Mer�i Luc
pour ton analyse factuelle imp�cable. Je partage ton sentiment d'injustice, c'a prend du font tout le tour de la t�te une manque d'autocritique r�voltant de la part des administrateurs de notre syst�me de sant�. Le tout doubl� de m�canismes de manipulations des plus primaire pour tenter de convaincre la population que le m�decins sont responsable de la situation.
Le choix d'inaction des administrateurs est leur d�cision et ils sont responsable des cons�quences. Il est clair maintenat qu'il ont tent� de r�parer une erreur en rejetant la faute sur les m�decins se faisant ils ont aggrav� leur erreur. Quand on r�pare une erreur par une erreur on s'enfonce.
Mais l� ou l'injustice s'aggrave c'est quand on se rend bien compte de l'�ffet catastrophique de la deuxi�me erreur.
 
Une crise de ressources humaine m�dicale. Nous n'avions pas besoin de cel�. Cela se produit quand on prend une d�cision qui d�truit le climat de relation empoyeur employ�, quand le sentiment de valorisation dans l'exercise du travail devient absent voire n�gatif. Le ministre a coul� son cour de relation de travail 101. Il n'est pas digne du PQ.
 
Pour r�parer son erreur et surtout �viter que le ministre Legault soit pris comme mod�le de style de gestion  par nos administarteurs il devrait avoir l'honnetet� et le courage de d�missionner.
Dire qu'il ajoute l'injure � l'insulte en annoncant qu'il aidera les administrateur � se perfectionner... Souhaitons qu'il ne soit pas impliqu� dans la formation aux cadres.
Sur le bulletin Legault je met un �chec comme note de performance, echec en int�grit�, echec en �thique, �chec en jugement de gestions, �chec en leadership,comme il est imputable des dommages caus� � la soci�t� qu�becoise. Il devrair d�missioner de lui m�me.

Apr�s la contestation de la loi 114 qui est maintenant d�pos� devant les tribunaux.
La d�misiion du ministre.
Je crois que l'on peut demander � lOmbudsman d'appuyer une demande d'enqu�te.
 
Je comprend qu'on puisse prendre les nerfs
 
Pigaro
 
 
----- Original Message -----
From: "Luc Bessette" <[EMAIL PROTECTED]>
To: "URG-L Mailing List" <[EMAIL PROTECTED]>
Sent: Monday, October 07, 2002 8:15 AM
Subject: URG-L: Mea culpa, transparence et commission d'enqu�te

> ....Puisque le serveur de urg-l semble avoir �t� en panne, je r�-exp�die ce
> message qui ne semble pas avoir �t� re�u par l,ensemble des abonn�s de urg-l
>
>
> Mea culpa
>
>
> Premi�rement, je tiens � pr�senter mes excuses � tous ceux  que j'ai choqu�
> par l'envoi de mon courriel "remettre les pendules � l'heure". Un clic
> malheureux de souris et ce texte, qui n'aurait d� �tre communiqu� qu'aux
> seuls membres du CA de l'AMUQ, s'est retrouv� sur urg-l. Toutefois, puisqu'�
> certaines choses malheur est bon, cela me permet de faire oeuvre de
> transparence.
>
> Deuxi�mement, je tiens � pr�ciser qu'il ne s'agissait en aucun cas d'une
> attaque contre la personne de Claude Rivard. Claude est un m�decin d�vou�,
> int�gre et passionn� qui croit sinc�rement faire pour le mieux.  Non, mon
> attaque visait certaines id�es ou "pistes de solution" de Claude qui
> m'apparaissent inappropri�es, pernicieuses voire m�me dangereuses � long
> terme.
>
> Oui, j'ai "pris les nerfs"!... J'ai pris les nerfs car il y a eu mort
> d'hommes!  J'ai pris les nerfs car il y a eu limitations des droits
> individuels des miens. J'ai pris les nerfs parce que tout cela aurait d�
> �tre �vit�. J'ai pris les nerfs car je ne veux pas qu'on balaie tout cela
> sous le tapis en pensant faire pour le mieux. J'ai pris les nerfs parce que
> je ne veux pas qu'un homme soit mort pour rien et que je ne veux surtout pas
> que pareille situation se repr�sente � nouveau dans quelques mois!
>
> Pour tous ceux que cela indiff�re, jetez ce message � la poubelle; pour les
> autres, je me permets d'expliquer.
>
>
>
> Rappel des �v�nements:
>
>
>
> 1)  Le 31 juillet 2000,  monsieur Jean-Guy Bacon d�c�dait d'une arythmie
> cardiaque maligne durant son transport de Grand-M�re � l'h�pital de
> Trois-Rivi�res puisque la salle d'urgence de Grand-M�re �tait ferm�e en
> raison d'une p�nurie de m�decins.
>
>      Dans son rapport, le coroner Trahan exhorte la R�gie r�gionale de
> Mauricie ( une cr�ature du MSSS), l'Association des m�decins omnipraticiens
> de Mauricie et la F�d�ration des M�decins Omnipraticiens du Qu�bec de
> prendre " toutes les mesures n�cessaires... pour �viter la fermeture des
> urgences des h�pitaux"
>
>     (voir
>
http://www.cyberpresse.ca/reseau/actualites/0107/act_101070001127.html )
>
>      Le rapport du coroner Trahan a �t� remis vers le 14 mai 2001.
>
> 2) Or, en mai 2001, l'h�pital du Sacr�-Coeur de Montr�al, le centre de
> r�f�rence en traumatologie de la m�tropole qu�b�coise, annon�ait qu'il
> devrait possiblement fermer sa salle d'urgence une semaine sur deux faute de
> disponibilit� de m�decins d'urgence.
>
>     Le MSSS dut permettre � l'h�pital de violer la loi de la sant� et des
> services sociaux et celle de la r�gie de l'assurance-maladie afin qu'il
> puisse recruter des m�decins d�panneurs � qui il versait des primes
> ill�gales en surplus des honoraires n�goci�s avec la FMOQ!
>
>    Pour beaucoup, il s'agissait l� d'un maquillage d'un probl�me de fond
> grave, � savoir la p�nurie de m�decins pratiquant en salle d'urgence en
> raison de conditions de travail nettement d�favorables. Puisque leur
> syndicat ne voulait pas intervenir pour demander aux tribunaux de faire
> respecter l'entente, des m�decins d'urgence s'appr�taient en ao�t 2001 �
> demander au tribunal de forcer le ministre � faire respecter sa loi. Mis au
> fait de cette situation intenable, le ministre vira capot, fit cesser les
> primes ill�gales � la fin de l'�t� et promit publiquement une enqu�te sur le
> versement d'avantages directs ou indirects par les �tablissements ou r�gies
> r�gionales.
>
> 3) L'enqu�te eut lieu. D'un commun accord, le MSSS et les F�d�rations
> m�dicales d�cid�rent de ne pas rendre public les r�sultats de cette enqu�te
> pourtant promise publiquement!.... Pourquoi?
>
> 4) De septembre 2001 � mai 2002, le MSSS et la FMOQ n'ont n�goci� aucune
> entente qui permette de rem�dier structurellement � la p�nurie de m�decins
> travaillant en salle d'urgence.
>
> 5) En mai 2002, l'h�pital de Shawinigan annonce que, en raison d'une p�nurie
> de m�decins, la salle d'urgence devra �tre ferm�e la nuit au cours de
> l'�t�!... Toujours pas de n�go effective entre le MSSS et la FMOQ...
>
> 6) Le 20 juin 2002, Claude Dufresne meurt dans des circonstances identiques
> � celles de Jean-Guy Bacon lors du transport entre Shawinigan et
> Trois-Rivi�res. Copie conforme des circonstances du premier d�c�s, toujours
> en Mauricie, mais � Shawinigan cette fois. La crainte du coroner Trahan
> s'av�re maintenant  tragique r�alit�.
>
> 7) Le 24 juillet, lors d'une rencontre de derni�re chance avec le premier
> ministre, la FMOQ s'avoue incapable d'assurer pouvoir remplir sles quarts de
> garde � Shawinigan. Le MSSS y voit une rupture du mandat social primordial
> de la FMOQ, soit l'assistance � personne en danger  via la garde en salle
> d'urgence.
>
> 8) Le 25 juillet, l'Assembl�e nationale vote sur division une loi sp�ciale
> qui limite les droits et libert�s des seuls m�decins ayant pratiqu� en salle
> d'urgence au cours des 4 derni�res ann�es pour les forcer � travailler plus
> sous peine de fortes amendes!
>
> Aberrant! On ne peut tout de m�me pas gouverner, se vouloir cr�dible et
> avoir comme politique de ne pas faire respecter la loi une ann�e pour
> ensuite, apr�s avoir jou� � l'autruche pendant 10 mois , imposer une loi
> sp�ciale d'urgence en guise de r�m�de � une situation de p�nuries
> d'effectifs d�j� connue depuis un an!
>
>
> Commission d'enqu�te
>
>
> Cette loi est �videmment ex�crable. Elle promulgue une liste de citoyens
> r�quisitiionnables puis le travail obligatoire pour ceux qui y sont list�s
> mais qui d�j� oeuvrent dans des conditions difficiles. Certes, ce n'est pas
> l'�toile jaune ni le camp de travail mais c'est quand m�me une limitation
> des droits et libert�s. Quand on sait que cette catastrophe �tait annonc�e
> depuis plus d'un an et qu'elle est survenue � cause du laxisme, de l'incurie
> et de la n�gligence du MSSS et de la FMOQ � agir, il y a de quoi rager.
>
> Aussi, quand je vois poindre encore et toujours des "solutions" qui ne sont
> que des r�p�titions des conditions particuli�res et/ou primes pour
> contourner les ententes, je fulmine. Quand ces solutions permettraient
> encore au MSSS et � la FMOQ d'enterrer le tout comme si de rien n'�tait, je
> d�sesp�re de la nature humaine.
>
> Claude croit que la FMOQ repentante et maintenant r�solue s'amendera au
> profit de la minorit� d'environ 10% de ses membres qui font de l'urgence
> leur activit� principale. Cela m'appara�t na�f. Pourquoi ne l'a-t-elle pas
> fait depuis mai 2000 ou depuis septembre 2001? N'est-ce pas le Dr Dutil qui
> disait encore ce printemps qu'il �tait oppos� � un regroupement  sp�cifique
> de m�decins d'urgence au sein de la FMOQ?
>
> Seules une am�lioration significative des conditions de travail et une
> r�pr�sentativit� d�cisionnelle des m�decins d'urgence permettra de nous
> soustraire d�finitivement � cette dynamique abusive. Toute autre solution ne
> sera qu'un interm�de o� la population et les m�decins d'urgence seront
> encore bern�s. Au nom de la m�moire de Claude Dufresne, il ne faut pas
> permettre cela.  Au nom de la libert�, il faut  se battre contre cela.
>
> Ou bien, on vit dans une soci�t� d�mocratique o� s'arbitre offre et demande
> et on donne des conditions de travail int�ressantes l� o� la demande est
> forte. Ou bien on limite les droits individuels et on force certains �
> travailler dans des conditions d�sagr�ables quitte, un jour, � penser leur
> enlever le droit au passeport ou m�me � la migration interprovinciale...
> Est-ce l� la soci�t� que l'on veut  transmettre � nos enfants?
>
> En terminant, je ne comprends pas pourquoi il n'y a toujours pas de
> commission d'enqu�te. Il y eu mort d'hommes. L'Assembl�e nationale a jug� la
> situation suffisamment critique pour suspendre certains droits et libert�s
> individuels. On a cach� les r�sultats d'une enqu�te annonc�e publiquement.
> Aussi, je crois qu'il y a suffisamment de motifs valables pour ouvrir une
> enqu�te publique non pas pour bl�mer des individus mais pour �viter qu'on ne
> laisse survenir une autre trag�die.
>
> Je ne reviendrai plus sur ce sujet via urg-l
>
> Merci.
>
> Luc Bessette
>
>

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