En lisant cet article,je me fais la r�flexion suivante:
 
Il est vrai que forcer les m�decins urgentistes � temps plein � aller d�panner de force est stupide et in�quitable...Mais attention:serait-il moins grave d'assigner un m�decin d'urgence � temps partiel,sous pr�texte qu'il n'est pas "hyperd�bord�"???Serait-il plus acceptable d'assigner un m�decin d'urgence qui a la chance de faire partie d'une �quipe suffisamment grande pour permettre un am�nagement confortable des horaires? Doit-on absolument �tre urgentologue temps plein,hyperd�bord�,crev� et � la veille du burn-out pour �tre justifi� d'�viter � la loi 114?
 
Cette rengaine-l� du m�decin d'urgence hyperd�bord�,vann� et �puis� qu'on veut forcer � en faire encore plus me chicote un peu...parce que finalement, l� n'est pas la question.
 
La question est qu'il est inacceptable de forcer qui que ce soit � travailler contre son gr�,point � la ligne.La question est qu'il est inacceptable de changer les r�gles du jeu de cette mani�re vindicative,brutale et unilat�rale.On vise aujourd'hui les m�decins d'urgence,seuls du r�seau � ne pas pouvoir pr�texter l'incomp�tence pour �viter de se soumettre � la loi 114.Nous nous d�fendons.Du mieux que nous pouvons.
 
Et je comprends bien qu'il ait fallu jouer de ce violon-l�,par ailleurs fort juste parce qu'effectivement la plupart des m�decins d'urgence travaillent comme des fous,mais attention au d�rapage vers la "martyrisation".
 
 
C.
Title: Cyberpresse | Le docteur Martin Loranger n'ira pas � Jonqui�re
R�seau Accueil Actualit�s Ados Arts & spectacles Automobile Chroniqueurs Dossiers �conomie �ditorial �ditorialistes Hobbies & loisirs Internet Le monde Politique Sciences Sports Tendances Voyage Appels d'offres Clavardage Concours Contactez-nous Groupes de discussion Horoscope M�t�o Mots crois�s N�crologie Petites annonces Rencontres La Presse Le Soleil Le Droit La Tribune Le Nouvelliste Le Quotidien Progr�s Dimanche La Voix de l'Est
 
accueil Cyberpresseaccueil Actualités

Les riches boivent de plus en plus

Braquage miraculeux

L'autoexclusion efficace contre le jeu pathologique

Sainte-Marthe-sur-le-Lac veut en appeler � la Cour supr�me

La pr�sidente de l'association �tudiante de Concordia brise la consigne du silence

La F�d�ration des femmes demande la d�criminalisation

Laval prot�ge ses arbres par r�glement

Montr�al ne paiera plus

Le mardi 24 septembre 2002

Le docteur Martin Loranger n'ira pas � Jonqui�re


Alexandre Sirois
La Presse

Apr�s s'�tre retrouv� sous les projecteurs pour avoir d�nonc� la �conscription sauvage� dont il avait fait les frais, le docteur Martin Loranger a pu se soustraire sans difficult� � son assignation pour un quart de garde � l'h�pital de Jonqui�re.

Le jeune m�decin, qui travaille � temps complet aux urgences de l'h�pital Charles-LeMoyne � Longueuil, avait re�u la semaine derni�re des mains d'un huissier une lettre le sommant de travailler neuf heures aux urgences de Jonqui�re, ce soir � partir de minuit.

Il a toutefois fait conna�tre, tel que pr�vu, ses �observations� au sujet de son emploi du temps � la repr�sentante de la r�gie r�gionale du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui l'avait somm� de se pr�senter � Jonqui�re. Vendredi, elle lui a exp�di� un message par t�l�copieur � l'h�pital Charles-LeMoyne selon lequel ses services n'�taient plus requis.

�J'ai confirm� aujourd'hui avec la directrice des services professionnels de l'h�pital et c'est clair. �a veut dire qu'ils tiennent compte du fait que je fais de l'urgence � temps plein�, a d�clar� hier le Dr Loranger.

�C'est un peu dr�le de commencer par une assignation par un huissier pour finalement terminer en me relevant de cette assignation. �a prouve qu'il y a peut-�tre une fa�on diff�rente de faire les choses�, a-t-il ajout�.

�Comme dans le cas de toutes les assignations pr�c�dentes, la r�gie r�gionale s'est fi�e � la bonne foi des m�decins quand ils ont dit qu'ils n'�taient pas disponibles pour travailler en raison de motifs d'ordre professionnel ou personnel. Ce fut le cas�, a r�sum� le porte-parole de l'organisme responsable des assignations, Jean-Fran�ois Saint-Gelais.

La r�gie r�gionale avait initialement exp�di� des assignations � 11 m�decins montr�alais dont les noms figuraient sur la liste des m�decins d�panneurs du Qu�bec, y compris le Dr Loranger. Aucun n'aura donc accept� de se pr�senter � Jonqui�re afin d'assurer le quart de garde pour lequel on sollicitait leurs services. �Quelques-uns� auraient n�anmoins offert des disponibilit�s pour le mois d'octobre.

Les seuls m�decins de l'ext�rieur du Saguenay-Lac-Saint-Jean ayant travaill� aux urgences de l'h�pital de Jonqui�re auront donc �t� Jean Ringuet et Georges Dufresne, urgentologues � l'h�pital de l'Enfant-J�sus de Qu�bec. Ils avaient tous deux re�u leur assignation jeudi dernier alors qu'ils devaient y travailler vendredi et n'ont pas pu faire savoir qu'ils ne pouvaient pas s'y pr�senter.

Un autre m�decin de l'h�pital de l'Enfant-J�sus avait �t� convoqu�, mais il aurait pu se d�sister � temps. La r�gie r�gionale n'a pas encore, jusqu'ici, fait appel � d'autres m�decins de l'ext�rieur de la r�gion.

Si le Dr Loranger se dit aujourd'hui satisfait de son sort, il persiste � croire que la loi d'exception n'est pas le bon moyen pour s'assurer que les urgences demeurent ouvertes. ��a prouve qu'une loi comme celle-l�, appliqu�e par des fonctionnaires, ce n'est pas simple et que les fonctionnaires de la r�gie ne sont pas toujours au fait de ce qui se passe r�ellement dans les urgences au Qu�bec, a-t-il dit. Et ce que je trouve triste, c'est que ce sont encore les r�gions qui perdent l�-dedans.�



 



Montr�al | Qu�bec | Ottawa-Gatineau | Sherbrooke | Trois-Rivi�res | Saguenay | Granby

Politique de confidentialit� | Annoncez sur Cyberpresse | Contactez-nous

Copyright � 2000-2002 Cyberpresse Inc., une filiale de Gesca. Tous droits r�serv�s.

Répondre à