|
Les
riches boivent de plus en plus
Braquage
miraculeux
L'autoexclusion
efficace contre le jeu pathologique
Sainte-Marthe-sur-le-Lac
veut en appeler � la Cour supr�me
La
pr�sidente de l'association �tudiante de Concordia brise la consigne du
silence
La
F�d�ration des femmes demande la d�criminalisation
Laval
prot�ge ses arbres par r�glement
Montr�al
ne paiera plus
|
|
|
Le mardi 24 septembre
2002 |
Le docteur Martin Loranger n'ira pas �
Jonqui�re
Alexandre
Sirois La Presse
Apr�s s'�tre retrouv�
sous les projecteurs pour avoir d�nonc� la �conscription sauvage� dont il
avait fait les frais, le docteur Martin Loranger a pu se soustraire sans
difficult� � son assignation pour un quart de garde � l'h�pital de
Jonqui�re.
Le jeune m�decin, qui travaille � temps
complet aux urgences de l'h�pital Charles-LeMoyne � Longueuil, avait re�u
la semaine derni�re des mains d'un huissier une lettre le sommant de
travailler neuf heures aux urgences de Jonqui�re, ce soir � partir de
minuit.
Il a toutefois fait conna�tre, tel que pr�vu, ses
�observations� au sujet de son emploi du temps � la repr�sentante de la
r�gie r�gionale du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui l'avait somm� de se
pr�senter � Jonqui�re. Vendredi, elle lui a exp�di� un message par
t�l�copieur � l'h�pital Charles-LeMoyne selon lequel ses services
n'�taient plus requis.
�J'ai confirm� aujourd'hui avec la
directrice des services professionnels de l'h�pital et c'est clair. �a
veut dire qu'ils tiennent compte du fait que je fais de l'urgence � temps
plein�, a d�clar� hier le Dr Loranger.
�C'est un peu dr�le de
commencer par une assignation par un huissier pour finalement terminer en
me relevant de cette assignation. �a prouve qu'il y a peut-�tre une fa�on
diff�rente de faire les choses�, a-t-il ajout�.
�Comme dans le cas
de toutes les assignations pr�c�dentes, la r�gie r�gionale s'est fi�e � la
bonne foi des m�decins quand ils ont dit qu'ils n'�taient pas disponibles
pour travailler en raison de motifs d'ordre professionnel ou personnel. Ce
fut le cas�, a r�sum� le porte-parole de l'organisme responsable des
assignations, Jean-Fran�ois Saint-Gelais.
La r�gie r�gionale avait
initialement exp�di� des assignations � 11 m�decins montr�alais dont les
noms figuraient sur la liste des m�decins d�panneurs du Qu�bec, y compris
le Dr Loranger. Aucun n'aura donc accept� de se pr�senter � Jonqui�re afin
d'assurer le quart de garde pour lequel on sollicitait leurs services.
�Quelques-uns� auraient n�anmoins offert des disponibilit�s pour le mois
d'octobre.
Les seuls m�decins de l'ext�rieur du
Saguenay-Lac-Saint-Jean ayant travaill� aux urgences de l'h�pital de
Jonqui�re auront donc �t� Jean Ringuet et Georges Dufresne, urgentologues
� l'h�pital de l'Enfant-J�sus de Qu�bec. Ils avaient tous deux re�u leur
assignation jeudi dernier alors qu'ils devaient y travailler vendredi et
n'ont pas pu faire savoir qu'ils ne pouvaient pas s'y pr�senter.
Un
autre m�decin de l'h�pital de l'Enfant-J�sus avait �t� convoqu�, mais il
aurait pu se d�sister � temps. La r�gie r�gionale n'a pas encore,
jusqu'ici, fait appel � d'autres m�decins de l'ext�rieur de la
r�gion.
Si le Dr Loranger se dit aujourd'hui satisfait de son sort,
il persiste � croire que la loi d'exception n'est pas le bon moyen pour
s'assurer que les urgences demeurent ouvertes. ��a prouve qu'une loi comme
celle-l�, appliqu�e par des fonctionnaires, ce n'est pas simple et que les
fonctionnaires de la r�gie ne sont pas toujours au fait de ce qui se passe
r�ellement dans les urgences au Qu�bec, a-t-il dit. Et ce que je trouve
triste, c'est que ce sont encore les r�gions qui perdent
l�-dedans.�
;'ira pas à Jonquière_files/envoyer.gif) ;'ira pas à Jonquière_files/imprimer.gif) ;'ira pas à Jonquière_files/retour1.gif)
|