LE REMUQ    ****************

Un groupe de "collabos" ..."t�l�guid� de Qu�bec" !!??.. Du moins, c'est ce 
que laisserait entendre au sujet du REMUQ le bon docteur Rodrigue de la FMOQ 
� qui nous envoyons pourtant nos sous g�n�reusement chaque ann�e, pr�lev�s 
automatiquement sur nos revenus de la RAMQ... Grand bien lui fasse!

Il faut croire que la cr�ation du REMUQ, le regroupement des m�decins 
d'urgence du Qu�bec mardi dernier a secou� beaucoup de monde, FMOQ & 
gouvernement compris, quand on regarde les �v�nements avec un peu de recul.

En effet, ce nouveau regroupement syndical a marqu� un tournant d�cisif  
dans la campagne des m�decins d'urgence contre la loi 114 et l'atteinte aux 
droits civils et professionnels des m�decins. Non seulement , il a exprim� 
haut et fort l'exasp�ration de ceux et celles qui sont au front  mais il a 
aussi ouvert une br�che profonde dans la strat�gie gouvernementale.

N'�tant pas d�sign� de fa�on explicite par la loi 114, il n'est pas musel�, 
baillonn� et �mascul� comme le sont nos f�d�rations. Il peut assur�ment �tre 
le v�hicule des revendications et justes repr�sentations des "urgentologues" 
qui ont vu leurs libert�s fondamentales bafou�es en raison de la loi 
d'exception.

Cette cause juste a �t� entendue d'un bout � l'autre du pays et nous vaut un 
afflux r�gulier  de correspondances et de supports. La secousse n'est 
�videmment pas pass� inaper�ue � Qu�bec.

D�s le lendemain, le discours minist�riel a chang�. Le bureau de l'attach� 
politique du ministre m'a t�l�phon� pour m'assurer que le ministre avait 
bien pris personnellement connaissance de ma lettre du 23 septembre ( 
reproduite en bas de page) et les pr�sidents de l' AMUQ, de l'ASMUQ et du 
REMUQ ( oui oui... le groupuscule t�l�guid� de Qu�bec..dixit Rodrigue) ont 
�t� invit�s � une rencontre de travail avec le ministre mardi matin le 1 
octobre au bureau du cabinet de Montr�al

Le m�me jour, le sous-ministre Pierre Gabri�le a contact� le Dr Raynald 
Dutil pour l'informer qu'il serait pr�t � laisser tomber les contrats de 
disponibilit� des m�decins si on r�ussit � assurer la couverture en salle 
d'urgence... voir le lien ci-dessous...


       TITRE DE LA PAGE
       Radio-Canada.ca - Nouvelles: Renald Dutil dans l'embarras

       ADRESSE DE LA PAGE
       http://radio-canada.ca/util/postier/suggerer-go.asp?nID=129606
       (cliquez sur l'adresse ci-dessus ou copiez-la dans votre navigateur)


Donc... en 2 jours...d�veloppements majeurs ..non seulement pour les 
m�decins d'urgence mais aussi pour l'ensemble de la professsion m�dicale du 
Qu�bec qui se voit lib�r�e de la menace des contrats!.... Serait-ce l� 
l'impact  des pages publicitaires de la FMSQ?...ou des r�unions de la FMOQ? 
ou plut�t de la prise de position ferme des m�decins d'urgence qui en 
refusant de se laisser manipuler ont marqu� la fin de la r�cr�ation?

Imaginez maintenant l'impact d'un regroupement de m�decins d'urgence fort de 
700-800 membres....non baillonn�s et pr�ts � d�fendre leurs droits civils et 
leurs libert�s....  Alors, � vous de joindre ceux et celles qui ont le 
courage de s'affirmer..

Pour toutes informations concernant le Remuq.... �crire � Alain Chamoun �: 
[EMAIL PROTECTED]


Luc Bessette

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                              lettre du 23 septembre au ministre Fran�ois 
Legault



2 3 septembre 2002

Monsieur Fran�ois Legault
Ministre de la sant� et des services sociaux
Gouvernement du Qu�bec
Qu�bec


Pour une m�decine responsable


Monsieur le Ministre,

Comme tous mes coll�gues d�urgence, j�ai assist� avec un m�lange d�amusement 
et d�agacement extr�me au vaudeville entourant l�application de votre loi 
visant la prestation continue de services m�dicaux d'urgence.

Le cafouillage de vos fonctionnaires et l�ineptie de recruter in extremis le 
chef d�une urgence majeure de Qu�bec pour travailler � traiter des cas 
mineurs � la salle d�urgence de Jonqui�re laisse effectivement pantois!

Mais, comment aurait-il pu en  �tre autrement? Vous vous �tes pi�g� 
vous-m�me en souscrivant � la dynamique qui r�gne au sein de la FMOQ. Ce 
syndicat constitu� majoritairement de membres qui ne font pas de pratique 
hospitali�re, attaqu� par la perspective de n�gociation de contrats de 
pratique, n��tait tout de m�me pas pour vous faire la vie belle!

En laissant au chef  du d�partement r�gional de m�decine g�n�rale d�une 
r�gie r�gionale le soin de d�terminer si un coll�gue omnipraticien est apte 
ou non � exercer en m�decine d�urgence, vous vous exposiez � la complaisance 
de ce dernier. Pourrait-on expliquer autrement les refus syst�matiques  des 
m�decins de la r�gie r�gionale du Saguenay � pr�ter main forte en salle 
d�urgence sous pr�texte d�inaptitude?

Aussi, ce qui devait arriver arriva! Incapable de d�terminer qui est apte ou 
non � oeuvrer en salle d�urgence, vos fonctionnaires ont assign� ceux qui le 
font d�j� � temps plein! On a ainsi conscrit hors r�gion des m�decins 
d�urgence non seulement surcharg�s mais aussi utilis�s par leur f�d�ration 
comme fantassins d�une guerre qu�ils n�ont jamais souhait�e.

Les m�decins d�urgence savent que, avec un budget de 17,5 milliards de 
dollars d�volus � la sant�, la population du Qu�bec a s�rement droit � la 
pleine accessibilit� � des soins d�urgence de qualit� en tous temps .

Nous comprenons aussi que votre gouvernement ait r�agi au d�c�s d�un homme 
d�une cinquantaine d�ann�es qui aurait possiblement pu  �tre sauv�., n�eut 
�t� de la fermeture d�une salle d�urgence � Shawinigan, � quelques minutes 
de chez lui.  Ce d�c�s survenu moins de 2 ans apr�s un autre d�c�s dans des 
circonstances quasi identiques  � Grand-M�re aurait pu �tre pr�venu si les 
recommandations du coroner  Andr� Trahan avaient �t� retenues.  Il y 
exhortait sp�cifiquement la R�gie r�gionale de Mauricie, la FMOQ et 
l�Association r�gionale des m�decins omnipraticiens de la Mauricie � 
maintenir ouverte la salle d�urgence.

Cela devait �tre effectivement le mandat social de la FMOQ, guarant du 
privil�ge de repr�sentativit� exclusive que vous lui accordez. Toutefois, il 
est devenu  apparent que c�est l� un mandat qu�elle ne sait plus respecter 
faute de pouvoir adopter des profils de pratique et des politiques de 
r�mun�ration aptes � retenir et recruter des m�decins d�urgence sans l�ser 
la majorit� de ses autres membres.

Dans cette perspective, monsieur le ministre, ne serait-il pas plus 
constructif d�adopter une approche non coercitive et structurante? Plut�t 
que de surcharger encore les m�decins d�urgence � temps plein, ne serait-il 
pas plus sage de leur accorder un statut de repr�sentativit� qui leur serait 
propre?

Ainsi lib�r�s du carcan d�une f�d�ration qui les sert bien mal, les m�decins 
d�urgence pourraient enfin n�gocier des conditions de pratique aptes � 
assurer recrutement et r�tention d�effectifs.  Et forts d�effectifs 
dor�navant motiv�s et plus nombreux, un regroupement de m�decins d�urgence 
pourrait enfin assumer le mandat social de l�accessibilit� guarantie aux 
salles d�urgence.

Tous y gagneraient: le public, l�image de votre minist�re et peut-�tre m�me 
les f�d�rations m�dicales existantes  si les contrats obligatoires 
deviennent superflus.

Vous avez tous pouvoirs pour permettre enfin l��mergence d�une dynamique 
gagnante.

� vous de la r�aliser.



Mes hommages,



Luc Bessette, M.D.


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