Pour Nantes et son agglom�ration, il y a bien pour 750000 habitants, sur un p�rim�tre de 30 kms environ, un seul service d'accueil des urgences (SAU). Un mot d'histoire: en 1984, s'ouvrait � Nantes un nouvel �tablissement hospitalier au sein du CHU, situ� � 12 kms de l'existant. Fallait-il y ouvrir un autre SAU? La r�ponse a �t� non, sur deux arguments: 1 m�dical: la communaut� m�dicale pouvait-elle assurer le doublement de ses moyens humains et techniques : chirurgiens osseux, visc�raux, radiologues, biologistes, cardiogie.... sur H24 ? 2 �conomiques: pouvait-on assurer un financement p�renne de deux structures H24 ? la r�ponse a �t� non � ces deux questions, le choix devant porter sur un renforcement du SAU existant et de r�organiser l'�tablissement o� �tait le SAU existant, en y mettant les services d'aval et les sp�cialistes les plus indispensables au fonctionnement continu du SAU: neurotraumatologie, chirurgie osseuse.... C'est ce qui a �t� fait et r�ussi, � une r�serve pr�s: l'USI cardio et la cardiologie interventionnelle sont dans l'autre �tablissement car s'y trouve aussi la chir cardiaque, la pneumologie et que leurs liens avec ces sp�cialistes sont plus forts qu'avec le SAU et que l'USI s'engageait � prendre directement les patients avec Sd coronarien aigu identifi�s (en particulier par le SMUR) et qu'une liaison tel et de transmission de l'ECG �tait �tablie entre l'USI et le SAU, avec efficience. Ce qui globalement est le cas. Le SAU a re�u en 2001 92000 patients qui � 80% habitent dans ce p�rim�tre (fonction d'h�pital de proximit�). Sur les 20% restants, 12-13% proviennent du reste du d�partement ( o� se situe un autre SAU qui draine sur une population de 250000 habitants -350000 en juillet-aout- mais toutes les sp�cialit�s ne sont pas repr�sent�es dans l'�tablissement o� il est situ�) et 7-8%, hors d�partement: fonction de CHU de r�f�rence. Les 92000 patients se d�composent en 22000 enfants et 70000 adultes (�ge >15 ans): 33000 traumatis�s (seulement 14% sont hospitalis�s) et 37000 non traumatis�s (60% hospitalis�s) En projet, la cr�ation � Nantes agglom�ration d'une Unit� de Proximit� d'Accueil, de Traitement et d'Orientation des Urgences (UPATOU dans notre jargon) - octobre 2003- adoss�e � une structure hospitali�re priv�e, dont le plateau technique est limit�, mais o� il y a des chirurgiens osseux et visc�raux et un plateau de cardiologie interventionnelle, d'endoscopie digestive.... On verra ce qu'ils admettent : le tout venant ? du selectionn� ? ( c'est bizarre, je ne vois trop quelle typologie de patients). L'objectif affich�: d�sengorger le SAU ( Ah bon ! ). Pour r�sumer: certes aller vers une concentration des moyens humains et techniques mais en tenant compte de l'�loignement g�ographique mais surtout des facilit�s d'acc�s au SAU (autoroutes, neige: � Nantes, il doit neiger une fois tous les 5 ans). Si une structure d'urgence est affich�e : quel niveau d'urgence peut-elle assurer, jusqu'� quel niveau de prise en charge et avec quels moyens humains et techniques? et en tenant compte du niveau de l'envirronement extra hospitalier: 1 une tendance lourde se fait jour en FRance: le d�sengagement de la m�decine g�n�rale (=de famille) de la permanence des soins et de l'activit� non programm�e et non programmable, ce qui est un des facteurs les plus lourds de l'accroissement des admissions dans les services d'urgence ( 5 % par an). Cette augmentation ne porte pas sur les patients avec signes de gravit� (ETG 1 et 2) mais sur les ETG 3, 4 et 5. 2. la m�dicalisation pr�hospitali�re par le SMUR. Pour celui de notre CHU, 50% de son activit� porte sur la cardiologie. Soit ils r�alisent la fibrinolyse en pr�hospitalier, soit ils posent l'indication de l'angioplastie (protocole commun avec les cardiologues), le patient �tant soit hospitalis� directement dans l'USI, soit conduit directement sur la table d'angioplastie, qui sont activ�es par le m�decin r�gulateur du SAMU. Ces patients court-circuitent le SAU. R�sultat: il n'y est fait pas plus de 10 fibrinolyses par an. Par contre, son recrutement "coronarien" est fait d'infarctus atypiques. Deuxi�me exemple: les polytraumatis�s: leur prise en charge pr� hospitali�re est assimil�e � la prise en charge dans la salle du SAU. Ils sont admis directement dans une salle du BO qui est en communication avec la salle de radiologie ( osseuse, vasculeire, TDM...). Ces patients aussi court-cicuitent le SAU. Autres exemples: les Intoxications massives sont conditionn�es elles aussi en pr�hospitalier et admises (en principe: lit disponible ?) directement en R�animation, les brul�s admis conditionn�s en pr�hospitalier, admis directement au BO. Alors que le nombre d'appels au Centre 15 par la population pour un motif qu'elle per�oit commme urgent augmente de plus de 10%par an en France, le nombre de prises en charge r�animatoire reste stable ( 600000/an), ce qui d�montre l'efficacit� de la r�gulation m�dicale et une nouvelle mission attribu�e aux centres 15: conseil telephonique, envoi d'une ambulance, envoi d'un m�decin g�n�raliste urgentiste. Les deux probl�mes en France sont donc: 1. comment assurer la permanence des soins en dehors de l'h�pital, face au d�sengagement de la m�decine g�n�rale, en �vitant que le service d'urgence ne soit plus que le seul recours � H24 ? 2. comment d�sengorger les services d'urgence, dont la cause principale est l'inadaptation de nos hopitaux organis�s autour du programm� et du patient avec atteinte d'un seul organe ( orgnisation verticale par sp�cialit� d'organe), alors que la population vieillit et est polypathologique ou est porteuse d'une pathologie chronique dominante d'un seul organe (exemple: le coeur) qui se d�compense (exemple: OAP) et n'int�resse plus les sp�cialistes de l'organe ( exemple en cardiologie : il a d�j� eu son �cho, il ne r�clame aucun geste interventionnel..que pourrait-on lui apporter en plus ?..) dont l'activit� est centr�e sur le noyau dur de leur sp�cialit� ( exemple: le Sd coro aigu ( � condition que l'angor instable ne soit pas en m�me temps insulino-d�pendant), les troubles du rythme, et les cardiopathies � 5 pattes). D Baron P�le Urgence CHU Nantes France
"Alain Vadeboncoeur" <[EMAIL PROTECTED]>@urgences.ca le 10/10/2002 15:38:08 Veuillez r�pondre � [EMAIL PROTECTED] Envoy� par : [EMAIL PROTECTED] Pour : [EMAIL PROTECTED] (URG-L Mailing List) cc : Objet : URG-L: Question aux francais Bonjour Il est bien exact de dire q�'� Lyon, on retrouve 2 sites d'urgences pour un bassin de 1 200 000 personnes et qu'� Nantes, c'est un site pour 750 000? Merci Alain Vadeboncoeur
