Title: N�gos en cours
Absolument d'accord avec l'examen pour cas complexe.Ca serait tr�s tr�s int�ressant et �a rendrait aussi plus �quitable la facturation entre les diverses urgences.Urgence plus lourde=plus de cas complexes.
 
Merci de ton feed-back.
 
C.
----- Original Message -----
Sent: Thursday, October 10, 2002 8:30 PM
Subject: URG-L: N�gos en cours

                       Suite aux messages parus derni�rement sur urg-l, il m'appara�t important de clarifier mon      
                        r�le dans l�imbroglio actuel.

J�ai �t� sugg�r� par l�AMUQ comme conseiller � la FMOQ pour le comit� de r�vision de la nomenclature il y a plus d�un an.  Le mandat de ce comit� est de tenter d�introduire une nouvelle nomenclature pour l�urgence qui permettrait de mieux repr�senter le travail qui s�y fait. J�ai d�ailleurs consult� la liste urg-l et ma propre liste des contacts dans les urgences (75 contacts) pour me permettre de pouvoir faire un travail plus ad�quat.  Vous saviez donc tous ce qui est sur la table depuis des mois, pour ce qui est des mots en tout cas.

J�ai tent� de prendre en consid�ration toutes les suggestions des m�decins d�urgence m�ayant donn� leur avis et j�ai aussi utilis� les guides de facturation de l�Ontario, du Nouveau-Brunswick et de l�Alberta sur les d�finitions. J�ai travaill� sur ce dossier depuis plus d�un an avec les Drs St�phane Poulin et Michel Desrosiers, m�decins d�urgence et le Dr Hugues Bergeron, directeur des affaires professionnelles � la FMOQ. Nous avions par ailleurs r�guli�rement des rencontres avec les n�gociateurs du MSSS pour permettre tout ajustement susceptible d�influencer la partie mon�taire de cette n�gociation. Ce travail �tait important, un mot mal plac� dans le libell� pouvait porter � confusion et aurait des cons�quences sur les montants allou�s aux actes et examens d�crits. Il est de l�exp�rience des n�gociateurs que toute entente travaill�e ad�quatement est comme un bon vin, bien m�r et vieilli, il ne laisse pas de go�t amer � personne quand on y go�te!

Le r�sultat de nos efforts vous est d�j� en partie connu car il vous fut envoy� il y a plus de huit mois (en grande partie).  Nous n�avons pas eu de rencontres cet �t�, ce qui explique mon relatif silence � ce sujet, mais le travail d�j� fait �tait important.  Le passage de la loi 114 et les probl�mes qui nous sont amen�s avec cette loi a rapidement interpell� tous les m�decins du comit� car il devenait important d�arriver � un terrain d�entente pour la nouvelle nomenclature sur laquelle les majorations seraient demand�es.

Les changements importants de cette nouvelle nomenclature sont:
-Disparition de l�examen complet majeur � l�urgence.
-Disparition de l�examen psychiatrique complet majeur � l�urgence.
-Apparition d�un nouvel examen, l�intervention en situation complexe. Cette intervention est d�finie comme l��valuation et le traitement n�cessitant une �valuation extensive en raison de la complexit� de l��tat de sant� du patient et/ou de son contexte social (ex: perte d�autonomie, intoxication m�dicamenteuse, arythmies stables, IAM ou ACV.  Cet intervention comprend le temps pass� avec des tiers du patient pour aider � la r�solution du cas.
-R�animation applicable pour les cas d�arr�ts cardiaques, de coma, de choc (toutes causes) ou de convulsions actives. Le polytrauma avec choc entre dans cette cat�gorie.
-Reconnaissance des examens gyn�co et ophtalmo comme examens complets.

Il a �t� sugg�r� de modifier la semaine de calcul pour la banque de forfaits pour la faire terminer le jeudi soir au lieu du samedi soir comme c'est le cas actuellement. Ceci donnerait plus de temps pour une concertation entre
m�decins � l'int�rieur d�une urgence avant la date de coupure de la facturation le lundi � 17h00, de fa�on � �viter les d�passements ou pour maximiser l'utilisation de la banque de forfaits disponibles.

Nous aimerions savoir si les m�decins qui travaillent dans les urgences � forfaits sont d�accord avec ce changement? R�pondre personnellement SVP.

La FMOQ est actuellement en train de n�gocier des majorations touchant les examens, actes et forfaits applicables � l�urgence seulement.  Je suis, avec d�autres m�decins, un conseiller sur le plateau technique de l�urgence.  Il existe d�autres plateaux techniques touchant les AMP, les GMF, l�anesth�sie et les soins intensifs (entre autres).  Je dois vous dire que dans un cadre de n�gos o� une �petite� augmentation de 5% se traduit par $2.5 millions de plus, on doit marcher sur des oeufs tout le temps...et les mettre dans les bons paniers!

Tout le travail fait par les diff�rents plateaux techniques est achemin� � la table de n�gociations o� se font les n�gociations principales et ce quotidiennement.

Vous comprendrez que l��quipe de la FMOQ est actuellement en train de faire ses demandes et que les n�gociations en cours auront des implications importantes pour la pratique de l�urgence au Qu�bec dans les mois � venir.  Nous n�avons, pour l�instant, AUCUNS chiffres confirm�s actuellement et sommes en n�gociations actives qui pourraient impliquer encore plusieurs jours de r�unions et rencontres.  On verra ce que le gouvernement est pr�t � mettre sur la table pour les urgences...seulement quand il nous le dira...et il va falloir ensuite leur r�pondre!

Je suis �absent� de la liste parce que pr�sent aux n�gociations actuellement en cours, en plus de me taper mes gardes d�urgence et de voir mes ptits vieux et d�prim�s au bureau.  ï¿½tant aussi p�re de 3 ados, je consid�re que j�ai le droit d�avoir un semblant de vie de famille pour le temps qu�il me reste dans une journ�e.  Le reste du temps...je pense que je travaille pour bonifier ma profession qui est aussi la v�tre.

Merci de votre compr�hension.

D�un gars qui, comme beaucoup ces temps-ci...ne dort pas beaucoup!

Claude Rivard, md
[EMAIL PROTECTED]

P.S. Je suis d�accord pour que l�on se penche ensuite sur les conditions de travail dans les urgences.  De lire qu�une urgence de Sudbury re�oit 65,000 visites avec 22 civi�res me fait saliver un peu beaucoup.  On a des le�ons � aller chercher l� et il faudra le faire ensemble si on veut que le MSSS mette les fonds n�cessaires aux bons endroits.

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