�tiques
signaient parfois de faux aveux, mais tr�s peu de contrats. Est-ce que
je me
trompe?

C'est curieux, personnellement je ne vois pas ce qu'un contrat pose
comme
probl�me. Un contrat est un lien contractuel entre deux parties, o�
chacun a
des obligations � respecter. Un contrat impos� n'est pas un contrat. Un
contrat n�goci�, o� chacun s'entend sur les obligations de part et
d'autre,
n'a rien � voir avec une sovi�tisation. C'est de l'enflure verbale.

D'Ailleurs, ca me semble plut�t am�ricain que "sovi�tique", comme
approche.
Je connais quelques personnes qui sont all� pratiqu� aux �tats-Unis. Ils
me
semble qu'elles signaient des contrats: je m'engage � faire ceci et
cela,
mais pas ceci ni cela, dans les prochains deux ans, et l'h�pital
s'engage �
ceci et cela, mais pas � ceci ni cela, pour la m�me p�riode. Si chacun
respecte sa part du contrat, tout va bien (apr�s tout, personne n'est
jamais
oblig� de signer un contrat, � ce que je sache...). Si l'une des parties
ne
respecte plus ses obligations, le contrat ne tient plus. Imagine un
contrart
o� serait �crit: je m'engage � travailler 3 jours semaine dans votre
urgence, moyennant ceci et cela, et notamment un encombrement maximal de
90%, un acc�s 24 heures par jour au SCAN et un temps de r�ponse des
consultants de 4 heures. On ne s'entend pas? Pas  grave. On s'entend?
OK,
mais chacun respecte sa part du contrat, et tu ne d�cides pas en plein
milieu du mois de mai d'aller plut�t faire pousser des tulipes en
Ouganda.
L'urgence s'engorge? Un avertissement est donn�. Une seconde fois? Le
contrat est rompu. Etc.

J'ai toujours pens� que les liens (et les obligations mutelles) entre le
m�decin et l'h�pital sont nettement trop floues, et ne permettent pas
d'avoir une approche organisationnelle solide. N'importe qui entre ou
sort
n'importe quand, pour un oui ou pour un non, l'h�pital abolit ceci et
cela,
le m�decin fait ceci et cela, sans aucun cadre et � peu pr�s sans
recours,
sauf celui, fort mou, de la dynamique CMDP-CA, aussi bien pour le
m�decin
que pour l'h�pital, d'ailleurs. Comment construire quelque chose de
solide
sur cette base?

Par contre, je ne vois pas pourquoi je serais r�fractaire � n�gocier
avec
mon h�pital une entente o� chacun s'engage sur un certain nombre de
points,
qui permettront de d�finir ce qui va se passer dans les deux prochaines
ann�es, aussi bien pour l'h�pital que pour le m�decin.

Le probl�me n'est certainement pas une approche contractuelle, en soi,
mais
bien la fa�on dont tout ceci est amen� et surtout risque d'�tre utilis�.
Un
contrat "unilat�ral", �a n'est d'ailleurs pas un contrat.

Ca n'a rien � voir avec la sovi�tisation.

Alain Vadeboncoeur MD

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