Voila en effet une bonne partie du probl�me des forfaits... a Trois-rivi�res on a l impression que le comit� paritaire prends pour acquis que les urgentologues sont des fraudeurs... on nous donne les forfaits au compte goutte et il faut justifier svp si par malheur on utilise un forfait suppl�mentaire... exemple pratico-pratique nous avons eu une �pid�mie locale de cas a transferer d urgence a l institut de cardiologie... un m�decin de moins pour le transfert un de plus ( un qui a acccepte) qui vient pour couvrir la garde... le lendemain c est tchernobyl et 12 heures d attentes dans la salle d attente... un volontaire? peut etre y a t il assez de forfaits... non ... on devra faire de la justification encore une fois...Impossible de planifier un horaire fonctionnel car les forfaits ne nous permettent pas de combler les besoins... Est- ce que l on demande des explications aux m�decins de bureau qui facturent un complet a tous les mois pour leur patient hyper-normotendu ?...Autre effet pervers du forfait... recrutement... facile de dire a quelqu un que tu es pret a l accepter dans ton urgence ( et que tu en a de besoin) quand tu ne sais pas si tu auras les forfaits pour le payer...Autre effet pervers... payer un m�decin a 35% de l acte avant impot...Tr�s motivant ... Enfin , je pense que le probl�me de l urgence est justement qu il  n y  a pas de probl�me � l urgence... en effet , c est le seul endroit (du moins en r�gion) ou un patient malade peut etre vu dans un delai raisonnable et obtenir des services... Si l urgence d�borde c est que la premi�re ligne est quasi inexistante et non fonctionnelle ( sutout les soirs,nuits, f�ri�s et fins de semaines...)... La r�mun�ration des urgentologues est un point important MAIS il faut sutout s attaquer aux conditions de travail et peut etre aussi s assurer que le type de l urgence ne soit pas le seul m�decin actif dans une r�gion because on est la fin de semaine....  ALain...--- Original Message -----
Sent: Saturday, October 12, 2002 10:24 AM
Subject: URG-L: R�f. : URG-L: Re: URG-L: Re: URG-L: r�flexions sur la rapidit�

 
 
-------Message original-------
 
Date : 12 octobre, 2002 09:39:59
Sujet : URG-L: Re: URG-L: Re: URG-L: r�flexions sur la rapidit�
 
nous sommes en n�gotiation de forfaits actuellement et je note cependant qu'il n'est pas tr�s facile d'avoir un nombre de forfaits ad�quats de la part du comit� paritaire. Quelle est l'exp�rience des urgences � forfait?
 
Peter Bonneville
CHVO Gatineau
 
 
 
 
Effectivement le forfait et un pourcentage de l'acte est un bon compromis.
Ici � l'urgence de Sainte Anne Des Monts, petite urgence o� le d�bit est variable, il y a parfois un d�bit demandant un second m�decin � l'urgence en renfort.
 
Lors de la n�gociation initiale des forfaits, une demande de forfaits suppl�mentaires pour les p�riodes de crises a �t� faite. Tous les m�decins du CMDP �taient en accord avec des forfaits surnum�raires en p�riode �lev�e d'achalandage . Nous trouvions l�gitime de respecter aussi " la vitesse de croisi�re" de nos m�decins d'urgence, certains plus rapides d'autres moins.
 
Bref, nous avions demand� que ce soit le m�decin � l'urgence qui d�cide s'il avait besoin de renfort car c'est lui qui a la responsabilit� sur le terrrain et non pas "des normes venant de l'ext�rieur, bas�e sur des statistiques et non sur la vraie vie ". Nos forfaits suppl�mentaires ont �t� refus�s.
 
C'est probablement un point o� le b�t blesse dans un tel syst�me, car le m�decin pris seul dans la fosse au lion est moins enclin � faire de l'urgence de fa�on r�guli�re... par contre s'il sait qu'il peut compter sur quelqu'un "quand �a d�rape", il se sent plus en s�curit� et accepte d'en faire beaucoup plus. Dans notre centre pr�sentement, nous comptons sur la bonne volont� de nos m�decins d'urgence pour donner un coup de main suppl�mentaire, �a se passe quand m�me bien.
 
Cependant, s'il y avait une possibilit� de forfaits surajout�s en p�riodes difficiles et que ceux-ci soient d�cid�s selon la capacit� du m�decin � l'urgence, je suis personnellement convaincu, de un : l'urgence serait plus vivable; et de deux : il y aurait plus de m�decins qui voudraient en faire.
 
Je crois donc que c'est une condition essentielle � un tel syst�me, soit de n�gocier � l'avance la possibilit� d'ajouter d'autres forfaits en p�riode de pointes.
 
 
Alain Pelletier
Sainte Anne Des Monts
 
 

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