Title: Re: URG-L: Fonctionnement du réseau de santé


Le 18/09/02 19:41, «ï¿½Alain Vadeboncoeur�» <[EMAIL PROTECTED]> a écrit�:

Qui crois à la signature d'un gouvernement ou institutions gouvernementale en 2002???.

***Les promesses? Peu de gens, avec raison. Les discours? Encore moins. Les signatures? Ca doit être moins nombreux. Je ne suis pas certain qu'il existe par contre une multitude d'exemples de signatures révoquées. Peux-tu en nommer? Ca ne me vient pas.

Le problème est maintenant un manque de confiance clair dans le réseau
Je dois malheureusement avouer que j�ai perdu confiance dans notre (ou ce) gouvernement à apporter les éléments de solutions face aux problèmes rencontrés.
***C'est intéressant de perdre confiance dans un gouvernement, pour une société ou pour une partie de la société. Ca peut se comprendre facilement dans le contexte où le gouvernement est imposé par la force, mais quand il est élu, comment comprendre le phénomène? Que signifie-t-il? C'est une forme polie d'anarchie au fond, puisque le gouvernement est l'instance ou l'organe qui émane de la volonté populaire. Outre l'anarchie, c'est à dire essentiellement la démission, dans ce contexte, la seule autre réponse possible est un engagement social et politique pour changer les choses. Il reste aussi le suicide, pour les extrémistes. Je connais quelques médecins qui se sont suicidés, pour des raisons diverses, fort peut qui soient vraiment anarchistes, puisque c'est une position généralement peu reluisante et toujours instable, et j'en connais quelques-un qui s'engagent dans la vie publique, même locale, mais très peu à vrai dire, beaucoup trop peu pour pouvoir en conclure que les médecins sont vraiment cohérents ou bien poussent vraiment jusqu'à la limite leur dénonciation du "système". A mon avis, les médecins sont très fort pour se rendre en gueulant aux barricades, y montent rarement, et lorsqu'ils sont en haut, ils disent souvent bien peu de choses.

Bonne journée.

Alain V.

Eh bien! Enfin un peu de philo et d’analyse populationnel! Voilà Wiston Churchill qui serait heureux de lire cette discussion ou bien Karl Marx côté soviétisation! Faut bien s’amuser un peu! Eh bien pour répondre à ta question, outre des promesses non avoués (on pourra en reparler...) et question de voir que nous ne sommes pas les seuls parfois à souffrir des décisions, rappelons qu’il n’y a pas si longtemps, une convention collective signée entre le gvt, les enseignants, et autres dits “employés de l’état”; a été modifié unilatéralement il n’y a pas si longtemps... À part ces employésqui ont protesté énergiquement il n’y avait pas de grand élan de solidarité dans la population. C’est exactement ce que je redoute.

“Messieurs, lisez, il n’y aura même pas de petite ligne, faites nous confiance”. Ensuite laissons mijoter le tout, attendons une nouvelle crise, et modifions le contrat avec notre signature déjà en bas. Appui populaire assuré! Si l’histoire a montré que l’on peut jouer sur les “bidous” des gens et réussir, je ne vois pas comment un contrat avec tendance “social” ne pourrais pas être modifier à leur guise.  Exemple hors contexte? Pas du tout, réflechis un peu sur la porté philo du respect du gouvernement avec ses employés. Rappelons-nous que c’est ce qui se mijote cet automne que nous devenions employés au vrai sens du terme.

Pour ce qui est de la partie philosophique que tu apportais, il ressort que nos gouvernements naviguent au grès des mouvements politiques et budgétaires. La volonté populaire s’exerce par nos votes sur nos élus mais cette perte de confiance va surtout envers la partie non élue au gvt (tu sais le vrai gouvernement...dans la “haute fonctionnarité”). C’est cette partie invisible qui  gouverne vraiment le plus souvent. Les partis changent mais le fond de la casserole demeure. Comment un ministre fraîchement arrivé peut-il tout à coup découvrir que la loi 114 devient la meilleur façon de faire et ce sans connaissance du réseau au préalable? On ne me fera pas croire que le texte n’était pas déjà prêt de longue date, je parierais dès 1990 ou même avant. Et qui pouvait donc  tenir ce morceau de papier sous sa veste, version toute prête à utiliser;  attendant patientement que le “bon ministre” se pointe pour enfin la voir s’exercer contre les mécréants que nous sommes? Une petite conspiration du silence....prévue depuis longtemps selon moi et  que l’on doit dénoncer. Cette vision que les médecins porte le fardeau des problèmes de la santé navigue assez haut merci et tant que cela ne changera pas on ne pourra rien espérer d’autre...

Mon Dieu, je me lis et on se croirais dans un épisode de:



Avec humour, faut bien rire avant nos chiffres de soir, et de nuit, et de fin de semaine, et de congés fériés etc.!

Salutations rigolotes mais dans une pensée “Platonique” (sans jeu de mot).

P.S. En passant Platon pourrais appliquer ici sa théorie  de la “république” au Québec. Nos “bons sages philosophes” gouvernant pour le “pauvre peuple”. Plus ça change, plus c’est pareil!
--
François Paquet, md
Département d'urgence
Président sortant du CMDP
Hôtel-Dieu de Lévis
Centre Hospitalier affilié à l'Université Laval
G6V 3Z1
[EMAIL PROTECTED]



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