La premi�re condition de travail...est de ne pas �tre seul � assurer la 
garde provinciale... sinon gare � l'�puisement et au devoir d'ubiquit�...

Donc, il faut �tre plus nombreux .. � vouloit travailler de nuit, de fin de 
semaine ou de jour f�ri�...dans des conditions actuellement d�sagr�ables..et 
qui ne changeront pas du tout au tout dans un mois ou deux ou m�me un an ou 
deux...

�videmment, on pourrait penser � des jardins de verdure, de petites 
fontaines, de la musique subliminale, du personnel toujours souriant et 
avenant, des patients qui toujours nous complimentent malgr� l'attente, des 
sp�cialistes qui s'acharnent � vouloir faire nos consultations d�s que 
demand�es, un labo et de l'imagerie disponible sur le champ... et, quii 
sait?, ... un jacuzzi avec le c�ble dans la chambre de garde...

En attendant, je trouve plut�t saugrenu tout ce discours quand on sait que 
le MSSS et Sacr�-Coeur ont gard� l'urgence ouverte l'�t� 2001 avec des 
primes, que des primes sont pay�es ou ont �t� pay�es � de multiples niveaux 
dans le r�seau, que l'on escamote et m�me cache cette donn�e...

Alors, je veux la vertu mais je veux sutout le r�alisme.... il faut retenir 
et recruter des effectifs � court terme... sinon une autre crise plus 
importante surviendra sous peu...

LB

>From: Pierre Beaupre <[EMAIL PROTECTED]>
>Reply-To: [EMAIL PROTECTED]
>To: [EMAIL PROTECTED] (URG-L Mailing List)
>Subject: URG-L: Regardez si c'est fin...
>Date: Thu, 10 Oct 2002 23:16:21 -0400
>
>Re: URG-L: Regardez si c'est fin...Tout � fait d'accord avec Michel.
>Et j'ajoute:
>
>Sans nier le besoin �vident d'am�liorer la r�mun�ration (je suis pas 
>compl�tement maso quand m�me), je trouve dommage que les conditions de 
>travail soient pour ainsi dire exclues des discussions actuelles. Cela 
>prendra encore combien de crises dans les urgences pour que l'on s'y 
>attarde un tant soit peu. Surtout que c'est � peu pr�s le seul point sur 
>lequel on pourrait avoir un appui tangible de la population qui ne nous 
>plaind pas tellement sur le plan salarial, mais qui a � consulter et 
>parfois s�journer dans nos urgences d�bord�es.
>
>Le danger actuellement, c'est de jouer la fille de Michel de l'autre jour 
>et de dire que l'on peut en faire plus si on y met le prix.
>
>Il est reconnu que les m�decins d'urgence ont une tol�rance au risque plus 
>�lev�e que la majorit� de leurs confr�res, ainsi qu'une vessie plus 
>�lastique et un estomac plus contractile. Lorsque l'on s'interroge sur la 
>d�sertion des urgences, il ne faut pas questionner les m�decins qui font 
>encore de l'urgence et qui acceptent ce niveau de risque, il faut 
>questionner ceux qui ont cess� de faire de l'urgence. C'est alors que l'on 
>d�couvre qu'outre les horaires tr�s ingrats, plusieurs bons m�decins 
>n'�taient tout simplement plus capable de supporter la pression. Sans 
>compter qu'en vieillissant, la vessie se contracte, l'estomac se dilate, et 
>que le coeur risque de s'ass�cher si la conscience ne se pose jamais de 
>questions.
>
>C�t� r�mun�ration, dans des conditions de travail normales, avec le temps 
>de manger, satisfaires les autres besoins de base, etc. je pr�f�re de loin 
>travailler de jour � l'urgence et r�f�rer mes cas de d�pression au psy que 
>d'avoir � suivre le d�prim� au bureau. J'accepterais une r�mun�ration 
>comparable au m�decin de bureau (ou de SRV, mais c'est peut-�tre ce dernier 
>qui devrait �tre coup� pour mieux r�partir la masse). Demander une 
>r�mun�ration sup�rieure sous pr�texte que nos conditions de travail sont 
>"d�gueulasses" est de se tirer une balle dans la t�te et accepter ces 
>conditions � vie.
>
>Les heures ingrates (soir pass� 20:00, nuits, fins de semaines, f�ri�s) 
>devraient subir une majoration importante. No�l devrait �tre r�mun�r� � au 
>moins 150%. Les pourcentages de majoration devraient s'appliquer autant aux 
>forfaits qu'aux actes.
>
>Ainsi, on ne sortirait pas n�cessairement les m�decins des bureaux de 
>consultation le jour, mais inciterait certains � faire un petit plus, 
>r�parti sur une plus grande masse.
>
>La r�mun�ration globale du m�decin d'urgence serait am�lior�e de fa�on 
>significative et comp�titive.
>
>Les forfaits est la seule mesure jusqu'� maintenant qui a permis aux 
>urgences lourdes de s'approcher des urgences � haut d�bit au niveau de leur 
>r�mun�ration. Et quand je dis approcher, on est encore loin de l'�quilibre. 
>Favoriser la r�mun�ration � l'acte pur en augmentant uniquement les tarifs 
>des actes est revenir pr�s de 10 ans en arri�re � mon avis et faire fuir 
>d'autres m�decins des urgences lourdes. Si on bonifie le tarif de l'acte 
>d'un certain pourcentage, il faudrait bonifier les forfaits du m�me 
>pourcentage, ou ne bonifier carr�ment que les forfaits.
>
>Il faut aussi s'attaquer aux restrictions pu�riles dans le nombre de 
>forfaits que n'ont pas � vivre les m�decins de SRV ou d'urgences uniquement 
>� l'acte.  Il existe d'autres moyens de s'assurer que les heures charg�es 
>ont �t� travaill�es, comme la RAMQ peut v�rifier si vous avez vraiment vu 
>les patients que vous facturez. Les m�decins en sant� publique, CLSC, etc. 
>travaillent � l'heure et n'ont pas en g�n�ral des limitations similaires.
>
>Les PREM doivent aussi �tre revus. Il arrive parfois que 2 m�decins 
>accepteraient d'effectuer une demi-t�che, mais que l'on en trouve aucun 
>pour une t�che compl�te. Comme n'en prendre qu'un seul � demi-temps occupe 
>un poste complet, on se prive souvent de bons candidats.
>
>Je vais me coucher.
>
>Pierre Beaupr�
>
>
>----- Original Message -----
>   From: Michael Garner
>   To: URG-L Mailing List
>   Sent: Thursday, October 10, 2002 11:44 PM
>   Subject: URG-L: Regardez si c'est fin...
>
>
>   le 10/10/02 07:08, Catherine Bich � [EMAIL PROTECTED] a �crit :
>
>
>     Bref,conditions de travail et  r�mun�ration.Je pense qu'il y a du 
>travail � faire aux deux chapitres.
>
>     C.
>
>
>   Nous sommes d'accord. Mais, sans l'am�lioration des conditiosn de 
>travail, ce ne seront que des fous, comme toi et moi, et un nombre assez 
>restreint d'autres, qui survivront.
>
>   Je ne connais � peu pr�s personne dans les gros centre Montr�alais qui 
>soit encore � l'urgence apr�s 50 ans. Les causes principales, selon moi 
>sont les conditions de travail et l'intensit� effr�n�e. La premi�re doit 
>�tre corrig�e par des changements de fonds, La seconde par une r�mun�ration 
>qui permette d'attirer des gens, et surtout de se mettre en nombre 
>suffisant pour pouvoir affronter l'assaut ad�quatement
>
>   Michel

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