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A lire toutes sortes d'articles et de commentaires dans
les divers journaux m�dicaux (dont la r�cente �dition de l'Actualit� M�dicale
qui donne l'exemple d'un doc qui avait d�cid� d'aller pratiquer la m�decine
d'urgence � temps plein � Jonqui�res,et qui a tourn� casaque apr�s les
�v�nements que l'on sait...les exemples comme cela foisonnent,qu'ils soient
clam�s sur la place publique ou tranquillement et discr�tement cogit�s),la
loi 114 aura fait �norm�ment de d�g�ts.
Enorm�mement.Et pas juste � l'urgence.
Combien de m�decins qui avaient consid�r� aller
s'installer en r�gion ne le feront pas par crainte de ne jamais pouvoir en
revenir et de devoir �tre contraints,d'une mani�re ou d'une autre,� en faire
toujours plus?Quelque soient les "assurances" qu'ils recevront � cet
�gard?
Combien de r�sidents en sp�cialit� auront re�u le
choc de leur vie(se voir dire o� aller apr�s dix ans d'�tudes universitaires
et $100 000 piastres de dette...un fou dans un poche?) et se
dirigeront carr�ment ailleurs,sans m�me consid�rer pratiquer au
Qu�bec?
Combien de m�decins ne mettront jamais les pieds �
l'urgence alors qu'ils auraient peut-�tre consid�r� y travailler quelques
ann�es?
La loi 114 nous a ouvert les yeux...rien ne sera plus
pareil apr�s.C'est dommage.Ca a sabot� tellement d'initiative et de bonne
volont� que �a en donne mal au coeur.
Faudrait vraiment que le vent tourne vite pour minimiser
les effets de cet aftershock l�.Tr�s vite.Et encore...pas s�re que �a changera
grand-chose.Le coup d'envoi a �t� donn� pour bien du monde.
C.
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